Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le contact et la distance. Le journalisme politique au risque de la connivence
Lévrier Alexis
PETITS MATINS
16,00 €
Épuisé
EAN :9782363832092
Lors de l'entrée en fonction de François Hollande, quatre de ses ministres, en plus du Président lui-même, vivaient avec des femmes journalistes. Ces unions sont particulièrement fréquentes depuis les années 1960 et suscitent depuis longtemps l'étonnement, voire la sidération, des médias étrangers. Fait nouveau, elles sont désormais dénoncées, en France même, par un nombre croissant d'observateurs. Mais ce phénomène est révélateur d'une proximité plus profonde et plus ancienne : depuis l'avènement de la presse, la tradition anglo-saxonne exige l'éloignement entre médias et pouvoir, alors que ces deux milieux entretiennent en France des relations étroites et ambiguës. La devise d'Hubert Beuve-Méry - " le journalisme, c'est le contact et la distance " - montre cependant toute la difficulté du travail des journalistes politiques, qui doivent en permanence concilier deux exigences contradictoires. Un homme politique étant aussi une source d'information, où s'arrête l'enquête et où commence la connivence ? La réponse à cette question est peut-être en train de changer, même en France. Depuis quelques années, de plus en plus d'hommes et surtout de femmes journalistes soulignent le danger de ces liaisons entre presse et pouvoir. Mais les habitudes ont la vie dure, et de nombreux exemples prouvent que l'endogamie de ces deux mondes demeure une étonnante singularité française.
Mgr Jean Rodhain (1900-1977) a fondé le Secours Catholique en 1946. Sensibilisé à l'échec des autres par ses propres épreuves, il sut allier approfondissement spirituel et vigueur apostolique, notamment avec la JOC. Que ce soit avec les prisonniers de guerre ou avec les premières microréalisations, Mg, Rodhain sut promouvoir une charité aux dimensions du monde et une approche prophétique du développement. Il a été pendant six ans président de Caritas Internationalis. Chez lui, eucharistie, charité et justice sont très liées. Ce livre nous fait découvrir la force caritative et spirituelle de Mgr Rodhain en s'appuyant sur la profondeur et parfois l'humour de ses propos.
Qui sont ces personnages ? demanda-t-elle. - Là, c'est mon grand-père, répondit-il. C'était un libéral de premier ordre à l'époque, un excentrique, un survivant de l'aristocratie déchue. Elle somnolait en lui comme une machine à moitié morte, sans moteur, même s'il se sentait des velléités de socialiste ! " La saga familiale imaginée par Jocelyne Levrier-Thomson suit les bouleversements politiques et technologiques à l'oeuvre entre les vingtième et vingt-et-unième siècles. L'auteur montre les mutations au sein de la société française, écartelée entre l'insistance du devoir de mémoire et l'aspiration à un avenir meilleur. De génération en génération, les personnalités charismatiques et anticonformistes qui se succèdent au sein de cette grande famille témoignent de l'évolution des mentalités du pays. Les vestiges du passé laissent progressivement place au monde moderne.
Qu'est-ce qu'un journal ? Un contenu, ou un objet ? Mais peut-on vraiment penser l'un sans l'autre, le texte sans le support, l'esprit sans la matière du journalisme ? Or, le visage de la presse n'a cessé de se transformer au cours des siècles, depuis la naissance du journal jusqu'à ses derniers avatars au troisième millénaire. Cet ouvrage propose donc un parcours dans l'histoire de la presse, envisagée sous l'angle de sa matérialité : du Mercure galant, grand mensuel mondain de l'Ancien Régime, aux nouveaux outils d'information en ligne, tels Twitter, ce sont plus de trois siècles de pratiques journalistiques qui sont ici analysés. D'abord satellite du livre, le journal s'est peu à peu constitué en média autonome au cours du XVIIIe siècle, au point d'imposer son format, ses standards de mise en page, sa légèreté et sa mobilité. Il se massifie au XIXe siècle, et intègre les nouveaux modes de reproduction de l'image, devenus plus tard indispensables pour affronter la concurrence de l'audiovisuel. Au seuil du XXIe siècle, un autre défi s'impose enfin à la presse : imaginer un journal sans papier. L'ambition de ce livre est ainsi de lire l'avenir de la presse à la lumière de son histoire matérielle, et de ses métamorphoses passées et présentes.
Résumé : Shaper, raboter, glasser, poncer... Ce Guide du Shape inédit vous propose d'aborder de façon didactique, claire et détaillée toutes les étapes de la fabrication d'une planche de surf. Un processus à connaître pour tout surfeur qui se respecte ! Plongez également au coeur des matériaux qui composent nos planches, écoutez les conseils des meilleurs shapers et apprivoisez des techniques avancées pour, à votre tour, tenter l'expérience envoûtante du shape.
