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Vicki et Mr. Lang
Engélibert Jean-Paul
IRE MARGES
19,00 €
Épuisé
EAN :9791092173697
1953, Hollywood. Fritz Lang tourne "Human Desire", un remake du film de Jean Renoir, "La Bête humaine", adapté du roman de Zola : un drame de la jalousie qui met en scène un triangle amoureux et le porte à la haine, à la violence et au meurtre. Vicki, une jeune femme mariée à Carl, un homme usé et violent, tente de convaincre Jeff, son amant, jeune cheminot de retour de la guerre de Corée, de l'aider à se débarrasser de son mari. Ce dernier la fait chanter après avoir assassiné un homme riche et influent dans les bras duquel il avait poussé son épouse pour conserver son emploi. Qui est Vicki Buckley ? Une femme fatale cynique, menteuse, perverse, usant de ses charmes pour manipuler les hommes et arriver à ses fins ? Ou bien une jeune femme victime d'une Amérique puritaine, de la violence et de la lâcheté des hommes, qui cherche désespérément à sauver sa peau ? La Bête, c'est elle, martèlent les producteurs. Mais pour Fritz Lang, le Mal est partout, pas seulement sur les épaules de Vicki. Excédé par la bêtise de l'idéologie hollywoodienne et ce qu'il voit comme un moralisme niais, il se bat pied à pied pour déjouer les injonctions des producteurs avec la seule arme qui lui reste : la mise en scène. C'est la mise en scène qui montrera que Vicki n'est pas la garce que le scénario a fabriquée, mais une femme beaucoup plus complexe et riche de secrets. Portrait du vieux Lang en artiste Inspiré de faits réels, "Vicki et Mr. Lang" est un roman construit autour de la relation passionnelle qui unit Lang à son héroïne (le réalisateur n'est-il pas aussi secrètement amoureux de son actrice, Gloria Grahame ? ) : l'auteur réinvente des personnages authentiques (Fritz Lang, les acteurs du film) et fond la fiction dans la fiction, le film dans le tournage du film tel qu'il l'imagine. Entrecoupant le récit de "Human Desire" de scènes d'écriture du scénario, de scènes de tournage, d'autres encore où Lang s'interroge ou se remémore des tournages passés, le roman alterne les points de vue sur Vicki, celui du cinéaste, celui du narrateur, tous deux scrutant son âme, pour mieux la cerner et percer son mystère. Jean-Paul Engélibert imagine un Fritz Lang virtuose de la mise en scène, travailleur acharné, obsessionnel, mais aussi vieillissant (il a 63 ans), solitaire et désabusé, tyrannique sur le plateau : sa carrière américaine touche à sa fin et 3 ans plus tard, ne parvenant plus à tourner à Hollywood, il rentrera en Allemagne pour y faire ses 3 derniers films. Volontiers méditatif, regrettant peut-être sa jeunesse en Allemagne, il se retourne avec nostalgie sur un passé où il avait les coudées franches pour exercer son art.
Quand la notion d'intertextualité est apparue à la fin des années 1960, elle s'inscrivait dans une " théorie du texte " insistant sur la " productivité " de l'écriture et la signifiance comme " procès ". Instituée en catégorie générale par ses promoteurs, elle ne prétendait pas constituer un instrument critique, mais participait d'un projet philosophique. Plus tard, quand l'intertexte a commencé à faire l'objet de descriptions dans une visée poéticienne, la critique littéraire y a gagné des concepts opératoires ; elle y a peut-être perdu les perspectives générales que la théorie du texte cherchait à imposer. En se proposant de travailler sur trois mots - reprise, répétition, réécriture - les comparatistes ont voulu relancer l'intérêt pour l'intertextualité en ce début de XXIe siècle où cette notion, employée dans un contexte très éloigné de celui où elle a vu le jour, semble avoir perdu de son pouvoir de questionnement. Or toute étude comparatiste la convoque nécessairement, même si cela reste implicite, au point qu'on oublie de s'interroger sur son sens. Combien d'études de source ou d'influence se sont-elles masquées depuis vingt-cinq ans sous le vocabulaire de l'intertextualité ? Ces trois mots évoquent trois types de lecture des rapports que les ?uvres d'art entretiennent avec d'autres ?uvres d'art. Le premier est métaphorique : si texte veut dire tissu, comme on le dit couramment depuis Barthes, sa reprise suggère à la fois les fortunes et infortunes de sa réception (accrocs, raccords, raccommodages...) et la nécessité de toujours remettre l'ouvrage sur le métier ; il insiste sur le fait que toujours déjà tout est dit et que pourtant, sans cesse, le langage se réinvente. Le second est pratique et herméneutique : que la répétition porte sur des unités de discours plus ou moins grandes, ou qu'elle renvoie, dans une autre acception, au travail théâtral, elle suppose toujours un usage réfléchi de la langue et implique une transformation, même minimale, de l'énoncé. Le Pierre Ménard de Borges est ici l'exemple canonique ; la répétition interroge paradoxalement l'histoire : que s'est-il passé entre ses deux occurrences pour qu'un énoncé soit devenu différent de lui-même ? Le troisième est scriptural et critique : la réécriture renvoie aux opérations multiples qu'un texte effectue toujours sur d'autres textes et dont on peut entreprendre le repérage et le classement. Les quarante-et-une études de ce volume s'attachent à ces trois perspectives par lesquelles se décrit l'infini travail de pliage et de dépliage en quoi consiste l'écriture.
