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Il arrive quand, le stagiaire ? Décembre
Luchet Patrice
IRE MARGES
6,00 €
Épuisé
EAN :9791092173727
Le 4e épisode de la série "Tout un Peuple" Quand on est en troisième, décembre, c'est le mois du stage en entreprise. Hristo n'a rien trouvé et reste au collège. Lucie est au Parlement européen, sa mère y a ses entrées, d'autres sont au supermarché du quartier. Aymen traverse la zone du chantier pour se rendre à la pharmacie qui l'accueille, comme il le fait tous les matins pour aller au collège. S'y croisent dès l'aube les ouvriers et les livreurs qui déboulent de tous côtés au volant de leurs camions, des intérimaires égarés et les derniers fêtards de la nuit. En chemin, il songe aux autres, les filles et garçons de sa classe : Vasil, tout frêle, qui travaille déjà sur les chantiers, Laurane et sa fragilité, et Fatima qui rêve de vivre dans la forêt, au pays d'Aliouché, une promesse de beauté, un luxe, une échappatoire à la brutalité de la ville. Bravant une pluie soudaine et diluvienne, rêvant d'ailleurs, il poursuit son chemin, résolu, entre les trottoirs défoncés. Dans ce 4e épisode, Patrice Luchet poursuit son exploration du monde de l'adolescence autour de la figure d'Aymen, portant, dans cette nouvelle, son attention sur l'environnement périurbain dans lequel évoluent ses personnages. Une zone grise à la périphérie de la ville, un monde vide de paysage, qui exprime la mise au ban de celles et ceux qui l'habitent.
Des collines et des vallées dessinées par la lavande, la vigne, les oliviers, le tilleul, les abricotiers et les chênes truffiers, des villages perchés aux ruelles inchangées depuis des siècles, des bourgs fortifiés au riche passé historique, des châteaux, des églises... Comment ne pas ressentir un coup de c?ur pour la Drôme provençale, entre Buis-les-Baronnies, Grignan, Nyons, Rémuzat et Séderon? Pour découvrir les paysages lumineux, le terroir généreux et le patrimoine très riche de cette Provence drômoise, ce guide propose une quinzaine de circuits, de 50 à 180 km, qui peuvent être réalisés en voiture - mais aussi à vélo ou à pied - en un, deux ou trois jours, et en toutes saisons. Ils ont été établis selon cinq thèmes: les paysages, les villages perchés et les bourgs fortifiés, le patrimoine architectural, les musées et maisons thématiques, les curiosités et clins d'?il. Et si le lecteur est tenté de composer ses propres excursions en s'inspirant des circuits proposés, c'est que les charmes de la Drôme provençale sont inépuisables.
Besnier Patrick ; Lucet Sophie ; Prince Nathalie ;
La disparition à peu près complète d'un auteur du champ de références littéraires dans les années qui suivent sa mort n'est certes pas un phénomène rare ; mais dans le cas de Catulle Mendès, l'effacement est particulièrement radical : on pourrait aisément avoir le sentiment que, près d'un siècle après sa mort en 1909, rien ne reste de celui qui fut célébré comme poète, mais aussi comme romancier, dramaturge et critique, comme figure centrale de la " fin de siècle " littéraire, ne serait-ce que pour le très officiel Rapport sur le mouvement poétique de 1867 à 1900 qui, en 1902, faisait suite à celui de son beau-père Théophile Gautier. Le présent volume, qui prolonge la journée d'études organisée au Mans le 26 septembre 2003 par le GRESIL (Université du Maine), se propose de reparcourir les différents territoires littéraires et artistiques couverts par Catulle Mendès : poésie, théâtre, opéra, roman et conte, critique... Il vise par là à resituer dans son temps et son histoire l'activité diversifiée d'un écrivain aujourd'hui bien mal connu. Sans jugement de valeur hâtif ni position partisane, les contributions à cet ouvrage s'attachent à rendre compte du rôle éminent que Catulle Mendès a tenu dans la vie littéraire française de la seconde moitié du XIXe siècle - du Parnasse à la période " fin de siècle ".
