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La Rentrée de tout un Peuple. Septembre
Luchet Patrice
IRE MARGES
6,00 €
Épuisé
EAN :9791092173604
Les voilà, ils arrivent, filles et garçons. C'est le grand jour, celui de la rentrée scolaire. Ils sont en troisième. Ils prennent place avec leurs envies, leurs excès, leurs doutes, leurs complexes, leurs attentes, leur enthousiasme. Le prof est là, qui les accueille. Tout peut commencer. Ces jeunes gens sont les personnages d'une fresque qui se composera de douze nouvelles pour une année de leur vie. La Rentrée de tout un Peuple est la première de cet ensemble. Au fil des épisodes, la série Tout un Peuple interrogera la vie des adolescents et le regard qu'ils portent sur une société qui les construit autant qu'ils la construisent. Patrice Luchet, écrivain et enseignant, porte un regard vif et vibrant sur la fin des années-collège dans une langue rythmée qui s'impose volontairement un vocabulaire simple pour s'adresser tant au public adulte qu'à tout lecteur à partir de 12 ans. Cette série sera publiée à raison de 4 à 5 nouvelles par an qui pourront se lire indépendamment les unes des autres.
Le Sort du parasol" regroupe vingt-quatre textes correspondant à vingt-quatre heures d'une journée d'été dans une station balnéaire. Chaque vers est minuté, chaque page se déroulant sur quatre minutes d'une heure de la journée, de 9 h 30 à 8 h 04. Patrice Luchet travaille ici la forme poétique classique du sonnet, jouant sur les rimes et les strophes, tout en y intégrant une grande dimension narrative inspirée principalement des nouvelles à chute. Sous chaque texte la tension pointe, jusqu'au drame parfois, mais ce sont bien souvent l'ironie et l'humour qui en sont les moteurs. A la lecture du Sort du parasol, on pense à Témoignage, de Charles Reznikoff, pour l'aspect tragique, ces histoires en forme de fait divers, mais aussi pour le clin d'oeil explicite aux minutes de procès. On pense aussi au travail sur la nouvelle de Cortázar, à l'humour noir d'Ambrose Bierce ou aux nouvelles en trois lignes de Félix Fénéon.
Soit en Allemand, soit en Français, on a beaucoup écrit depuis quelque temps sur la Prusse et contre la Prusse. Le nouveau Gouvernement a été jugé avec une sévérité extrême. Dans tout ces ouvrages, il est question des Illuminés. C'est à cette Secte ténébreuse qu'on rapporte presque tous les maux qui désolent l'héritage de l'immortel Frédéric. Dans de telles circonstances, il nous a paru convenable d'apaiser la curiosité du Public, et de donner cet Essai, que la Vérité avouera. Les tableaux sont effrayants, les principes sont pervers, les conséquences sont terribles, et c'est pourquoi nous avons écrit. S'il est dangereux de parler, il serait perfide de se taire. Quoique l'Allemagne soit le foyer de ces erreurs funestes, quoiqu'elles y jouissent d'une haute protection ; elles ne sont pas tout à fait étrangères aux autres Nations. La France n'est pas entièrement pure ; et si dans la crise qui nous tourmente, les Martinistes n'osent, ou peut-être ne peuvent se faire entendre, ils reparaîtront avec plus de danger lorsque le calme sera revenu".
Au fil des siècles, l'histoire tourmentée de la Provence a sans cesse alimenté la légende, et les deux se mêlent dans les souvenirs des Provençaux. S'emparant d'un personnage à la vie romanesque, d'un lieu historique devenu mystérieux, ou d'un site à la beauté magique ou inquiétante leur richesse imaginative a fait naître à chaque fois une légende. Quelquefois dramatique, quelquefois comique, mais le plus souvent magnifique et chargée de sens. Ainsi surgissent des bêtes fabuleuses, des preux et des pirates, des diables et des sorciers, des saints et leurs miracles...sans oublier les princesses amoureuses et leurs chevaliers servants.
