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Philosophie des expériences radicales
Madelrieux Stéphane
SEUIL
24,00 €
Épuisé
EAN :9782021483345
Nos expériences ordinaires suffisent-elles à donner un sens à nos vies ? N'y a-t-il pas au contraire des expériences exceptionnelles, rares, supérieures, qui rompent avec l'ordinaire et nous font toucher quelque chose de plus profond, de plus réel, d'absolu ? Les philosophes de l'expérience radicale soutiennent en effet qu'il existe une différence de nature entre deux grands types d'expériences : d'un côté, les expériences pratiques, habituelles, empiriques, qui nous maintiennent dans un régime d'apparences ; de l'autre, des expériences privilégiées, telles que l'extase mystique, l'effusion érotique ou l'exaltation de la fête, transformant l'individu qui les traverse, le transportant dans un espace et un temps propres, imposant de nouvelles valeurs et dévoilant le fond des choses par-delà les apparences. Stéphane Madelrieux analyse la philosophie française au prisme de cette recherche des expériences radicales en y distinguant deux voies : celle de l'expérience pure, mise en oeuvre par Bergson, Wahl et Deleuze, et celle de l'expérience-limite, qu'ont poursuivie jusqu'au bout Bataille, Blanchot et Foucault. Dans cet effort pour développer une nouvelle philosophie de l'expérience, les penseurs français rencontrent une autre tentative contemporaine et du même genre, celle du pragmatisme américain, dont ils s'inspirent parfois mais qui pourrait bien fournir les instruments de leur critique la plus décisive.
Bergson Henri ; Worms Frédéric ; Madelrieux Stépha
Résumé : Les deux articles réunis ici touchent à des questions connexes : les formes et la nature de l'activité de l'esprit dans des situations qui ne sont pas celles de la conscience vigile ordinaire. L'article intitulé " Le rêve ", dont l'origine remonte à une conférence de 1901, s'achève sur la perspective d'un approfondissement exigeant un appel aux " recherches psychiques (1913) " sur les profondeurs inconscientes de l'esprit, mais qui sont le plus souvent centrées sur les phénomènes que l'on qualifie d'occultes (télépathie, médiumnité). Le second article constitue ainsi comme un traité de la méthode à suivre dans de telles recherches et une analyse des obstacles à surmonter pour leur développement.
Résumé : La philosophie n'est pas seulement une doctrine et une méthode, c'est aussi une attitude. Au-delà des thèses doctrinales, et au-delà même des règles de méthode, il faut retrouver les dispositions intellectuelles et morales qui composent les grandes attitudes philosophiques. Ce livre rejoint la tradition des Lumières qui identifiait la philosophie à l'exercice de l'esprit critique, dont la finalité est d'éviter tout dogmatisme. Il se présente comme un examen de la philosophie pragmatiste, car les pragmatistes ont vu, dans l'histoire de la pensée, le conflit entre deux grandes tendances : l'attitude dogmatique et autoritaire, et l'attitude critique et expérimentale. La promotion et l'extension de cette manière de penser antidogmatique et antiautoritaire dans tous les secteurs de la vie humaine ? depuis la science jusqu'à la morale, la politique et la religion ? est son projet le plus important et le plus digne d'être défendu aujourd'hui.