Engélibert Jean-Paul ; Lampropoulos Apostolos ; Po
La métaphore du débordement suggère à la fois une fonction de l'oeuvre littéraire ou artistique, voire une aptitude qui lui est inhérente, et une façon de rappeler ses limites ou de lui imposer un certain contour, de la mettre en contact avec le monde vers lequel elle déborde tout en la séparant de lui, ne serait-ce qu'artificiellement. Toutes sortes de "bords" peuvent aider à penser le monde des arts et ses ambivalences, à différents niveaux de réalité : l'artiste est pris entre la sensation que l'art "déborde", ne lui laissant aucun dehors saisir, et l'impérieuse nécessité où il se trouve de "déborder" lui-même ; le lecteur ou spectateur est pris dans des réseaux complexes de cercles savants plus ou moins conscients du vaste hors-champ constitué par tous ceux qui n'ont pas l'art dans leurs vies et n'ont aucune pensée de ses enjeux politiques ; diverses institutions, enfin, hiérarchisent et "bordent" les gestes critiques. Le présent volume interroge ces différents acteurs, dans le sillage de cheminements critiques familiers, émanant d'artistes comme l'écrivain Italo Calvino ou le plasticien Jorge Méndez Blake (dont une oeuvre illustre la couverture), ou de philosophes comme Jacques Derrida et Jacques Rancière. La première section, Traductions critiques : mots et figures du débordement, interroge le rapport entre langue et action et à travers lui les moyens de l'écrivain. La deuxième section, Gestes critiques : interprétation et performance, pose l'horizon d'une réception dans l'espace public du théâtre ou de la rue, aborde la question du débordement comme "confluence". La troisième section, Débordement dans le genre, propose une déclinaison de la notion de genre à travers les représentations des femmes au XVIIe siècle et le croisement des questions du genre, de la race et de la classe sociale dans les littératures du début du XXIe siècle. La dernière section, Au bord du contemporain, interroge spécifiquement la façon dont le récit contemporain travaille les cadres. L'ambition du volume n'est pas seulement de parler des débordements, d'en faire la liste ou d'en rappeler la diversité. Il montre que ce sont surtout des occasions de rencontres, des invitations à des assemblées publiques et à des croisements de corps et de voix.
Engélibert Jean-Paul ; Attridge Derek ; Brezault E
Auteur majeur des lettres anglaises depuis une trentaine d'années, désormais traduit et commenté dans le monde entier, J. M. Coetzee est encore peu étudié en France et souvent perçu à travers le filtre post-colonial. Or, le romancier sud-africain est aussi un lecteur assidudes plus grands écrivains européens de l'Antiquité au XXe siècle. Depuis ses débuts, il entretient un dialogue constant avec ses prédécesseurs. Les douze essais de ce volume cernent les contours de cet intertexte qui se développe de Terres de crépuscule à L'Homme ralenti et l'analysent. Virgile, Defoe, Dostoïevski, Kafka, Beckett apparaissent comme les interlocuteurs les plus importants, derrière lesquels se profilent Nietzsche, Rilke, T. S. Eliot et bien d'autres: poètes, romanciers, autobiographes, philosophes. L'intérêt proprement critique du repérage de ces sources est évident. Mais, s'agissant d'un auteur qui a vécu la plus grande partie de sa vie sous l'apartheid, le travail critique même oblige à s'interroger sur les rapports de la littérature et de l'histoire. A leur carrefour se situe le classique: l'ensemble des oeuvres humaines que 1. M. Coetzee définit comme ce qui survit à la barbarie parce qu'hommes et femmes ne peuvent s'en passer à aucun prix. Sous l'apartheid et dans la nouvelle Afrique du Sud, il affirme la nécessité du classique et celle d'une littérature qui, tendue elle-même vers un devenir-classique, transmette ses pouvoirs éthiques et politiques. Biographie de l'auteur Jean-Paul Engélibert, qui a dirigé cet ouvrage, est maître de conférences à l'université de Poitiers où il enseigne la littérature générale et comparée. Il est l'auteur d'une thèse sur ta Postérité de Robinson Crusoé (Droz, 1997) et d'un essai sur J. M. Coetzee, Aux avant-postes du progrès (Pulim, 2003) et a dirigé un volume sur la Dimension mythique de la littérature contemporaine (La Licorne, n° 55, 2000).