Besnier Patrick ; Lucet Sophie ; Prince Nathalie ;
La disparition à peu près complète d'un auteur du champ de références littéraires dans les années qui suivent sa mort n'est certes pas un phénomène rare ; mais dans le cas de Catulle Mendès, l'effacement est particulièrement radical : on pourrait aisément avoir le sentiment que, près d'un siècle après sa mort en 1909, rien ne reste de celui qui fut célébré comme poète, mais aussi comme romancier, dramaturge et critique, comme figure centrale de la " fin de siècle " littéraire, ne serait-ce que pour le très officiel Rapport sur le mouvement poétique de 1867 à 1900 qui, en 1902, faisait suite à celui de son beau-père Théophile Gautier. Le présent volume, qui prolonge la journée d'études organisée au Mans le 26 septembre 2003 par le GRESIL (Université du Maine), se propose de reparcourir les différents territoires littéraires et artistiques couverts par Catulle Mendès : poésie, théâtre, opéra, roman et conte, critique... Il vise par là à resituer dans son temps et son histoire l'activité diversifiée d'un écrivain aujourd'hui bien mal connu. Sans jugement de valeur hâtif ni position partisane, les contributions à cet ouvrage s'attachent à rendre compte du rôle éminent que Catulle Mendès a tenu dans la vie littéraire française de la seconde moitié du XIXe siècle - du Parnasse à la période " fin de siècle ".
C'est l'été. Plusieurs filles et garçons manquent à l'appel : il y a ceux qui sont partis vers des destinations exotiques ou dans la famille et puis les autres, ceux qui restent. Sous la chaleur écrasante de juillet, ceux qui restent se retrouvent autour d'un banc du quartier et imaginent chaque jour de nouveaux jeux. Livrés à eux-mêmes et à l'ennui qui les guette, sans perspective de changer d'horizon, ils rivalisent pourtant d'imagination et de créativité pour réinventer chaque journée. L'un d'eux improvise un chant puis une marche pour l'accompagner. Une sorte de haka prend forme, que les autres reprennent bientôt en choeur. Un hymne spontané pour consacrer le peuple qu'ils forment et affirmer haut et fort, face au soleil, ce qu'ils sont et ce qui les lie. "Tout un Peuple" est une série de nouvelles poétiques mettant en scène une trentaine d'adolescents qui sont les personnages d'une fresque fresque composée de douze épisodes pour une année de leur vie.
Ce récit choral et intimiste s?inscrit dans une actualité brûlante et met en voix laréalité des personnels qui oeuvrent au sein de l?hôpital : un quotidien caractérisé par lanécessité de pallier une pénurie chronique de moyens matériels et humains.Une situation au bord de l?implosion mise en lumière et exacerbée par la pandémiede covid.Depuis quinze ans, Caroline Girard intervient dans plusieurs hôpitaux parisiens avec LaLiseuse, compagnie de lecture à voix haute qu?elle dirige. À la demande d?une soignante,elle a recueilli la parole de nombreux personnels hospitaliers ébranlés physiquement etpsychiquement par cette crise larvée et cette pandémie sans précédent.Elle s?est associée à l?écrivain Franck Magloire pour qu?ensemble ils donnent à entendre cesvoix dans toute leur diversité et leur complexité. De ce geste à la fois littéraire et politique,est née l?écriture de ce livre.L?hôpital ne se réduit pas au monde des soignant.es ; il incorpore aussi des métiers méconnuset des travailleurs de l?ombre : logisticien, agent de traitement des déchets, agente de lachambre mortuaire...C?est à partir de 35 témoignages, de 70h d?enregistrement audio, et sans jamais trahir la parolerecueillie que les deux auteurs ont composé cette fresque polyphonique, réalisant un travailde réécriture, de montage et d?assemblage pour aboutir à un récit sensible, fluide et littéraire.Récit qui se présente comme une mosaïque de voix, portées par un flux unique évoquant lajustesse du choeur antique.Variant les rythmes et les tonalités, les auteurs sont parvenus à restituer toute une paletted?émotions et de sentiments, le rythme haletant et oppressant des journées de travail qui n?enfinissent pas, l?urgence des gestes à réaliser qui ne laisse plus de place à la réflexion, la craintede ne pouvoir faire face, mais aussi et surtout la passion de soigner. L?évocation de tranchesde vie plus intimes offre au récit des respirations inattendues. En outre, il n?exclut ni l?humour,ni le rocambolesque. Le lecteur découvre des portraits sensibles et vivants de femmes etd?hommes mus par un engagement sans faille.Les gens ont toujours l?impression que l?hôpital tient, mais en fait l?hôpital ne tient pas. Qu?est-ce qui faisait qu?avant on criait déjà ? s?interroge un soignant. L?hôpital public est depuis trop longtemps en sursis, sa mission ne perdure qu?au prix du sacrifice de ses agent.es.Les hospitaliers est un hommage à leur combat quotidien.
