Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
De l'amour et du vin
Delaporte Florence
IRE MARGES
16,00 €
Épuisé
EAN :9791092173789
14 nouvelles pour célébrer le goût de la rencontre et du vin partagé « Il y a des vins qui peignent de nouvelles couleurs à l?existence (...). Des vins qui arrivent au bon moment, drapés dans leur manteau de velours, qu?on cueille parce qu?on en a besoin, comme si on savait de quel amour ils procèdent. Des vins qui vous donnent l?impression de sortir d?un long sommeil des sens, et de revenir sur la terre des parfums et des couleurs. Sur la terre des gens. » Ce recueil compose une collection des moments précieux jalonnant la vie d?une femme, d?instants privilégiés, souvenirs de rencontres de voyage, d?histoires d?amour ou de longues amitiés, chacune associée à la découverte et au partage d?un vin. Un résiné frais et puissant dans la douceur d?un soir d?octobre sur une île des Cyclades, un vin jaune d?Arbois en apothéose d?une histoire d?amour et de découvertes, un Saint-Amour qui explose sur les tommettes de la cuisine, signant la fin d?une passion impossible... ... et un Bandol à Brutal Beach pour refaire le monde et évoquer les écrivains chéris, du « grand Pirotte » à Pierre Bergounioux : « une race d?hommes au verbe clair, à l?érudition modeste, au rire franc, à la plume leste ou chantournée. Une même race d?hommes, de ceux qui vous servent à boire sans rien en dire un vin qui leur ressemble ». Dans la nouvelle qui clôt cet hymne à la vie et à la convivialité, Florence Delaporte retrace l?engagement d?Ingrid Gancel, une vigneronne du Médoc, et son combat pour poursuivre sa « belle aventure, élaborer, fabriquer, vendre son vin », grâce au soutien de Terra Hominis et de son fondateur, Ludovic Aventin, qui signe la postface de ce recueil. Le vin est avant tout le fruit d?une terre et du travail des femmes et des hommes qui l?habitent. Il peut être suave ou âpre, puissant ou subtil, festif ou consolateur. Parce qu?il transmet une histoire, le vin nous relie. À la faveur d?heureux hasards, il s?accorde parfois au moment que nous vivons. Il l?accompagne avec justesse. Il fixe l?émotion suscitée dans notre mémoire comme l?écho de cet instant. Dans une langue précise, délicate et sensuelle, Florence Delaporte célèbre le partage de cet accord mystérieux, sa puissance jubilatoire ou réparatrice.
Résumé : Ann Stilwell, jeune étudiante d'une ville rurale des Etats-Unis, arrive à New York pour un stage d'été au Metropolitan Museum of Art. Sur place, elle est assignée au Cloître, un musée gothique réputé pour sa collection d'art médiéval, afin d'assister Patrick Roland, un professeur charismatique et troublant. Ann se prête volontiers au jeu des théories les plus excentriques de son tuteur et de la très belle et brillante Rachel Mondray. Mais ce qui débute comme de la curiosité universitaire devient vite une obsession lorsqu'une mort mystérieuse révèle l'existence de cartes de tarot du XVe siècle qui pourraient prédire le futur... Addictif, vénéneux, best-seller des ventes au New York Times et déjà traduit en douze langues. Un dénouement qui cueille le lecteur. The New York Times. Une histoire d'ambition cruelle et réussie. The Guardian. La tension et la menace montent graduellement dans ce premier roman exceptionnel. Library Journal. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Carole Delporte et Florence Noblet.
Une anguille dans tous les filets, Valentine est insaisissable. Elle n'a pas de poil, d'écaille ni de plume encore, c'est pour cela qu'elle vole comme un poisson entre les branches du noyer de la cour de l'école." Valentine grandit seule au milieu d'une fratrie disloquée. Avec son amie Hélène, elles vont suivre des chemins parallèles en quête d'absolu jusqu'à ce qu'Hélène rencontre la drogue et Valentine le plaisir que lui donnent malgré eux les garçons. Entre l'indifférence d'une mère, la violence d'un père qui noie dans l'alcool sa détestation d'un monde où il n'a plus sa place, ce sont les cahots d'une enfance meurtrie, riche aussi de ce qu'elle explore: la ville, la foi, les corps. Rien ne commence dans l'enfance, même si l'on se berce de premières fois. Tout a déjà pris racine avant, sans qu'on s'en aperçoive. Rien ne finit jamais non plus, puisque l'enfant que Valentine a été s'adresse encore avec confiance à l'adulte qu'elle est devenue... C'est ainsi que l'écrivain répond à la petite fille restée enfouie au plus profond de son être, et veille sur elle.