Une "question animale" se pose avec insistance aujourd'hui: découvertes majeures en éthologie, avec ta mise en évidence de cultures animales ; prolifération de discours philosophiques, d'essais littéraires, de récits consacrés aux bêtes, multipliant les protocoles de relecture qui questionnent les rapports entre la raison et le sensible ; développement d'une " éthique animale" et "environnementale". Car cet intérêt se dessine sur fond de catastrophe écologique et d'extinction des espèces. Alors que les avancées scientifiques font apparaître des mondes perceptifs communs aux animaux et aux hommes, que l'imagination littéraire avait sondés autrement, leurs communautés vécues reculent, voire disparaissent, produisant une inquiétude nouvelle. L'idée surgit d'un "contrat" moral entre humains et animaux que l'époque moderne aurait rompu. Faut-il construire un tel contrat pour notre présent, et avec quels instruments? Ou faut-il repenser de fond en comble nos rapports avec le monde animal? Sur ces questions se confrontent utilitarisme anglo-saxon et déconstruction continentale, les uns parlant de droits, de devoirs et d'intérêts mutuels, les autres oeuvrant à "rouvrir la question du pathos" et faisant entendre le "silence des bêtes", tandis qu'une nouvelle littérature, fictionnelle ou non, requestionne les pouvoirs et les limites de l'empathie et de la compassion. Au risque d'alimenter un nouveau mythe : celui de l'animal-victime, témoin muet d'une faute humaine universelle, qui viendrait rejoindre et représenter les victimes des catastrophes historiques du XXe siècle. Ce livre tente d'accompagner ces questions et ce mythe sur un mode critique, qui nous invite à penser à nouveaux frais nos similitudes et nos différences.
C'est l'été. Plusieurs filles et garçons manquent à l'appel : il y a ceux qui sont partis vers des destinations exotiques ou dans la famille et puis les autres, ceux qui restent. Sous la chaleur écrasante de juillet, ceux qui restent se retrouvent autour d'un banc du quartier et imaginent chaque jour de nouveaux jeux. Livrés à eux-mêmes et à l'ennui qui les guette, sans perspective de changer d'horizon, ils rivalisent pourtant d'imagination et de créativité pour réinventer chaque journée. L'un d'eux improvise un chant puis une marche pour l'accompagner. Une sorte de haka prend forme, que les autres reprennent bientôt en choeur. Un hymne spontané pour consacrer le peuple qu'ils forment et affirmer haut et fort, face au soleil, ce qu'ils sont et ce qui les lie. "Tout un Peuple" est une série de nouvelles poétiques mettant en scène une trentaine d'adolescents qui sont les personnages d'une fresque fresque composée de douze épisodes pour une année de leur vie.
Résumé : A la rue est un témoignage sur l'engagement, un livre de colère et d'espoir. Eté 2016, treize familles roms sont expulsées de leur lieu de vie et se retrouvent dehors dans la ville de Montreuil en Seine-Saint-Denis. Une cinquantaine de personnes sans abri, dont une vingtaine d'enfants, parmi les dix mille expulsées par les autorités cette année-là en France. L'autrice Juliette Keating et le photographe Gilles Walusinski participent à la mobilisation citoyenne qui s'organise autour des familles et demande leur relogement. A la rue est à la fois un récit littéraire et réflexif sur l'expérience de l'engagement collectif et le recueil de documents qui ont valeur de témoignages. A la rue se compose de deux parties complémentaires articulées autour d'un cahier de 32 photographies noir & blanc : La première, "Débrief", texte littéraire et politique, a la forme d'un poème narratif dans lequel l'autrice revient sur son engagement de plusieurs années auprès de familles rroms, sur ce que cette expérience bouleverse dans le cours de sa vie, remue en elle. Elle questionne les mobiles de cet engagement, y cherche les raisons profondes et décrit les mécanismes de la discrimination tels qu'elle les constate en accompagnant une famille dans l'ouverture de ses droits sociaux. Si l'éternel engrenage des évictions, le délitement de la mobilisation collective face au pouvoir politique qui joue le jeu du pourrissement, et le découragement qui peut s'ensuivre sont présents dans le texte, c'est l'énergie que procure le collectif et la force des rencontres qu'il occasionne qui l'emportent. Même si l'issue n'est pas ce que l'on voudrait qu'elle soit, une lutte collective est gagnée du fait même qu'elle a lieu. C'est une victoire contre le renoncement. Dans une langue nerveuse, rythmée, sans concession Juliette Keating dénonce un état du monde fondé sur l'injustice. La seconde, "Dehors", est le recueil de documents produits entre 2016 et 2018 : des extraits d'articles écrits dans un blog de l'autrice hébergé par Mediapart. L'événement que constitue l'expulsion des familles et leur errance dans la ville est consigné régulièrement, avec ses lenteurs, ses coups de théâtres, ses petites victoires, ses promesses et faux espoirs. Présentés dans l'ordre chronologique, ces textes sont les traces attestant de la réalité des événements, une partie de leur mémoire. Fixer la mémoire, le cahier central de photographies réalisées par Gilles Walusinski réunit des images de la mobilisation et des familles, qui sont autant de documents témoins. Ces images puisent leur force dans la saisie d'instantanés pendant une période continue de plusieurs mois, qui racontent, montrent, et dénoncent une réalité indéniable. Ainsi est documentée la vie à la rue mais aussi la force de caractère, l'énergie de ceux et celles bien décidés à lutter pour leurs droits. Loin des stéréotypes associés aux images exotiques des Tsiganes, les photographies de Gilles Walusinski sont des témoignages réalisés avec précision, acuité et empathie.
