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Les Métamorphoses du Graal
Lachet Claude
FLAMMARION
13,00 €
Épuisé
EAN :9782080712271
Au même titre que la légende de Tristan et Iseut, le mythe du Graal - mystérieux récipient pourvoyeur de puissance et d'immortalité - a irrigué l'imaginaire des auteurs médiévaux. Cette anthologie fait la lumière sur un objet dont la quête a lancé les chevaliers arthuriens sur les routes et nourri les plus fabuleux récits. Elle retrace l'histoire du Graal dans la littérature du Moyen Age, depuis sa première apparition sous les yeux éblouis de Perceval dans Le Conte du Graal de Chrétien de Troyes jusqu'à sa montée aux cieux dans Lo Queste del Saint Graal. Du XIIe au XVe siècle, le Graal se perd, se retrouve, se transforme, se christianise - de simple écuelle il devient vase, puis adopte sa forme définitive, celle d'un calice ayant servi, peut-être, à recueillir le sang du Christ en croix. Symbole de la recherche de l'idéal et de l'élan vers le sublime, la quête du Graal incarne le voyage de l'âme désireuse d'abreuver sa soif de sens, de beauté, et de spiritualité. La fascination exercée par le Graal au Moyen Age, l'engouement qu'il suscite de nos jours encore - que l'on songe par exemple au Da Vinci Code de Dan Brown, ou aux films de Terry Gilliam (Sacré Graal; Fisher King) - témoignent de la force de son symbolisme. Tout à la fois "lumière, musique, parfum et nourriture" comme l'écrit Julien Gracq, le Graal apparaît, à travers la quarantaine d'extraits d'oeuvres médiévales en prose en vers rassemblées dans cette anthologie, comme une source inépuisable d'émerveillement.
Le Couronnement de Louis, composé entre 1131 et 1150, est la plus ancienne chanson de geste appartenant au Cycle de Guillaume d'Orange. Fondée en partie sur des données historiques mêlant des souvenirs carolingiens à des réalités et des rêves capétiens, cette oeuvre est un chastoiement politique, illustré par un guerrier exemplaire qui lutte obstinément contre les Sarrasins et les factieux, et défend, avec loyauté et abnégation, la Chrétienté et la monarchie héréditaire de droit divin, dont il garantit le principe, quelle que soit la personnalité du roi, aussi pusillanime soit-il. Le poète possède le souffle épique mais il sait l'entrecouper par moments de répliques vives ou amusantes et de traits humoristiques ou burlesques. Le message convaincra d'autant plus l'auditoire chevaleresque que la chanson ne se borne pas à reprendre les techniques, les thèmes et les topiques traditionnels, mais innove en variant les tonalités et les scènes majestueuses ou légères. C'est la principale réussite du Couronnement de Louis qui ne manque pas de panache.
Une nouvelle édition de Sone de Nansay dont le texte est conservé dans un manuscrit unique, appartenant à la Bibliothèque Nationale et Universitaire de Turin sous la cote L. I. 13, s'imposait après celle de Moritz Goldschmidt, parue en 1899. En effet ce roman d'aventures en vers, composé dans le dernier tiers du XIIIe siècle par un clerc brabançon, mérite d'être mis en lumière. Somme littéraire regroupant toutes les formes d'écriture (prose, octosyllabes à rimes plates, strophes de décasyllabes) et tous les genres (roman biographique et dynastique, récit épique, poésie lyrique, rondets de carole), Sone de Nansay est aussi un roman pluriel : roman d'éducation sur tous les plans (militaire, sentimental, sexuel, politique et religieux), roman courtois, roman d'amour et de chevalerie, roman nuptial, roman exotique, précieux pour la connaissance de la Norvège et roman du Graal.
Composé dans le dernier tiers du XIIIe siècle par un clerc brabançon, Sone de Nansay est un roman d'aventures en vers non arthurien. Il relate l'ascension sociale d'un cadet de famille, dépourvu de fief, qui, par ses seuls mérites, gravit tous les échelons de la hiérarchie, depuis le stade d'écuyer jusqu'au sacre de roi de Norvège et au titre d'empereur de la chrétienté, en passant par la condition de soldat mercenaire puis de tournoyeur. Ses multiples exploits lui valent d'être aimé par deux dames et trois demoiselles. Longtemps épris d'une orgueilleuse sans merci, il parvient à s'en détacher pour épouser la princesse Odée. Sone de Nansay est un roman pluriel : roman éducatif sur tous les plans (militaire, sentimental, sexuel, politique et religieux), roman d'armes et d'amour, roman courtois, roman nuptial, roman dynastique, roman exotique, au demeurant l'un des premiers de la littérature française, roman épique, roman pieux autour du Graal et de Joseph d'Arimathie. Véritable microcosme de la littérature des XIIe et XIIIe siècles, il est à l'image de son temps, où s'équilibrent la raison et la foi et où s'affirment les valeurs individuelles.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)