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William James. L'attitude empiriste
Madelrieux Stéphane
PUF
29,50 €
Épuisé
EAN :9782130566274
La pensée, disait William James (1842 1910), doit garder ses portes et ses fenêtres grandes ouvertes. Car notre monde est ainsi: inachevé, brouillon, multiple, imprévisible, risqué et sans garantie. Contre ceux qui cherchent des solutions purement spéculatives aux problèmes de ce monde, en se tournant vers les univers plus lumineux et mieux ordonnés que la religion ou la métaphysique peuvent offrir, James se range du côté de ceux qui acceptent le combat et mettent de l'ordre dans cet univers lui même, par la pensée et par l'action, afin de le rendre meilleur. Contre ceux qui considèrent la science, la philosophie ou la religion comme de simples retranscriptions d'une réalité immuable et parfaite à laquelle l'individu ne peut et ne doit rien ajouter, James en fait des instruments de changement dont la valeur se mesure aux effets concrets qu'ils produisent dans la réalité. Contre la tendance intellectualiste des penseurs rationalistes, James s'est ainsi voulu le champion de l'empirisme, dont l'attitude consiste à se détourner des abstractions, des raisons a priori, des principes figés et des systèmes clos, pour se tourner vers le concret, vers les faits, vers le particulier, vers les conséquences et vers l'action. Cet ouvrage propose une étude systématique de l'ensemble de son oeuvre. Quels sont les grands axes de sa psychologie qui intègre ce que le XIXe siècle a produit de meilleur, depuis la nouvelle psychologie scientifique de Helmholtz et Wundt jusqu'à l'émergence de la psychologie clinique moderne de Janet et Freud? Quelles sont les grandes positions de sa philosophie qui a l'ambition de créer une nouvelle pensée pour le XXe siècle en fédérant sous la bannière du pragmatisme les travaux de Peirce, de Dewey, de Mach ou de Bergson? Comment expliquer enfin cette traversée intellectuelle qui l'a conduit peu à peu des sciences biologiques à la psychologie puis à la philosophie, tout en s'efforçant constamment de les concilier avec la religion? Après une première réception enthousiaste, on a longtemps boudé en France ce psychologue et philosophe de génie: trop naturaliste, trop empiriste, trop optimiste, trop américain! Avec cet ouvrage, le lecteur francophone dispose désormais d'un instrument de lecture sans équivalent pour se guider dans la redécouverte de cette oeuvre foisonnante et passionnante. Biographie de l'auteur Stéphane Madelrieux, ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure, agrégé de philosophie, est enseignant chercheur en philosophie à l'Université de Paris 7 - Denis Diderot.
Résumé : La philosophie n'est pas seulement une doctrine et une méthode, c'est aussi une attitude. Au-delà des thèses doctrinales, et au-delà même des règles de méthode, il faut retrouver les dispositions intellectuelles et morales qui composent les grandes attitudes philosophiques. Ce livre rejoint la tradition des Lumières qui identifiait la philosophie à l'exercice de l'esprit critique, dont la finalité est d'éviter tout dogmatisme. Il se présente comme un examen de la philosophie pragmatiste, car les pragmatistes ont vu, dans l'histoire de la pensée, le conflit entre deux grandes tendances : l'attitude dogmatique et autoritaire, et l'attitude critique et expérimentale. La promotion et l'extension de cette manière de penser antidogmatique et antiautoritaire dans tous les secteurs de la vie humaine ? depuis la science jusqu'à la morale, la politique et la religion ? est son projet le plus important et le plus digne d'être défendu aujourd'hui.
Résumé : Nos expériences ordinaires suffisent-elles à donner un sens à nos vies ? N'y a-t-il pas au contraire des expériences exceptionnelles, rares, supérieures, qui rompent avec l'ordinaire et nous font toucher quelque chose de plus profond, de plus réel, d'absolu ? Les philosophes de l'expérience radicale soutiennent en effet qu'il existe une différence de nature entre deux grands types d'expériences : d'un côté, les expériences pratiques, habituelles, empiriques, qui nous maintiennent dans un régime d'apparences ; de l'autre, des expériences privilégiées, telles que l'extase mystique, l'effusion érotique ou l'exaltation de la fête, transformant l'individu qui les traverse, le transportant dans un espace et un temps propres, imposant de nouvelles valeurs et dévoilant le fond des choses par-delà les apparences. Stéphane Madelrieux analyse la philosophie française au prisme de cette recherche des expériences radicales en y distinguant deux voies : celle de l'expérience pure, mise en oeuvre par Bergson, Wahl et Deleuze, et celle de l'expérience-limite, qu'ont poursuivie jusqu'au bout Bataille, Blanchot et Foucault. Dans cet effort pour développer une nouvelle philosophie de l'expérience, les penseurs français rencontrent une autre tentative contemporaine et du même genre, celle du pragmatisme américain, dont ils s'inspirent parfois mais qui pourrait bien fournir les instruments de leur critique la plus décisive.