Résumé : Se délivrer d'une enfance meurtrie. Faire comme si les coups, les hurlements, les insultes, ça ne faisait rien, comme si on pouvait trouver ça normal, ça serait le mensonge le pire, ça serait sa victoire à lui, insupportable. C'est pour ça qu'elle réagit de toutes ses forces quand il la frappe. Si elle ne lui renvoyait pas sa douleur en pleine face, elle ne partirait jamais. Rien ne peut enfermer Jeanne. Ni la violence du père qui lamine sa famille ni l'amour de Matt, qui lui offre les Grands Lacs et la clef d'une maison de bois. Maintenant, alors qu'elle n'a pas vingt ans, elle va devoir choisir ce qu'elle abandonne, mais peut-on se défaire de tout ? Qui est-il vraiment, cet homme malheureux à en frapper ses enfants ? Sur fond de bourgeoisie déchue et toxique, de rêves anéantis par l'Histoire, Hors d'ici interroge, avec élégance, les meurtrissures de l'enfance et de l'adolescence, et leurs stigmates.
Sa vie dès les premiers jours a tenu à un fil. Lequel ? Le fil de trame ! Un fil de soie peut-être, comme celui que tenait Mansour derrière Shéhérazade, parle ou meurs, petite, mais voici l'aube, il faut tenter de vivre. Alors elle se raconte des histoires, un vrai tissu de mensonges. Le fil de chaîne a tenu bon, elle entre maintenant dans le droit fil de sa vie, est-ce qu'elle a fini par se fabriquer une armure ? On dirait qu'elle s'oriente comme une canette sur son axe de rotation, va-t-on en voir de toutes les couleurs ce soir ? " Pendant qu'on prépare un vernissage au musée du textile de Belarbre, gens, bêtes et machines se montrent tels qu'ils sont vraiment. La directrice court toute nue à cinq heures, le chat s'envole en haut du frigo, l'effilocheuse raconte la peur de vivre et les gens importants resserrent leur cravate devant le micro. Un petit monde presque normal qui oscille entre le plaisir de nuire et l'enchantement, l'attente de l'amour, de l'éternité. Jusqu'à la nuit qui apporte sa moisson de surprises.La chambre des machines est le quatrième roman de Florence Delaporte.
Le 4e épisode de la série "Tout un Peuple" Quand on est en troisième, décembre, c'est le mois du stage en entreprise. Hristo n'a rien trouvé et reste au collège. Lucie est au Parlement européen, sa mère y a ses entrées, d'autres sont au supermarché du quartier. Aymen traverse la zone du chantier pour se rendre à la pharmacie qui l'accueille, comme il le fait tous les matins pour aller au collège. S'y croisent dès l'aube les ouvriers et les livreurs qui déboulent de tous côtés au volant de leurs camions, des intérimaires égarés et les derniers fêtards de la nuit. En chemin, il songe aux autres, les filles et garçons de sa classe : Vasil, tout frêle, qui travaille déjà sur les chantiers, Laurane et sa fragilité, et Fatima qui rêve de vivre dans la forêt, au pays d'Aliouché, une promesse de beauté, un luxe, une échappatoire à la brutalité de la ville. Bravant une pluie soudaine et diluvienne, rêvant d'ailleurs, il poursuit son chemin, résolu, entre les trottoirs défoncés. Dans ce 4e épisode, Patrice Luchet poursuit son exploration du monde de l'adolescence autour de la figure d'Aymen, portant, dans cette nouvelle, son attention sur l'environnement périurbain dans lequel évoluent ses personnages. Une zone grise à la périphérie de la ville, un monde vide de paysage, qui exprime la mise au ban de celles et ceux qui l'habitent.
Un salon littéraire, une auteure qui signe son premier roman, les mondanités d'une inauguration... Une dame, pas tout à fait comme tout le monde s'invite à la fête. Le cocktail est la première d'une série de nano-nouvelles dans lesquelles Brigitte Comard débusque l'insolite de la vie. Ce qui, au détour des petits rituels sociaux, raconte les ressorts intimes et invisibles des existences. L'endroit microscopique où peut advenir le basculement d'un ordre établi, une subversion de la normalité, peut-être l'irruption d'un moment singulier d'humanité.