Heidegger Martin ; Leclercq Bruno ; Madelrieux Sté
Ce numéro s'ouvre sur un document exceptionnel : la traduction, par H.-S. Afeissa, d'une conférence inédite de Heidegger, "Dasein et être-vrai selon Aristote ", prononcée en 1924 à Cologne, dont le professeur F.-J. Brecht possédait des notes qu'il a données à T. Sheehan, lequel en a publié une traduction anglaise avant de les confier aux soins du traducteur français. La conférence témoigne de l'intérêt qu'a porté Heidegger à la philosophie aristotélicienne durant toute sa carrière, et permet de jeter un éclairage précieux sur la genèse de la pensée heideggérienne et l'élaboration du magnum opus de 1927 qu'est Etre et temps. Deux points méritent particulièrement d'être soulignés : d'une part, la mise au jour du concept de vérité comme aléthéia ; d'autre part, les modalités tripartites d'occultation de l'être. Le numéro se poursuit avec un article de B. Leclercq intitulé " Les présupposés d'existence de l'école de Brentano à l'école de Frege ". L'auteur part du constat de l'existence de deux lignées philosophiques fondamentalement distinctes - l'une partant de la notion d'inexistence intentionnelle chez Brentano, l'autre de la distinction frégéenne entre sens et dénotation -, notant qu'elles remettent toutes deux en question, de manière radicalement différente, l'analyse aristotélicienne et scolastique de la structure prédicative de la proposition. Il s'efforce de montrer que, bien plus que les thèses métaphysiques propres à Brentano et Frege, ce sont leurs types d'analyse logique distincts qui se situent en vérité au fondement des écoles qui ont procédé de leur pensée, ainsi que des thèses ontologiques de leurs successeurs. Il explique de la sorte l'hiatus paradoxal qui sépare Brentano et les brentaniens, de même que Frege et les frégéens. Dans " Le platonisme aplati de Gilles Deleuze ", S. Madelrieux élabore une critique empiriste de la philosophie de Deleuze, qui apparaît légitime, voire nécessaire, dans la mesure où le philosophe français s'est, depuis son livre sur Hume, fréquemment réclamé de l'empirisme. Des exemples précis permettent à l'auteur de mettre en évidence que les concepts deleuziens prennent le relais de notions métaphysiques que les empiristes ont toujours combattues (cause première, substance, moi, absolu, etc.) - notions qui posent toutes que le monde de l'expérience ne suffit pas à son auto-élucidation, mais requiert un principe transcendant qui permette d'en rendre raison. Le stratagème théorique de Deleuze serait ainsi d'avoir paradoxalement accordé le nom d'" immanence " à un tel dépassement vers un au-delà de l'expérience. Le numéro se termine par la traduction et la présentation d'un texte de 1974 dû à une figure majeure de la philosophie sociale et politique anglo-américaine, Joel Feinberg - texte qui porte sur " Les droits des animaux et des générations à venir ". La question examinée est la suivante : quelles sont les entités auxquelles il est possible de reconnaître des droits de façon légitime ? La thèse défendue par Feinberg permet, selon un procédé dont la logique mérite d'être élucidée, d'étendre à tous les êtres vivants le statut de digne de considération morale " - aux plantes aussi bien qu'aux animaux -, de sorte que l'article de Feinberg se trouve être, bien malgré lui, à l'origine de l'un des courants principaux de l'éthique environnementale contemporaine : le biocentrisme.
Dewey John ; Chauviré Christiane ; Madelrieux Stép
Retour à Dewey, comme on disait naguère " retour à Kant ", ou " retour à Freud " ? Si retour il y a, c?est d?abord à une ?uvre. Celle de John Dewey, figure de proue du pragmatisme, continue de nous étonner. Expérience et Nature, son grand livre de 1925 récemment traduit en français, frappe par son ambition métaphysique. Il anticipe aussi de quelques années le travail de démontage mené par Wittgenstein sur les faux problèmes de la philosophie traditionnelle. Le double éclairage offert dans ce numéro par Christiane Chauviré et Stéphane Madelrieux est complété par la traduction inédite d?un texte de Dewey qui nous place au c?ur de son projet. Avec cette thèse aussi décisive qu?étrange : les choses sont telles qu?elles sont " expériencées ".