Dewey John ; Chauviré Christiane ; Madelrieux Stép
Retour à Dewey, comme on disait naguère " retour à Kant ", ou " retour à Freud " ? Si retour il y a, c?est d?abord à une ?uvre. Celle de John Dewey, figure de proue du pragmatisme, continue de nous étonner. Expérience et Nature, son grand livre de 1925 récemment traduit en français, frappe par son ambition métaphysique. Il anticipe aussi de quelques années le travail de démontage mené par Wittgenstein sur les faux problèmes de la philosophie traditionnelle. Le double éclairage offert dans ce numéro par Christiane Chauviré et Stéphane Madelrieux est complété par la traduction inédite d?un texte de Dewey qui nous place au c?ur de son projet. Avec cette thèse aussi décisive qu?étrange : les choses sont telles qu?elles sont " expériencées ".
Leila a 15 ans, elle vient d'emménager en Australie avec sa famille et n'a qu'un seul rêve, devenir styliste. Elle va vivre de nouvelles aventures pleines de surprises. Se faire de nouvelles amies et vivre des moments exceptionnels.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Dans ce volume, le premier d'une trilogie, John Bowlby examine à la lumière de travaux récents les processus qui sous-tendent la relation de l'enfant à sa mère. L'attachement chez le petit de l'homme est considéré comme un schème de comportement instinctif, ayant pour fonction de protéger l'enfant des dangers, en particulier des prédateurs. Son importance est donc équivalente à celle des schèmes aboutissant à la nutrition ou à la reproduction. Biographie de l'auteur De 1946 à 1972, Le Dr Bowlby travailla à plein temps comme psychiatre consultant à la Tavistock Clinic et au Tavistock Institute of Human Relations - pour une grande part sous les auspices du National Health Service joint au Medical Research Council. Il poursuit son oeuvre dans les deux institutions, à la fois comme chercheur et comme enseignant. Il a été président de la Société britannique de Psychanalyse et de l'Association internationale de Psychiatrie infantile et des Professions associées.
Hegel Georg Wilhelm Friedrich ; Kervégan Jean-Fran
Cette édition des Principes de la philosophie du droit, fondée sur un établissement critique du texte original, est la plus complète à ce jour: elle propose, dans une traduction nouvelle, ce texte majeur de la philosophie juridique et politique moderne publié en 1820. Sont en outre offertes au lecteur les traductions des annotations manuscrites portées par Hegel sur son exemplaire personnel, des extraits des cours prononcés durant les années où il rédigeait son ouvrage et de son dernier cours fait la veille de sa mort, ainsi que les précieuses « Additions » rédigées par Eduard Gans à partir de cahiers d'étudiants ayant assisté aux cours de Hegel.
Résumé : "Cher Alain, Nous avons donc décidé d'échanger des lettres plutôt que de nous entretenir de vive voix. Malgré mon goût de l'affrontement, je craignais de me heurter en temps réel sur du non-négociable et de voir bientôt se lézarder une chère et ancienne amitié". "Chère Elisabeth, En refusant la violence du tac au tac, tu ne t'es pas dérobée, tu as opté pour la franchise de l'écriture. Les impondérables de la conversation ne t'auraient peut-être pas permis de me dire aussi crûment ce qui te brouille continuellement et solitairement avec moi". Correspondance épistolaire qui donne lieu à un débat passionnant, En terrain miné est la rencontre de deux esprits politiquement opposés, unis par une amitié philosophique.
Résumé : Et si nous vivions dans une société bavarde où le dialogue n'existe plus ? Marylin Maeso, jeune philosophe camusienne, y voit un vrai danger. Polémiques systématiques, procès d'intention, culture de l'esquive... : médias et réseaux sociaux menacent la fluidité des débats et tendent à délégitimer l'adversaire plutôt que d'écouter ses arguments. Dans cet ouvrage décapant, Marylin Maeso analyse les mécanismes et les enjeux de ce phénomène. Pour elle, le fait que notre époque soit à la fois celle de l'hyper-connectivité et celle de la substitution de la polémique au dialogue n'est pas le moindre de ses paradoxes !
