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Mes conversations avec Claude
Major Robert
PU OTTAWA
13,00 €
Épuisé
EAN :9782760330740
Claude était éminemment habile à converser. Car il écoutait. Il écoutait attentivement et pesamment. Il jaugeait les paroles qu'il entendait, et réfléchissait longuement avant de hasarder une réponse. Si longuement que le narrateur en est perplexe, au début. De toute évidence, il n'était pas de ces gens qui, selon La Bruyère, "parlent un moment avant que d'avoir pensé" . Il y a donc un paradoxe : un livre de conversations avec quelqu'un qui ne parlait guère ! Pourtant, malgré tout, des liens se sont noués. Il y a eu rencontre de ces êtres, qui sont sans doute, au départ tout au moins, un dilemme l'un pour l'autre : d'un côté un quasi analphabète, mais homme sage ; d'autre part un universitaire, littéraire en plus, prolixe par déformation professionnelle... Le livre de dialogues a une longue et vénérable histoire. Il a eu cours, en particulier aux XVIIe et XVIIIe siècles, mais on peut retracer son origine jusqu'aux dialogues platoniques, mettant en scène Socrate et divers interlocuteurs. Certes, ce petit livre n'a pas la prétention de s'insérer dans la prestigieuse série des dialogues illustrée entre autres par Platon, Sénèque, Diderot, Fontenelle, David Hume, voire Marguerite de Navarre ou encore Voltaire, celui-ci sur un mode satirique. Tout simplement, il fait état d'une rencontre. Publié en français
Une économie mondiale hors de ses gonds a plongé une grande partie de l'humanité dans une forme d'esclavage par surendettement des Etats souverains. Le poète et législateur athénien, Solon, voyait déjà dans cette forme d'esclavage pour dette une atteinte fondamentale à la démocratie. Tel l'inconscient, l'économie est structurée comme un langage dont les signifiants traduisent les passions qui l'animent. Si Freud et Lacan, Lyotard et Derrida, sont ici tout particulièrement convoqués, ce n'est pas sans croiser leur pensée avec celle de Marx, Keynes, Bataille, Klossowski, Mauss, Baudrillard, Baudelaire ou Nietzsche. C'est en suivant, de 2008 à 2013, les soubresauts de ce qu'on appelle par euphémisme "la crise économique" que s'est imposée cette mise à jour des forces irrationnelles qui hantent la raison économique, en prenant radicalement en compte les sources pulsionnelles, libidinales, sur lesquelles prennent appui les pouvoirs politiques et financiers pour fabriquer du consentement à une économie de dette, de sacrifice, de cruauté. L'hypothèse privilégiée qui en ressort est celle qui fait reposer l'ultralibéralisme sur un système de croyances - voire sur "un système bancaire fantôme" - qui l'aura conduit à développer en trente ans les symptômes d'une grave maladie auto-immune.
Un notable laisse, à son décès, un manuscrit étonnant, qui plonge dans l'embarras son filleul et liquidateur testamentaire. Que faire de ces essais tout à fait déroutants, qui abordent les sujets les plus disparates, dans une saisie tour à tour iconoclaste, ironique, attendrissante, provocatrice, pédante, farfelue, quelquefois loufoque, sinon risible, le tout tirant à hue et à dia ? Question difficile, et d'autant plus que rien de tout cela ne colle au personnage lui-même, qui semble s'être avancé masqué, écrivant a contrario de tout ce qu'il était. Eloge de la procrastination, vraiment, lui qui était un bourreau de travail ? Ou éloge de la taverne, lui qui n'y est jamais entré ? Sont-ce des éloges, vraiment ? Ces essais ne seraient-ils pas plutôt des facéties, des tours burlesques, à intention ironique, ou carrément des mystifications, permettant à l'auteur de se dérober pour mieux dire ? Une seule chose à faire, finalement : les publier, advienne que pourra.
Un vieux, un jeune ; un conteur, un auditeur ; des heures d'un travail routinier, propice aux histoires et aux réflexions. La table est mise pour ces courts essais anecdotiques. Que peut bien raconter le concierge d'un évêché, dans le Témiscamingue ontarien des années soixante ? Pas mal de choses, en vérité, quand il est un observateur sagace de la réalité qui l'entoure, quand il est amateur d'histoire régionale, quand il a un passé riche et diversifié, quand il a une personnalité forte et un verbe truculent, quand il a un auditeur privilégié en la présence d'un jeune qui ne demande pas mieux que de le faire parler ! Voici monsieur Terrien, conteur haut en couleur, bourru mais attachant, digne représentant du Témiscamingue d'autrefois. Robert Major consacre son essai Témiscamingue, réparti en 17 chapitres, à ces récits dont il a été auditeur et qui font partie de l'histoire orale de ce coin de pays.
Résumé : Ines désespère, son grand-frère Emile ne lève plus le nez des écrans. Il ne lui reste qu'une solution : faire appel à la BAE, la Brigade Anti-Ecrans, prête à prendre tous les risques pour distraire les accros à la tablette, à l'ordinateur ou aux jeux vidéo. Mais l'équipe de choc a beau tout essayer, ours-fanfare, licornes-danseuses, soucoupe volante... rien n'y fait ! Mais une vidéo pourrait bien tout changer.