Au même titre que la légende de Tristan et Iseut, le mythe du Graal - mystérieux récipient pourvoyeur de puissance et d'immortalité - a irrigué l'imaginaire des auteurs médiévaux. Cette anthologie fait la lumière sur un objet dont la quête a lancé les chevaliers arthuriens sur les routes et nourri les plus fabuleux récits. Elle retrace l'histoire du Graal dans la littérature du Moyen Age, depuis sa première apparition sous les yeux éblouis de Perceval dans Le Conte du Graal de Chrétien de Troyes jusqu'à sa montée aux cieux dans Lo Queste del Saint Graal. Du XIIe au XVe siècle, le Graal se perd, se retrouve, se transforme, se christianise - de simple écuelle il devient vase, puis adopte sa forme définitive, celle d'un calice ayant servi, peut-être, à recueillir le sang du Christ en croix. Symbole de la recherche de l'idéal et de l'élan vers le sublime, la quête du Graal incarne le voyage de l'âme désireuse d'abreuver sa soif de sens, de beauté, et de spiritualité. La fascination exercée par le Graal au Moyen Age, l'engouement qu'il suscite de nos jours encore - que l'on songe par exemple au Da Vinci Code de Dan Brown, ou aux films de Terry Gilliam (Sacré Graal; Fisher King) - témoignent de la force de son symbolisme. Tout à la fois "lumière, musique, parfum et nourriture" comme l'écrit Julien Gracq, le Graal apparaît, à travers la quarantaine d'extraits d'oeuvres médiévales en prose en vers rassemblées dans cette anthologie, comme une source inépuisable d'émerveillement.
Tout un Peuple" c'est une classe de 3e d'un collège de banlieue quelque part en France et la trentaine d'adolescentes et d'adolescents qui la composent. Ils s'appellent Aymen, Rebecca, Hristo, Laurane, Théo, Fatima, Ousmane, Lucie, Shaun, Vasil... et sont les personnages d'une série rythmée par les mois de l'année : 12 épisodes pour une année de leur vie. La 3e est une année charnière, l'âge des métamorphoses : les adolescents acquièrent de l'indépendance, de la maturité, et s'émancipent du monde des adultes. C'est aussi le temps d'une socialisation intense. Les relations d'amitiés qu'ils ont tissées, certains depuis la petite enfance, leur conscience d'être les "grands" du collège et la pression d'avoir à choisir une orientation les amènent à s'ouvrir au monde et aux questions sociales et politiques. Les événements collectifs qui jalonnent l'année de 3e - du stage en entreprise au brevet - comme d'autres plus intimes, propres à l'histoire de chacun et chacune, sont autant d'occasions de se construire, d'exprimer leurs rêves, leurs questionnements, dans la sincérité de leur rapport au monde. Au fil des épisodes, Patrice Luchet aborde avec pudeur et acuité les sujets les plus légers (les jeux du quotidien, les complicités, les premières amours) comme les plus graves (le rapport au corps, à la mort, l'inceste). Ses adolescents sont à l'opposé des versions héroïsées de la littérature classique et des caricatures (violence, drogue, etc.) rebattues par les médias. Ils sont lucides, pleinement conscients des inégalités sociales et savent à quel point celles-ci déterminent leur avenir. La puissance rythmée du poème, ses répétitions, révèlent les hésitations et les envolées de cette jeunesse. Dans une langue simple et orale qui restitue en un flot mouvant la vitalité de l'adolescence, il interroge le regard que les adolescents d'aujourd'hui portent sur une société qui les construit autant qu'ils la construisent.
14 nouvelles pour célébrer le goût de la rencontre et du vin partagé « Il y a des vins qui peignent de nouvelles couleurs à l?existence (...). Des vins qui arrivent au bon moment, drapés dans leur manteau de velours, qu?on cueille parce qu?on en a besoin, comme si on savait de quel amour ils procèdent. Des vins qui vous donnent l?impression de sortir d?un long sommeil des sens, et de revenir sur la terre des parfums et des couleurs. Sur la terre des gens. » Ce recueil compose une collection des moments précieux jalonnant la vie d?une femme, d?instants privilégiés, souvenirs de rencontres de voyage, d?histoires d?amour ou de longues amitiés, chacune associée à la découverte et au partage d?un vin. Un résiné frais et puissant dans la douceur d?un soir d?octobre sur une île des Cyclades, un vin jaune d?Arbois en apothéose d?une histoire d?amour et de découvertes, un Saint-Amour qui explose sur les tommettes de la cuisine, signant la fin d?une passion impossible... ... et un Bandol à Brutal Beach pour refaire le monde et évoquer les écrivains chéris, du « grand Pirotte » à Pierre Bergounioux : « une race d?hommes au verbe clair, à l?érudition modeste, au rire franc, à la plume leste ou chantournée. Une même race d?hommes, de ceux qui vous servent à boire sans rien en dire un vin qui leur ressemble ». Dans la nouvelle qui clôt cet hymne à la vie et à la convivialité, Florence Delaporte retrace l?engagement d?Ingrid Gancel, une vigneronne du Médoc, et son combat pour poursuivre sa « belle aventure, élaborer, fabriquer, vendre son vin », grâce au soutien de Terra Hominis et de son fondateur, Ludovic Aventin, qui signe la postface de ce recueil. Le vin est avant tout le fruit d?une terre et du travail des femmes et des hommes qui l?habitent. Il peut être suave ou âpre, puissant ou subtil, festif ou consolateur. Parce qu?il transmet une histoire, le vin nous relie. À la faveur d?heureux hasards, il s?accorde parfois au moment que nous vivons. Il l?accompagne avec justesse. Il fixe l?émotion suscitée dans notre mémoire comme l?écho de cet instant. Dans une langue précise, délicate et sensuelle, Florence Delaporte célèbre le partage de cet accord mystérieux, sa puissance jubilatoire ou réparatrice.