Composé peu avant et pendant la rédaction de sa Divine Comédie , Le Banquet est la troisième grande oeuvre que Dante (1265-1321) rédigea en italien, parallèlement à ses discours en latin. Le festin auquel il convie ses lecteurs est en réalité un manuel de sagesse et de réflexion, où l'on retrouve à la fois son art poétique, sa conception de l'amour et son cheminement spirituel, nourris de lectures antiques (Platon, Aristote, Boèce, Cicéron) et théologiques (la patristique, la scolastique et l'école arabo-andalouse). Admirablement moderne par sa structure, fondé sur un commentaire allégorique de trois chansons d'amour, cet essai révèle la dimension philosophique du plus grand visionnaire de la poésie occidentale. "Si l'oeuvre présente, qui est intitulée Le Banquet selon mes voeux, contenait une matière plus élaborée que la Vita Nuova , je ne veux nullement déprécier la précédente, mais au contraire en augmenter la valeur par la présente. En constatant que si la première était fervente et passionnée, il convient que cette seconde soit tempérée et mûrie. Car il convient de parler et d'oeuvrer autrement à un âge qu'à un autre. (...) Je prie mes convives, si Le Banquet n'était pas digne de son annonce, de ne pas l'imputer à ma volonté, mais à mes limites. Mon désir d'un partage parfait et généreux devra ici apparaître". René de Ceccatty a traduit la totalité de l'oeuvre italienne de Dante ( La Divine Comédie, Points, 2017 et La Vita nuova et autres poèmes , Points, 2019). Il a obtenu le prix Dante-Ravenna pour sa traduction de La Divine Comédie . Composé peu avant et pendant la rédaction de sa Divine Comédie , Le Banquet est la troisième grande oeuvre que Dante (1265-1321) rédigea en italien, parallèlement à ses discours en latin. Le festin auquel il convie ses lecteurs est en réalité un manuel de sagesse et de réflexion, où l'on retrouve à la fois son art poétique, sa conception de l'amour et son cheminement spirituel, nourris de lectures antiques (Platon, Aristote, Boèce, Cicéron) et théologiques (la patristique, la scolastique et l'école arabo-andalouse). Admirablement moderne par sa structure, fondé sur un commentaire allégorique de trois chansons d'amour, cet essai révèle la dimension philosophique du plus grand visionnaire de la poésie occidentale. "Si l'oeuvre présente, qui est intitulée Le Banquet selon mes voeux, contenait une matière plus élaborée que la Vita Nuova , je ne veux nullement déprécier la précédente, mais au contraire en augmenter la valeur par la présente. En constatant que si la première était fervente et passionnée, il convient que cette seconde soit tempérée et mûrie. Car il convient de parler et d'oeuvrer autrement à un âge qu'à un autre. (...) Je prie mes convives, si Le Banquet n'était pas digne de son annonce, de ne pas l'imputer à ma volonté, mais à mes limites. Mon désir d'un partage parfait et généreux devra ici apparaître". René de Ceccatty a traduit la totalité de l'oeuvre italienne de Dante ( La Divine Comédie, Points, 2017 et La Vita nuova et autres poèmes , Points, 2019). Il a obtenu le prix Dante-Ravenna pour sa traduction de La Divine Comédie .
Résumé : La notion de l'autorité a été écrit en 1942, peu avant l'Esquisse d'une phénoménologie du droit, avec lequel il entretient d'étroits rapports. "Chose curieuse, le problème et la notion de l'autorité ont été très peu étudiés" , note Kojève en ouverture de ce qu'il appelle lui-même un "exposé sommaire" . "L'essence même de ce phénomène a rarement attiré l'attention". Soixante ans après le constat garde sa validité, en dépit de quelques contributions notables. C'est ce qui fait le prix de cet essai d'élucidation philosophique. Kojève procède à la décomposition du phénomène, en dégageant quatre types purs d'autorité humaine qu'il met chacun en correspondance avec une théorie : le Père (la scolastique), le Maître (Hegel), le Chef (Aristote), le Juge (Platon). Les formes concrètes de l'autorité représentent des combinaisons de ces types purs. Loin des circonstances qui ont présidé à son élaboration, et que François Terré rappelle dans sa présentation, ce petit livre arrive à point nommé dans le débat d'aujourd'hui autour de la disparition de l'autorité dont la nature reste toujours aussi énigmatique.