Résumé : Ce recueil composé de 42 nouvelles indépendantes les unes des autres, tant du point de vue du sujet que du style, rassemble la plupart des formes courtes de l'auteur écrites depuis le début des années 80. Chaque nouvelle met en scène un personnage, un homme, une femme, parfois un enfant, confronté à une situation banale du quotidien (une visite au musée, une panne de voiture, un rêve), un événement douloureux où son existence bascule (la maladie, le deuil, un licenciement ou une rupture amoureuse) ou encore une situation d'exclusion (le fait d'être étranger, la folie). Certaines nouvelles glissent vers le conte ou le poème, la dystopie ou le récit onirique. Cependant, de la variété des formes, une unité se dégage, celle d'un monde où l'être humain est confronté à la précarité et à la violence d'une société qui ne respecte ni ses rythmes ni ses aspirations personnels, où la vie se résume, comme dans la nouvelle "Sois funambule" à subir l'injonction de suivre une route déjà tracée en tentant de ne pas chuter. Ecrivain de l'introspection, Derek Munn excelle dans l'art de représenter les paysages mentaux et les flux de conscience de ses personnages. Dans ces nouvelles, comme il le fait dans ses romans, il s'attache à traquer l'infime, à nommer l'indicible : des personnages qui doutent, ne parviennent pas toujours à exprimer ce qu'ils pensent ou ressentent, comme s'ils se trouvaient en perpétuel décalage avec une réalité dans laquelle ils peinent à s'incarner. Comme s'ils restaient prisonniers de leurs pensées sans parvenir à les partager. Au fil du recueil, la langue subtilement poétique de Derek Munn s'adapte, se met au service de l'existence intime des personnages, reflétant leur fragilité, parfois jusqu'à traduire le désordre mental. C'est sans doute la dernière nouvelle qui, donnant son titre au recueil, nous en offre la clé : une rencontre sans suite de deux personnes dans un bar. Après le départ de la première, l'autre reste seul : "Je lisse la serviette. Toi, tu oublieras, moi, je me souviendrai. Soudain ma bouche est pleine, encombrée de paroles que j'ai du mal à avaler" . Certaines nouvelles de ce recueil ont déjà été publiées sous le titre "Un Paysage ordinaire" (indisponible aujourd'hui), d'autres en revues ou aux éditions L'Ire des marges dans la collection vies minuscules. D'autres encore sont inédites à ce jour.
Le 4e épisode de la série "Tout un Peuple" Quand on est en troisième, décembre, c'est le mois du stage en entreprise. Hristo n'a rien trouvé et reste au collège. Lucie est au Parlement européen, sa mère y a ses entrées, d'autres sont au supermarché du quartier. Aymen traverse la zone du chantier pour se rendre à la pharmacie qui l'accueille, comme il le fait tous les matins pour aller au collège. S'y croisent dès l'aube les ouvriers et les livreurs qui déboulent de tous côtés au volant de leurs camions, des intérimaires égarés et les derniers fêtards de la nuit. En chemin, il songe aux autres, les filles et garçons de sa classe : Vasil, tout frêle, qui travaille déjà sur les chantiers, Laurane et sa fragilité, et Fatima qui rêve de vivre dans la forêt, au pays d'Aliouché, une promesse de beauté, un luxe, une échappatoire à la brutalité de la ville. Bravant une pluie soudaine et diluvienne, rêvant d'ailleurs, il poursuit son chemin, résolu, entre les trottoirs défoncés. Dans ce 4e épisode, Patrice Luchet poursuit son exploration du monde de l'adolescence autour de la figure d'Aymen, portant, dans cette nouvelle, son attention sur l'environnement périurbain dans lequel évoluent ses personnages. Une zone grise à la périphérie de la ville, un monde vide de paysage, qui exprime la mise au ban de celles et ceux qui l'habitent.