Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Matière et esprit du journal. Du Mercure galant à Twitter
Lévrier Alexis ; Wrona Adeline
SUP
20,00 €
Épuisé
EAN :9782840508816
Qu'est-ce qu'un journal ? Un contenu, ou un objet ? Mais peut-on vraiment penser l'un sans l'autre, le texte sans le support, l'esprit sans la matière du journalisme ? Or, le visage de la presse n'a cessé de se transformer au cours des siècles, depuis la naissance du journal jusqu'à ses derniers avatars au troisième millénaire. Cet ouvrage propose donc un parcours dans l'histoire de la presse, envisagée sous l'angle de sa matérialité : du Mercure galant, grand mensuel mondain de l'Ancien Régime, aux nouveaux outils d'information en ligne, tels Twitter, ce sont plus de trois siècles de pratiques journalistiques qui sont ici analysés. D'abord satellite du livre, le journal s'est peu à peu constitué en média autonome au cours du XVIIIe siècle, au point d'imposer son format, ses standards de mise en page, sa légèreté et sa mobilité. Il se massifie au XIXe siècle, et intègre les nouveaux modes de reproduction de l'image, devenus plus tard indispensables pour affronter la concurrence de l'audiovisuel. Au seuil du XXIe siècle, un autre défi s'impose enfin à la presse : imaginer un journal sans papier. L'ambition de ce livre est ainsi de lire l'avenir de la presse à la lumière de son histoire matérielle, et de ses métamorphoses passées et présentes.
Mgr Jean Rodhain (1900-1977) a fondé le Secours Catholique en 1946. Sensibilisé à l'échec des autres par ses propres épreuves, il sut allier approfondissement spirituel et vigueur apostolique, notamment avec la JOC. Que ce soit avec les prisonniers de guerre ou avec les premières microréalisations, Mg, Rodhain sut promouvoir une charité aux dimensions du monde et une approche prophétique du développement. Il a été pendant six ans président de Caritas Internationalis. Chez lui, eucharistie, charité et justice sont très liées. Ce livre nous fait découvrir la force caritative et spirituelle de Mgr Rodhain en s'appuyant sur la profondeur et parfois l'humour de ses propos.
Résumé : Lors de l'entrée en fonction de François Hollande, quatre de ses ministres, en plus du Président lui-même, vivaient avec des femmes journalistes. Ces unions sont particulièrement fréquentes depuis les années 1960 et suscitent depuis longtemps l'étonnement, voire la sidération, des médias étrangers. Fait nouveau, elles sont désormais dénoncées, en France même, par un nombre croissant d'observateurs. Mais ce phénomène est révélateur d'une proximité plus profonde et plus ancienne : depuis l'avènement de la presse, la tradition anglo-saxonne exige l'éloignement entre médias et pouvoir, alors que ces deux milieux entretiennent en France des relations étroites et ambiguës. La devise d'Hubert Beuve-Méry - " le journalisme, c'est le contact et la distance " - montre cependant toute la difficulté du travail des journalistes politiques, qui doivent en permanence concilier deux exigences contradictoires. Un homme politique étant aussi une source d'information, où s'arrête l'enquête et où commence la connivence ? La réponse à cette question est peut-être en train de changer, même en France. Depuis quelques années, de plus en plus d'hommes et surtout de femmes journalistes soulignent le danger de ces liaisons entre presse et pouvoir. Mais les habitudes ont la vie dure, et de nombreux exemples prouvent que l'endogamie de ces deux mondes demeure une étonnante singularité française.
Au moment de son élection, Emmanuel Macron a été présenté comme l'homme d'un " nouveau monde " qui devait remplacer les pratiques anciennes. Mais, du point de vue des rapports avec la presse, c'est au contraire avec un très ancien monde que ce jeune président a d'emblée voulu renouer. Par son caractère impérieux et sa verticalité assumée, sa communication s'inscrit en effet dans une histoire longue des relations entre pouvoir et médias. Emmanuel Macron marche dans les pas des monarques républicains qui l'ont précédé - le nom " Jupiter " est d'ailleurs emprunté au double septennat de François Mitterrand. Mais ses modèles se situent aussi plus en amont, puisqu'il a lui-même revendiqué à plusieurs reprises sa fidélité à un héritage monarchique et impérial. Après un quinquennat marqué par des échanges incessants entre la presse et un président trop " normal ", la volonté d'Emmanuel Macron de tenir à distance les journalistes a dans un premier temps été bien accueillie. Cet ouvrage montre cependant les dangers que présente une telle attitude. Elle a conduit l'actuel président à un extrême verrouillage de sa communication et, comme en témoignent l'affaire Benalla et le mouvement des Gilets jaunes, certaines dérives ont fini par susciter la lassitude ou la colère. L'expression " président jupitérien ", qu'Emmanuel Macron n'a pourtant employée qu'une seule fois, est ainsi associée désormais à son quinquennat et à une conception du pouvoir jugée trop autoritaire. Il est vrai qu'il ne peut exister d'équilibre parfait dans les relations entre un président et la presse : du général de Gaulle à François Hollande, tous les prédécesseurs d'Emmanuel Macron ont hésité entre la bienveillance et la dureté, entre la séduction et la défiance. Cet essai montre en outre que chacun d'entre eux, à un moment ou à un autre, a été tenté de mettre les journalistes au pas. Mais le risque est réel, lorsque Jupiter cherche à imposer ses vues à Mercure, de saper les fondements de sa propre légitimité. La capacité d'Emmanuel Macron à réinventer sa relation avec la presse sera ainsi l'un des enjeux de la fin de son quinquennat, et plus encore de son éventuelle réélection.