Un voyage au coeur de la Russie d'aujourd'hui : un cahier de 32 photographies couleur et noir et blanc assorti d'un récit composé de 32 portraits d'habitants de la ville de Satka. En 2019, l'Ambassade de France en Russie et l'Institut français invitent le photographe Bruno Boudjelal à réaliser un travail sur la Russie. Celui-ci propose à l'écrivain François Beaune de l'accompagner. Pour leur résidence de création, ils cherchent une petite ville à même d'incarner la Russie contemporaine. Ce sera Satka, ville minière de l'Oural où la vie s'organise autour de Magnezit, une entreprise qui extrait un minéral, la magnésite, dont on fait des moules pour manipuler les métaux en fusion. Qui sont aujourd'hui les habitants de Satka ? Comment vit-on à Satka ? Jusqu'au milieu du 18e siècle et l'arrivée des premiers paysans, forcés de quitter leurs villages de l'Ouest et de se transformer en ouvriers pour forger les armes du tsar, cette région de basse montagne est peu peuplée. C'est une terre d'estivage, une forêt de bouleaux, de pins et de fraises des bois. Pendant un siècle et demi, Satka est un camp de travail pour les ouvriers des hauts fourneaux. Puis, la découverte de la magnésite au début du 20e siècle et son exploitation font de Satka une ville, officiellement, en 1937. Elle est aujourd'hui une unité de production de 30 000 habitants, avec ses HLM des années 60-70 typiques de cet oblast industriel de Tchéliabinsk. Entre 2019 et 2020, le photographe et l'écrivain séjournent à Satka à deux reprises (un été et un hiver), partant à la rencontre de ses habitants, tissant des liens avec une trentaine d'entre eux qui ont choisi de leur raconter leurs histoires. Le livre s'ouvre sur un cahier de 32 photographies légendées : paysages dépouillés souvent austères, qui dévoilent la pauvreté des habitats et portraits, certains en surimpression sur les paysages, les corps s'inscrivant dans les paysages qui les déterminent. Le grain marqué, le flou assumé et les teintes tragiques suggèrent les parts d'ombre et les traumatismes de l'Histoire qui se lisent sur les visages. Les photographies guident le lecteur jusqu'au récit qui les suit : 32 portraits de femmes et d'hommes que dresse François Beaune à partir d'une histoire, une anecdote intime, qu'ils lui confient : Svetlana, la belle enseignante aux origines mixtes, ukrainienne et bashkir, Marina la nostalgique de l'Union soviétique, Sergueï le tigre d'acier, nationaliste convaincu qui vit dans l'attente d'une guerre à venir, ou encore Alexander le dissident, opposant déclaré à Poutine, qui témoigne d'une Russie désunie. Les récits collectés, entrecoupés de réflexions plus personnelles de l'auteur, dévoilent par petites touches la réalité quotidienne d'un peuple qui n'a cessé de subir les guerres, les déportations, le joug des pouvoirs politiques. Un peuple souvent nostalgique du passé soviétique qui vit avec le mythe d'une nation héroïque, fière et vertueuse. Un peuple qui résiste à l'absence de perspectives en nourrissant un imaginaire riche et poétique.
Résumé : 1953, Hollywood. Fritz Lang tourne "Human Desire", un remake du film de Jean Renoir, "La Bête humaine", adapté du roman de Zola : un drame de la jalousie qui met en scène un triangle amoureux et le porte à la haine, à la violence et au meurtre. Vicki, une jeune femme mariée à Carl, un homme usé et violent, tente de convaincre Jeff, son amant, jeune cheminot de retour de la guerre de Corée, de l'aider à se débarrasser de son mari. Ce dernier la fait chanter après avoir assassiné un homme riche et influent dans les bras duquel il avait poussé son épouse pour conserver son emploi. Qui est Vicki Buckley ? Une femme fatale cynique, menteuse, perverse, usant de ses charmes pour manipuler les hommes et arriver à ses fins ? Ou bien une jeune femme victime d'une Amérique puritaine, de la violence et de la lâcheté des hommes, qui cherche désespérément à sauver sa peau ? La Bête, c'est elle, martèlent les producteurs. Mais pour Fritz Lang, le Mal est partout, pas seulement sur les épaules de Vicki. Excédé par la bêtise de l'idéologie hollywoodienne et ce qu'il voit comme un moralisme niais, il se bat pied à pied pour déjouer les injonctions des producteurs avec la seule arme qui lui reste : la mise en scène. C'est la mise en scène qui montrera que Vicki n'est pas la garce que le scénario a fabriquée, mais une femme beaucoup plus complexe et riche de secrets. Portrait du vieux Lang en artiste Inspiré de faits réels, "Vicki et Mr. Lang" est un roman construit autour de la relation passionnelle qui unit Lang à son héroïne (le réalisateur n'est-il pas aussi secrètement amoureux de son actrice, Gloria Grahame ? ) : l'auteur réinvente des personnages authentiques (Fritz Lang, les acteurs du film) et fond la fiction dans la fiction, le film dans le tournage du film tel qu'il l'imagine. Entrecoupant le récit de "Human Desire" de scènes d'écriture du scénario, de scènes de tournage, d'autres encore où Lang s'interroge ou se remémore des tournages passés, le roman alterne les points de vue sur Vicki, celui du cinéaste, celui du narrateur, tous deux scrutant son âme, pour mieux la cerner et percer son mystère. Jean-Paul Engélibert imagine un Fritz Lang virtuose de la mise en scène, travailleur acharné, obsessionnel, mais aussi vieillissant (il a 63 ans), solitaire et désabusé, tyrannique sur le plateau : sa carrière américaine touche à sa fin et 3 ans plus tard, ne parvenant plus à tourner à Hollywood, il rentrera en Allemagne pour y faire ses 3 derniers films. Volontiers méditatif, regrettant peut-être sa jeunesse en Allemagne, il se retourne avec nostalgie sur un passé où il avait les coudées franches pour exercer son art.