La Guerre et la Paix est une oeuvre mythique de la littérature russe et universelle, une vaste fresque historique et familiale, modèle de ce que seront les grandes sagas du XXe siècle. Sur le fond des grands événements du début du XIXe ? la campagne de 1805-1806 avec Austerlitz et celle de 1812-1813 avec Borodino et l'incendie de Moscou ? s'inscrivent les chroniques de deux familles appartenant à la noblesse russe, les Bolkonski et les Rostov. Des chroniques faites d'amour et de haine, d'interrogations sur la vie et la politique, traversées par les passions et les doutes.Traduite pour la première fois en français, cette version originelle de La Guerre et la Paix ? il y eut plusieurs éditions souvent différentes du vivant de l'auteur ? se fonde sur l'édition publiée dans « L'héritage littéraire » par l'Académie des Sciences de l'URSS. Elle permet aux initiés de mieux connaître les systèmes de pensée et de création artistique de Tolstoï. Par ailleurs, les réflexions philosophiques allégées, le rythme rapide, l'action resserrée, propres à tenir le lecteur en haleine, sans rien ôter à la richesse littéraire, devraient renouveler l'intérêt pour ce chef-d'oeuvre.
Résumé : Pour les collectioneurs de "Je t'aime", les amoureux du mot doux, les inquiets de la page blanche, les romantiques improductifs ou les imaginations rétives, un grand coup de main et un petit livre malin, variations sur le thème du "je t'aime". Sacha Goldberger ou l'art de décliner sa flamme, ou comment, en 164 pages, la simple déclaration se fait matière d'illustration : un je t'aime banane, ivresse de toi, pour faire un vrai je t'aime tout rouge, je t'aime en braille, une idée de tatouage : "PROPRIETE PRIVEE ENTREE INTERDITE", je sais compter jusqu'à toi, un deux, toi, www.Je t'aime.com, Je t'aime un point c'est tout. Autant de photographies, délicates ou décalées, drôles et sans pitié, un concentré d'amour qui passe en revue les émois du palpitant : le livre idéal à offrir pour la Saint-Valentin. Ce premier livre de Sacha Goldberger est une preuve d'amour, la seule manière qu'il ait trouvée pour déclarer sa flamme à la femme de sa vie partie sur d'autres chemins.
Résumé : Il s'agit de la réédition en un volume des trois tomes de l'ouvrage Soulages, L'Ouvre complet, Peintures ; t. 1 (1946-195) ; t. 2 (1959-1978) ; t. 3 (1979-1997), de Pierre Encrevé. Le volume reprend intégralement le texte qui accompagnait les reproductions des 1 174 toiles référencées du catalogue raisonné des peintures sur toile de Pierre Soulages. Cette édition est augmentée d'un nouveau chapitre consacré à la période 1997-2006, années durant lesquelles Soulages a peint plus de 130 nouvelles toiles dans un renouvellement continu de son travail. Ce texte retrace l'oeuvre de Soulages : l'analyse des toiles produites, les différentes techniques développées et leur évolution, ainsi que sa réception critique et sa diffusion nationale et internationale. Le texte est accompagné de 120 reproductions choisies pour illustrer les analyses proposées et offrir un panorama complet des peintures de Soulages. C'est l'étude la plus complète sur l'oeuvre de ce peintre majeur. Pierre Encrevé, professeur de linguistique à l'Ecole des hautes études en sciences sociales, est aussi le spécialiste incontesté de l'oeuvre de Soulages. Il publiera à l'automne 2007, au Seuil, des Entretiens avec le peintre dont il est un ami proche depuis trente ans.
Résumé : La petite maison n'est plus synonyme de maison en carton-pâte, mais symbolise au contraire toute une gamme de valeurs : compacité, efficacité, précision, discrétion, minimalisme. Contrairement à l'architecture dans la tradition bourgeoise, la petite maison sous-entend une vision austère et ascétique de la vie, pour laquelle tout "excès" est considéré comme négatif. Dans son introduction, cet ouvrage explore en détail le contexte historique et social qui a vu naître le logement compact au XXe siècle. Puis sont étudiés 37 exemples illustrés choisis parmi les plus intéressants construits dans le monde au cours des cinq dernières années. La surface habitable y dépasse rarement 100 m2, et chaque projet incarne une approche architecturale particulière des aménagements compacts. Les exemples sont divisés en trois sections : retraites rurales, unités urbaines et banlieusardes, petits regroupements et multiplex. On retrouve ici des noms prestigieux comme Toyo Ito, Lacaton et Vassal, Herzog & de Meuron, LOT/EK.