La télévision est un média, qui divertit, informe et cultive. Elle procure mille émotions et donne accès à un monde immense de connaissances et de savoirs. La télévision est aussi une invention. C'est sans doute l'innovation du XXe siècle qui, jusqu'à nos jours, a pris la plus grande place dans la vie quotidienne de chacun. Cette invention n'est pas l'oeuvre d'un seul homme, mais d'une foule de scientifiques, de techniciens, d'ingénieurs, d'amateurs éclairés, de bricoleurs géniaux, qui ont construit depuis la fin du XIXe siècle, une machinerie mondiale de création, de transport et de diffusion des images. Ce sont les rêves, les aventures et les réalisations de ces pionniers et de leurs successeurs que raconte ce livre. Ces hommes n'ont pas pu agir seuls. Pour parvenir à leurs fins, il leur a fallu convaincre ceux qui organisent la société et financent les grandes infrastructures, les hommes politiques. L'homme politique se méfie de la télévision. Il cherche à la contrôler. Mais la télévision le fascine. Par le surcroît de pouvoir qu'il croit y trouver, mais aussi parce que le public aime la télévision et qu'il en demande toujours davantage et de meilleure qualité. L'ingénieur fabrique des jouets, que l'homme politique s'empresse d'offrir à ses concitoyens. Ce pacte a fonctionné pendant des décennies, lorsque la télévision grandissait de l'ère mécanique à l'ère analogique. Ce sont aussi ces rencontres entre politiques et ingénieurs qui tissent la trame de ce récit.
Alors que l'Amérique s'interroge sur l'héritage de la révolution fondatrice, et doit faire face à de grandes questions telles que l'expansion territoriale vers l'Ouest, l'industrialisation naissante, l'afflux massif d'immigrants ou encore la question de l'esclavage, les Américains manifestent un vif intérêt pour les deux révolutions qui secouent la France en 1830 et 1848. Ces événements font l'objet de multiples célébrations officielles et populaires aux Etats-Unis et donnent lieu à des débats passionnés dans la presse américaine, au Congrès et dans les milieux contestataires tels que les premiers mouvements ouvriers, les abolitionnistes ou encore le féminisme naissant. L'approche transnationale de Yohanna Alimi-Levy se démarque de l'historiographie traditionnelle et invite à penser autrement la démocratie américaine en soulignant la circulation d'idées entre les deux rives de l'Atlantique.
Tabeaud Martine ; Browaeys Xavier ; des Gachons An
Des centaines d'aquarelles. Un seul et même motif : le ciel de la Champagne. André des Gachons (1871-1951), artiste peintre, météorologue bénévole, a saisi presque chaque jour, pendant près de quarante ans, des instantanés du paysage céleste. Il les a associés à des relevés météorologiques. A l'état de l'air, il a ajouté un tableau du ciel, dont les couleurs et les formes changeantes devaient permettre de prévoir le temps du lendemain. Au temps de la Grande Guerre, ces oeuvres sont des documents de premier ordre, lorsqu'on les met en regard des témoignages des soldats et des officiers, qui étaient dans la boue des tranchées, les nacelles des ballons, à bord des avions ou derrière les canons. La "météo" était l'une de leurs préoccupations quotidiennes. Chaque jour, André des Gachons a donné des couleurs au temps. Il nous a laissé des ciels de Champagne qui entrent ainsi dans l'histoire de la guerre 1914-1918.
Ahmad Zaki fut entre 1892 et 1934 l'une des figures les plus dynamiques de la vie culturelle égyptienne : polyglotte, traducteur, bibliophile, philologue, homme d'érudition, mais épris de modernité et de voyages. A l'aise tant dans la culture arabe que française, il stupéfiait déjà ses contemporains par l'ampleur de ses connaissances et sa liberté d'esprit. Le tour d'Europe qu'il effectua à partir de 1892 et dont on présente ici la traduction intégrale a tout pour nous étonner encore aujourd'hui par éclectisme dont il témoigne. Rédigeant ses feuillets à la diable, d'où un style singulièrement alerte, l'auteur nous fait partager le regard qu'il porte à la fois en humaniste, en ethnographe amateur et en touriste bon vivant, sur l'Italie, la France, l'Angleterre, le pays de Galles, la péninsule Ibérique, auréolée pour lui du souvenir d'Al-Andalus et de ses splendeurs. Chemin faisant, ce qui se construit, dans ce récit au ton personnel, mi-parti d'humour et de souci patriotique, c'est aussi un discours occidentaliste, véhiculant savoir et représentations moins de "l'Autre", que des autres, mais sans aucune lourdeur dogmatique.