Les alertes scientifiques sont sans ambiguïté : face à la crise écologique, il nous reste moins de dix ans pour agir. Confrontés à cette urgence, les décideurs politiques apparaissent désemparés, voire détournent le regard. Mais l'impuissance publique n'est pas une fatalité. En France comme ailleurs, on observe le même désir de changement, la même quête de solutions. En témoignent les mouvements de la jeunesse, les innombrables initiatives locales, les actions en justice et toutes les formes d'expression citoyenne qui contestent l'insuffisance des mesures adoptées pour produire autrement, réduire les inégalités et favoriser la sobriété. Cet ouvrage collectif montre que des solutions sont à notre portée, à condition de tenir fermement ensemble les enjeux écologiques, démocratiques et sociaux. Il pointe les incohérences actuelles et propose des réponses plus systémiques, allant dans le sens d'une planification écologique menée à plusieurs échelles. Fiscalité, travail, finance, commerce, Etat social, consommation... C'est en revoyant en profondeur notre logiciel économique et en renforçant notre démocratie que l'on pourra relever les défis très concrets posés par le système énergétique, les transports ou encore l'agriculture. Car la transition écologique n'est rien de moins qu'un formidable projet de société !
Résumé : Nous vivons les yeux rivés sur le taux de croissance du " Produit Intérieur Brut ", comme si celui-ci suffisait à faire de nous des sociétés vraiment riches. Indifférent à la manière dont sont répartis les biens, les services, les revenus et les acquis, le PIB n'est affecté ni par la montée de la violence ni par le développement des inégalités ou l'altération de l'environnement, pas plus qu'il ne le serait par l'accroissement constant du niveau d'éducation, la facilité d'accès à des services publics de qualité, l'amélioration générale de l'état de santé de la population ou la promotion d'une réelle égalité entre les hommes et les femmes. Si ce qui importe, c'est ce qui est productif, comment donner de la valeur à des activités qui ne sont productives de rien, ou seulement de relation, de sens, de qualité de vie ? Cette question est particulièrement importante au moment où s'opère une réduction de la durée légale du travail, activité productive par excellence. Si les femmes, sur lesquelles pèsent aujourd'hui les contradictions de notre société, parviennent à promouvoir une autre organisation des temps sociaux, alors peut-être pourrons nous expérimenter des modes de partage et des types de richesse plus modernes, plus démocratiques et plus civilisés. Ce livre a obtenu le prix " Synapsis - CRC - Mutations et Travail ", 1999.
Nous vivons les yeux rivés sur le taux de croissance du produit intérieur brut, comme si celui-ci suffisait à faire de nous des sociétés vraiment riches. Indifférent à la manière dont sont répartis les biens, les services, les revenus et les acquis, le PIB- indicateur récent - n'est affecté ni par la montée de la violence ni par le développement des inégalités ou l'altération de l'environnement, pas plus qu'il ne le serait par l'accroissement constant du niveau d'éducation, la facilité d'accès à des services publics de qualité, l'amélioration générale de l'état de santé de la population ou la promotion d'une réelle égalité entre les hommes et les femmes. Nos comportements et nos modes de vie sont contraints par la force des représentations qu'ont forgées pour nous les économistes : ce qui importe, c'est ce qui est productif. Mais alors, comment donner de la valeur à des activités qui ne sont productives de rien, ou seulement de relation, de sens, de qualité de vie ? Cette question est particulièrement importante au moment où s'opère une réduction de la durée légale du travail - activité productive par excellence - occasion dont il nous faut collectivement nous saisir pour inventer de nouveaux modes de vie et une nouvelle norme d'emploi. Si les femmes, sur lesquelles pèsent aujourd'hui les contradictions de notre société, parviennent à promouvoir une autre organisation des temps sociaux, alors peut-être pourrons-nous - au sein d'une Europe politique et sociale stable - expérimenter des modes de partage et des types de richesse plus modernes, plus démocratiques et plus civilisés.
Résumé : Le développement du chômage l?a montré : travailler est une norme. Dans nos sociétés occidentales, le travail est le principal moyen de subsistance mais aussi une part essentielle des occupations de chacun. L?ordre social s?organise autour de lui. En a-t-il toujours été ainsi ? Assiste-t-on, aujourd?hui, avec la réduction du temps de travail, à une remise en cause de sa valeur ? Va-t-on vers de nouvelles formes de travail ? En croisant les regards historiques et philosophiques avec les résultats des enquêtes sociologiques et économiques les plus récentes, cet ouvrage interroge notre rapport au travail et, battant en brèche les idées reçues, nous invite à repenser sa nature ainsi que la place qu?il prend dans nos vies.