Le 4e épisode de la série "Tout un Peuple" Quand on est en troisième, décembre, c'est le mois du stage en entreprise. Hristo n'a rien trouvé et reste au collège. Lucie est au Parlement européen, sa mère y a ses entrées, d'autres sont au supermarché du quartier. Aymen traverse la zone du chantier pour se rendre à la pharmacie qui l'accueille, comme il le fait tous les matins pour aller au collège. S'y croisent dès l'aube les ouvriers et les livreurs qui déboulent de tous côtés au volant de leurs camions, des intérimaires égarés et les derniers fêtards de la nuit. En chemin, il songe aux autres, les filles et garçons de sa classe : Vasil, tout frêle, qui travaille déjà sur les chantiers, Laurane et sa fragilité, et Fatima qui rêve de vivre dans la forêt, au pays d'Aliouché, une promesse de beauté, un luxe, une échappatoire à la brutalité de la ville. Bravant une pluie soudaine et diluvienne, rêvant d'ailleurs, il poursuit son chemin, résolu, entre les trottoirs défoncés. Dans ce 4e épisode, Patrice Luchet poursuit son exploration du monde de l'adolescence autour de la figure d'Aymen, portant, dans cette nouvelle, son attention sur l'environnement périurbain dans lequel évoluent ses personnages. Une zone grise à la périphérie de la ville, un monde vide de paysage, qui exprime la mise au ban de celles et ceux qui l'habitent.
Résumé : Ce recueil composé de 42 nouvelles indépendantes les unes des autres, tant du point de vue du sujet que du style, rassemble la plupart des formes courtes de l'auteur écrites depuis le début des années 80. Chaque nouvelle met en scène un personnage, un homme, une femme, parfois un enfant, confronté à une situation banale du quotidien (une visite au musée, une panne de voiture, un rêve), un événement douloureux où son existence bascule (la maladie, le deuil, un licenciement ou une rupture amoureuse) ou encore une situation d'exclusion (le fait d'être étranger, la folie). Certaines nouvelles glissent vers le conte ou le poème, la dystopie ou le récit onirique. Cependant, de la variété des formes, une unité se dégage, celle d'un monde où l'être humain est confronté à la précarité et à la violence d'une société qui ne respecte ni ses rythmes ni ses aspirations personnels, où la vie se résume, comme dans la nouvelle "Sois funambule" à subir l'injonction de suivre une route déjà tracée en tentant de ne pas chuter. Ecrivain de l'introspection, Derek Munn excelle dans l'art de représenter les paysages mentaux et les flux de conscience de ses personnages. Dans ces nouvelles, comme il le fait dans ses romans, il s'attache à traquer l'infime, à nommer l'indicible : des personnages qui doutent, ne parviennent pas toujours à exprimer ce qu'ils pensent ou ressentent, comme s'ils se trouvaient en perpétuel décalage avec une réalité dans laquelle ils peinent à s'incarner. Comme s'ils restaient prisonniers de leurs pensées sans parvenir à les partager. Au fil du recueil, la langue subtilement poétique de Derek Munn s'adapte, se met au service de l'existence intime des personnages, reflétant leur fragilité, parfois jusqu'à traduire le désordre mental. C'est sans doute la dernière nouvelle qui, donnant son titre au recueil, nous en offre la clé : une rencontre sans suite de deux personnes dans un bar. Après le départ de la première, l'autre reste seul : "Je lisse la serviette. Toi, tu oublieras, moi, je me souviendrai. Soudain ma bouche est pleine, encombrée de paroles que j'ai du mal à avaler" . Certaines nouvelles de ce recueil ont déjà été publiées sous le titre "Un Paysage ordinaire" (indisponible aujourd'hui), d'autres en revues ou aux éditions L'Ire des marges dans la collection vies minuscules. D'autres encore sont inédites à ce jour.