Résumé : La ville inclusive : dans les pas de Caroline Andrew, ouvrage collaboratif en hommage à la pensée et à l'oeuvre de Caroline Andrew, constitue une porte d'entrée fascinante à l'oeuvre d'une chercheuse d'exception. Remarquable, sa pensée est traversée par un important fil conducteur, celui de ville inclusive. Sa contribution s'étend des populations aux politiques, en passant par la gouvernance des villes, s'intéressant notamment à l'influence de divers "groupes en quête d'équité" , expression évocatrice de son cru. Ainsi, des spécialistes des villes offrent des réflexions audacieuses sur l'urbanité contemporaine, dans le sillage de ses travaux précurseurs. On y retrouve des analyses fines des enjeux politiques de l'inclusion au quotidien dans les villes canadiennes, des études de cas inédites et des constats et des propositions utiles à la prise de décision dans les villes. La ville inclusive : dans les pas de Caroline Andrew constitue l'un des rares ouvrages en français sur la question de l'inclusion. Il présente un espace de rencontre multidisciplinaire sur l'enjeu premier du vivre-ensemble, dans un monde de plus en plus urbanisé et fragmenté.
Immigrant sans le sou, Philip Fermanian ouvre en 1948 le cinéma Pine de Sainte-Adèle, qui occupe une place unique dans l'industrie cinématographique nord-américaine. Dans cet ouvrage, Stéphane Desjardins raconte l'histoire de cette famille, dont le paternel a quitté la Turquie durant le génocide arménien dans les années 1920 pour s'installer dans les Pays-d'en-Haut, espérant y vivre d'agriculture. Pris avec une terre de roche, les Fermanian se réinventent à la sueur de leur front dans la vente de fruits et légumes. L'histoire prend un tournant alors que la fiancée de Phil Fermanian, une fille de Sainte-Adèle nommée Aurore (ça ne s'invente pas), accepte de l'épouser à une condition : il ouvrira un cinéma. De leur union naissent deux fils, dont un seul continuera dans le Septième art, Tom. Celui-ci a grandi dans l'appartement familial aménagé dans la marquise du cinéma et a vécu un peu la même vie que le personnage de Salvatore du film Cinema Paradiso. Le récit de la famille Fermanian évoque divers événements marquants dans l'histoire de Sainte-Adèle, et l'auteur fait un clin d'oeil à l'industrie cinématographique et aux vedettes à travers les films projetés au Pine.
Critique de la mondialisation promue par le néolibéralisme, le phénomène de l'altermondialisme concerne notre propre contemporanéité. Né au cours de la première décennie du 21e siècle, ce nouveau phénomène mérite l'attention. Ainsi, de la mondialisation à l'altermondialisme, que s'est-il passé ? Altermondialismes répond à cette urgente question en retraçant le parcours de ce phénomène, marqué par de nombreux évènements, de multiples mobilisations, la création de nouveaux réseaux, tel le Forum social mondial, et des revendications ayant émergé dans le sillage de la vague rose en Amérique latine et des Printemps arabes. Mise en perspective historique qui retrace 20 ans de mobilisations sociales dans le contexte de la mondialisation néolibérale et du passage vers l'altermondialisme, l'ouvrage combine l'analyse rigoureuse, l'engagement social, la réflexion et la pratique. Malgré les chocs subis par la crise qui frappe actuellement l'économie mondiale, des mouvements ont trouvé les moyens de relancer les revendications féministes et écologistes, les projets d'économie sociale et solidaire, le respect des droits et la lutte contre le racisme et les discriminations. Dans ce contexte, Altermondialismes pose un regard critique et sans concessions sur le monde contemporain et permet de faire un bilan honnête et sérieux des défis rencontrés, mais aussi des solutions de rechange possibles pour le monde de demain.
La détention des militaires allemands, loin d'être limitée aux barbelés des camps ou aux frontières d'un seul pays, s'est retrouvée au coeur des relations triangulaires entre Ottawa, Washington et Londres. Or, sa place stratégique dans ce contexte historique demeure un aspect méconnu. Comment traiter les R soldats d'Hitler "? explore donc la dynamique politique établie entre les autorités canadiennes, américaines et britanniques à l'égard du traitement des prisonniers de guerre allemands. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, les forces alliées détiennent quelque 600 000 o soldats d'Hitler " sur leur territoire respectif. Bien que gérées par chaque Etat, ces opérations d'incarcération soulèvent plusieurs enjeux associés à la coopération interalliée. Jean-Michel Turcotte fait le bilan des politiques respectives et communes de ces gouvernements et présente la prise de position des Etats vis-à-vis de la Convention de Genève de 1929, de la mise au travail des détenus et du programme de dénazification B met également en lumière le hile déterminant qu'occupe le Canada au sein des Alliés à cette époque.