Présentation de l'éditeur Alors que les pays occidentaux font face à une crise économique et sociale d'une extrême gravité, responsables politiques et experts attendent le salut du seul retour de la croissance. Pourtant si celle-ci revenait, elle contribuerait sûrement à aggraver la menace écologique à laquelle le monde est confronté. Comment sortir de cette contradiction ? En comprenant pourquoi et comment nous sommes devenus des « sociétés fondées sur la croissance ». En tirant toutes les conséquences du caractère anachronique et pervers des indicateurs - tel le PIB - qui sont devenus nos fétiches. En mettant au coeur de l'action publique ce qui compte pour inscrire nos sociétés dans la durée. La reconversion écologique est le seul moyen de maintenir des conditions de vie authentiquement humaines sur terre, de permettre à tous d'accéder à l'emploi et de changer le travail. Elle suppose de rompre avec une partie de nos croyances, liées à l'avènement de la modernité : le caractère intrinsèquement bon de la maximisation de la production, le progrès confondu avec l'augmentation des quantités, la passion de l'enrichissement personnel. Elle exige aussi de mettre un terme à la prétention de l'économie à décrire seule le monde que nous voulons.
Un recueil poétique de phrases sorties de leur contexte, dont l'absurdité est pleine de malice et de lucidité. Ma religion est une toile d'araignée. Avec mes potes, on a trouvé un moyen d'entrer illégalement en prison. Les personnes âgées sont des bébés en fin de vie. J'hésite entre éclater de rire et me tailler les veines. Si tout le monde parlait avec de l'auto-tune, le monde serait plus harmonieux. Mon ambition est de devenir quelqu'un de très très lent. A la piscine, j'imagine des trappes souterraines libérer des requins.
Résumé : Après Vies majuscules (2020), qui donnait la parole à la France des oubliés, ce nouveau livre propose une centaine de récits de vie de jeunes de 13 à 30 ans, entre espoirs, entraves et combats dans un monde secoué par de multiples crises. Nous leur demandons l'audace... et la prudence. Nous leur parlons croissance... et monde fini. Les enfants de la crise climatique et du délitement social, et désormais de la pandémie mondiale, se sont construits ou éveillés dans un environnement que l'on peut qualifier de chaotique. Leur entrée dans le " monde adulte " est pour le moins heurtée. Mais que veulent-ils nous en dire ? Quelles expériences à partager ? De quelles réalités quotidiennes témoigner ? Et si l'on se taisait un instant pour leur laisser la parole ? C'est le pari engagé par le média du récit la Zone d'expression prioritaire (ZEP). Pendant huit mois, les journalistes de la ZEP ont accompagné lors d'ateliers d'écriture près de cinq cents jeunes de 13 à 30 ans, partout en France, pour leur proposer de se raconter à travers les thèmes qui irriguent leur vie. Une centaine de récits donnent ici à lire cet âge des possibles si souvent empêchés, entre espoirs et lucidité. La violence d'un proche ou d'une institution. L'éveil au féminisme ou à l'écologie. La dureté d'un quartier comme sa chaleur. La joie d'entrer dans la vie active ou la difficulté de s'y insérer. La puissance magnifique ou délétère des mondes virtuels et des réseaux sociaux... Education, Santé, Justice, Logement, Travail, Ecologie... Autant de " ministères du quotidien " pour abriter ces récits, dont l'ensemble constitue un autoportrait générationnel d'une force inouïe.
Résumé : Aux fourches, citoyens ! Pour une révolution du système alimentaire. Nous vous donnons rendez-vous début 2022 pour découvrir le numéro 2 de la revue, construit en étroite collaboration avec Les Greniers d'abondance et les Civam. Dans ce numéro, vous trouverez : de nombreux reportages sur des initiatives inspirantes qui construisent la résilience alimentaire de nos territoires ; des outils pour aller plus loin et mobiliser tous les acteurs du système agro-alimentaire ; des réflexions avec de nombreux experts du sujet sur les verrous et les leviers à actionner pour changer ce système et construire partout des territoires nourriciers. Car bien se nourrir, préserver nos ressources naturelles et sécuriser notre alimentation localement, c'est l'affaire de toutes et tous !
Levy Hanni ; Kosmala Beate ; Althoff Jens ; Broude
Hanni Weissenberg n'a même pas 19 ans quand, le 3 février 1943, elle parvient à échapper à la Gestapo, venue arrêter les locataires juifs de l'immeuble où elle réside, à Berlin. Quelques semaines auparavant, elle a vu sa grand-mère bien-aimée, la seule famille proche qui lui reste, partir en déportation. Elle s'est juré à ce moment-là de tout faire pour ne pas subir le même sort. Commence alors une vie de "sous-marin", comme les Juifs cachés s'appellent eux-mêmes. A la rue, sans argent, l'étoile jaune sur le manteau, vers qui se tourner ? Mue par une farouche volonté de vivre et une confiance en l'autre dépourvue de naïveté, la jeune fille trouvera sur son chemin plusieurs personnes pour l'aider, la soigner, l'héberger... L'auteure de ce récit est décédée le 23 octobre 2019, à 95 ans. Avec ce livre, elle rend hommage aux "héros silencieux" à qui elle doit sa survie et se remémore les amis de jeunesse et les parents disparus. A la suite de son témoignage, enrichi de nombreuses photographies, un éclairage historique nous en dit plus sur ces "héros de l'ombre" qui lui vinrent en aide et sur le destin des Juifs berlinois durant la Seconde Guerre mondiale.