Les Kurdes, à partir de 2012, ont été aux avant-postes de la lutte contre les combattants de Daech en Syrie et en Irak. Trahi par les Alliés en 1923, opprimé depuis sur les terres morcelées du Kurdistan, ce peuple de 40 millions d'âmes a une nouvelle fois montré sa capacité à peser militairement dans le chaos de la guerre tout en ouvrant - au nord de l'Irak comme dans le Rojava syrien - des perspectives politiques favorables à la reconstruction d'une région meurtrie par des clivages nationaux, ethniques et confessionnels. Mais c'était avant une nouvelle trahison : celle des Etats-Unis et de la Russie, pour qui le sort de ces "damnés de la guerre" n'est qu'une carte à jouer parmi d'autres dans leur stratégie géopolitique. Nourri d'éléments de reportage, de témoignages et d'analyses d'experts, cet ouvrage décrypte la crise actuelle au Moyen-Orient au prisme des différentes communautés kurdes, écartelées entre quatre Etats : la Turquie, la Syrie, l'Iran et l'Irak. Alors que s'affirment la fin de l'hégémonie occidentale au Levant et l'émergence de nouvelles puissances régionales, l'auteur revient sur les principales étapes de l'histoire kurde pour expliquer pourquoi, depuis les accords Sykes-Picot en 1916, les guerres du Moyen-Orient ont toujours réactualisé la question kurde sans jamais offrir de réponse durable aux revendications de ce peuple sans droits et toujours orphelin d'Etat.
Résumé : Après Vies majuscules (2020), qui donnait la parole à la France des oubliés, ce nouveau livre propose une centaine de récits de vie de jeunes de 13 à 30 ans, entre espoirs, entraves et combats dans un monde secoué par de multiples crises. Nous leur demandons l'audace... et la prudence. Nous leur parlons croissance... et monde fini. Les enfants de la crise climatique et du délitement social, et désormais de la pandémie mondiale, se sont construits ou éveillés dans un environnement que l'on peut qualifier de chaotique. Leur entrée dans le " monde adulte " est pour le moins heurtée. Mais que veulent-ils nous en dire ? Quelles expériences à partager ? De quelles réalités quotidiennes témoigner ? Et si l'on se taisait un instant pour leur laisser la parole ? C'est le pari engagé par le média du récit la Zone d'expression prioritaire (ZEP). Pendant huit mois, les journalistes de la ZEP ont accompagné lors d'ateliers d'écriture près de cinq cents jeunes de 13 à 30 ans, partout en France, pour leur proposer de se raconter à travers les thèmes qui irriguent leur vie. Une centaine de récits donnent ici à lire cet âge des possibles si souvent empêchés, entre espoirs et lucidité. La violence d'un proche ou d'une institution. L'éveil au féminisme ou à l'écologie. La dureté d'un quartier comme sa chaleur. La joie d'entrer dans la vie active ou la difficulté de s'y insérer. La puissance magnifique ou délétère des mondes virtuels et des réseaux sociaux... Education, Santé, Justice, Logement, Travail, Ecologie... Autant de " ministères du quotidien " pour abriter ces récits, dont l'ensemble constitue un autoportrait générationnel d'une force inouïe.
Les alertes scientifiques sont sans ambiguïté : face à la crise écologique, il nous reste moins de dix ans pour agir. Confrontés à cette urgence, les décideurs politiques apparaissent désemparés, voire détournent le regard. Mais l'impuissance publique n'est pas une fatalité. En France comme ailleurs, on observe le même désir de changement, la même quête de solutions. En témoignent les mouvements de la jeunesse, les innombrables initiatives locales, les actions en justice et toutes les formes d'expression citoyenne qui contestent l'insuffisance des mesures adoptées pour produire autrement, réduire les inégalités et favoriser la sobriété. Cet ouvrage collectif montre que des solutions sont à notre portée, à condition de tenir fermement ensemble les enjeux écologiques, démocratiques et sociaux. Il pointe les incohérences actuelles et propose des réponses plus systémiques, allant dans le sens d'une planification écologique menée à plusieurs échelles. Fiscalité, travail, finance, commerce, Etat social, consommation... C'est en revoyant en profondeur notre logiciel économique et en renforçant notre démocratie que l'on pourra relever les défis très concrets posés par le système énergétique, les transports ou encore l'agriculture. Car la transition écologique n'est rien de moins qu'un formidable projet de société !
Pourquoi de plus en plus de films français sont-ils tournés en Belgique ? En raison d'une mesure fiscale très attractive incitant les entreprises à investir dans le cinéma belge. Résultat en France : davantage de chômage pour les techniciens et un manque à gagner pour les caisses de l'Etat. Cet exemple est emblématique d'un phénomène mondialisé de concurrence fiscale. Des multinationales aux travailleurs hautement qualifiés, des footballeurs aux retraités fortunés, nombreuses sont les formes de richesse que les pays cherchent à capter. Qu'importe l'idéal de "solidarité entre les peuples" affirmé dans les traités européens, la compétition économique domine les relations entre Etats. La fiscalité en est l'arme privilégiée. Chantage aux délocalisations, cadeaux démesurés, influence des sociétés d'audit, manoeuvres des paradis fiscaux... Les procédés diffèrent, mais le but du jeu demeure le même : attirer chez soi les investissements sans se préoccuper de l'impact chez le voisin. Un jeu qui s'avère très lucratif pour les entreprises, mais dont les contribuables payent lourdement le prix. Et qui contribue à délégitimer l'impôt en tant qu'outil de redistribution. L'auteur lève un coin du voile sur ces pratiques et rouvre le dossier de l'indispensable harmonisation fiscale européenne.