Résumé : En 2017, Marie Cosnay est en résidence dans un jardin merveilleux sur les bords de l'Adour. Chaque mercredi, elle y retrouve des réfugiés en attente d'un toit ou d'un droit. Ensemble ils collectent, traduisent des mots et partagent les récits de l'exil. C'est alors qu'un enfant se présente et avec lui la question de la protection de l'enfance. Saâ vient de Guinée-Conakry. Il a travaillé dur pour payer le passeur, traversé plusieurs frontières et subi mille violences avant d'arriver en France, à Irun, où Marie Cosnay croise sa route. Il a seize ans et après l'épopée du voyage, c'est une nouvelle bataille qu'il doit livrer pour faire reconnaître sa minorité auprès de l'administration française et bénéficier d'une protection : un parcours faits d'incohérences, d'injonctions folles - être clair avec son histoireâ¯-, et d'espoirs déçus. Du conte au documentaire, Marie Cosnay fait surgir les images, nomme l'insupportable et porte les voix de ceux dont on refuse de considérer les vies.
Ce récit choral et intimiste s?inscrit dans une actualité brûlante et met en voix laréalité des personnels qui oeuvrent au sein de l?hôpital : un quotidien caractérisé par lanécessité de pallier une pénurie chronique de moyens matériels et humains.Une situation au bord de l?implosion mise en lumière et exacerbée par la pandémiede covid.Depuis quinze ans, Caroline Girard intervient dans plusieurs hôpitaux parisiens avec LaLiseuse, compagnie de lecture à voix haute qu?elle dirige. À la demande d?une soignante,elle a recueilli la parole de nombreux personnels hospitaliers ébranlés physiquement etpsychiquement par cette crise larvée et cette pandémie sans précédent.Elle s?est associée à l?écrivain Franck Magloire pour qu?ensemble ils donnent à entendre cesvoix dans toute leur diversité et leur complexité. De ce geste à la fois littéraire et politique,est née l?écriture de ce livre.L?hôpital ne se réduit pas au monde des soignant.es ; il incorpore aussi des métiers méconnuset des travailleurs de l?ombre : logisticien, agent de traitement des déchets, agente de lachambre mortuaire...C?est à partir de 35 témoignages, de 70h d?enregistrement audio, et sans jamais trahir la parolerecueillie que les deux auteurs ont composé cette fresque polyphonique, réalisant un travailde réécriture, de montage et d?assemblage pour aboutir à un récit sensible, fluide et littéraire.Récit qui se présente comme une mosaïque de voix, portées par un flux unique évoquant lajustesse du choeur antique.Variant les rythmes et les tonalités, les auteurs sont parvenus à restituer toute une paletted?émotions et de sentiments, le rythme haletant et oppressant des journées de travail qui n?enfinissent pas, l?urgence des gestes à réaliser qui ne laisse plus de place à la réflexion, la craintede ne pouvoir faire face, mais aussi et surtout la passion de soigner. L?évocation de tranchesde vie plus intimes offre au récit des respirations inattendues. En outre, il n?exclut ni l?humour,ni le rocambolesque. Le lecteur découvre des portraits sensibles et vivants de femmes etd?hommes mus par un engagement sans faille.Les gens ont toujours l?impression que l?hôpital tient, mais en fait l?hôpital ne tient pas. Qu?est-ce qui faisait qu?avant on criait déjà ? s?interroge un soignant. L?hôpital public est depuis trop longtemps en sursis, sa mission ne perdure qu?au prix du sacrifice de ses agent.es.Les hospitaliers est un hommage à leur combat quotidien.
Cet ouvrage sur et avec Marie Cosnay inaugure la nouvelle collection de création/recherche Bruits de Langues ; il est aussi le premier livre critique consacré à son oeuvre. Ouvrage polyphonique composé à partir d'échanges multiples entre l'autrice et les contributeurs, il propose une pluralité d'accès à une oeuvre devenue incontournable dans le paysage littéraire contemporain. Au cours des échanges, Marie Cosnay revient sur la part fictionnelle, autobiographique et documentaire de son oeuvre, sur l'importance pour elle des récits historiques et quotidiens, sur son travail de traduction et de réécriture des mythes. Les violences de l'Histoire : corps maltraités, enfance déniée, ruptures des liens sociaux, pertes d'identité sont autant de thèmes qui traversent son oeuvre. Les récits de ou sans frontières sont pour Marie Cosnay un lieu d'accueil, d'hospitalité, de recherche aussi. A la fois une nécessité et une responsabilité.