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La Licorne N° 74, 2005 : Catulle Mendès : L'énigme d'une disparition
Besnier Patrick ; Lucet Sophie ; Prince Nathalie ;
PU RENNES
16,00 €
Épuisé
EAN :9782753502147
La disparition à peu près complète d'un auteur du champ de références littéraires dans les années qui suivent sa mort n'est certes pas un phénomène rare ; mais dans le cas de Catulle Mendès, l'effacement est particulièrement radical : on pourrait aisément avoir le sentiment que, près d'un siècle après sa mort en 1909, rien ne reste de celui qui fut célébré comme poète, mais aussi comme romancier, dramaturge et critique, comme figure centrale de la " fin de siècle " littéraire, ne serait-ce que pour le très officiel Rapport sur le mouvement poétique de 1867 à 1900 qui, en 1902, faisait suite à celui de son beau-père Théophile Gautier. Le présent volume, qui prolonge la journée d'études organisée au Mans le 26 septembre 2003 par le GRESIL (Université du Maine), se propose de reparcourir les différents territoires littéraires et artistiques couverts par Catulle Mendès : poésie, théâtre, opéra, roman et conte, critique... Il vise par là à resituer dans son temps et son histoire l'activité diversifiée d'un écrivain aujourd'hui bien mal connu. Sans jugement de valeur hâtif ni position partisane, les contributions à cet ouvrage s'attachent à rendre compte du rôle éminent que Catulle Mendès a tenu dans la vie littéraire française de la seconde moitié du XIXe siècle - du Parnasse à la période " fin de siècle ".
Résumé : Nous sommes à la veille de 1900, au moment où décadentisme et anarchie se donnent la main pour conduire le siècle à sa fin. Georges Randal, un jeune homme de bonne famille, orphelin ruiné par un oncle indélicat, lorsque le temps est venu de prendre une situation, décide de se faire voleur. Pourquoi ? Comme ça. Pour rien. Pour dire non à la société, à la bourgeoisie, à l'ordre, aux socialistes qui se trémoussent sur l'estrade et aux moralistes qui tirent la chasse d'eau des larmoiements humanitaires. En somme, Randal, en bon nihiliste, dit non à tout et aux voleurs eux-mêmes : " Je fais un sale métier, c'est vrai ; mais j'ai une excuse : je le fais salement. " Pas tout à fait. Car il y a chez notre voleur un peu du dandy baudelairien, un peu d'Arsène Lupin mâtiné de Jarry et d'Alphonse Allais. Et un goût intact, presque virginal, de la révolte, un c?ur sensible et bon, " trop bien battant, disait Breton, pour ne pas heurter en tous sens les parois de la cage ".
Jarry Alfred ; Besnier Patrick ; Grumberg Jean-Cla
Le 9 décembre 1896, un jeune homme crée le scandale en faisant jouer au théâtre de l'Oeuvre une farce truculente : Ubu roi. "Merdre ! " Sitôt le premier mot lâché, la salle siffle, hue, rit, proteste : le public est insulté, les conventions théâtrales sont bousculées, le grotesque s'introduit dans le théâtre d'avant-garde. En mettant en scène les tribulations du Père Ubu – personnage cynique et ordurier, prêt à tout pour s'accaparer le pouvoir –, Jarry donne naissance à un véritable mythe. Blague de potache témoignant de l'inventivité d'un lycéen rennais ou "pamphlet philosophico-politique à gueule effrontée", selon le mot d'un journaliste d'alors, Ubu roi est d'abord un feu d'artifice verbal qui, plus d'un siècle après sa création, n'a rien perdu de sa saveur.
Dans La Chandelle verte, Jarry a regroupé les chroniques données à plusieurs revues entre 1901 et 1904. Ce sont les années où il publie entre autres ses deux romans les plus connus et les plus puissants, Messaline et Le Surmâle : les chroniques participent du même état d'esprit. Il s'agit toujours pour Jarry de spéculer sur le sens possible des événements, de battre en brèche les évidences, de révéler le dessous des choses. L'expression de "Chandelle verte" fait partie du vocabulaire propre au Père Ubu ; et c'est à sa lumière que Jarry éclaire le lecteur sur "les choses de ce temps". Cette lumière est celle de la Pataphysique, que Jarry a définie comme "la science des exceptions" ou "la science des solutions imaginaires". Tout lui est bon pour pratiquer sa méthode : la mort de la reine Victoria, la publication de nouveaux timbres, un accident, un livre incongru, une affaire de moeurs ou un scandale financier. A chaque fois, par un retournement inattendu, Jarry surprend son lecteur. C'est une invention perpétuelle, une invitation à regarder le monde sous un angle toujours neuf : une permanente leçon d'humour, de poésie et de provocation.
Édition établie par Patrick BesnierDe 1899 à 1924, Henri de Régnier (1864-1936) se rend régulièrement à Venise et du haut de l'altana, cette terrasse couverte, contemple la Sérénissime. Son livre est un chant d'amour à la Cité des Doges, qu'il célèbre en une langue admirable, étonnamment moderne. «Venise vit toujours en la noblesse de ses pierres et de ses eaux, en une sorte de repos humblement magnifique, en un apaisement tranquille, et elle en communique le bienfait à ceux qui la fréquentent. Là, plus que nulle part ailleurs, on est à l'abri de tout désir. Nul lieu n'est plus propice que celui-là au détachement de soi et à la paix intérieure, et ce détachement se fait sans regret et cette paix s'acquiert sans tristesse.»Au fil des ans se noue une intimité profonde entre le poète et la ville. Au moment où il renonce à la «vie vénitienne» et invente un usage de Venise, Régnier peut enfin composer L'Altana, son chef-d'oeuvre.Patrick Besnier a publié des essais sur Mallarmé, Raymond Roussel et Alfred Jarry. Actuellement, il prépare une biographie d'Henri de Régnier.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.