Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les catastrophes au Moyen Age
Leguay Jean-Pierre
GISSEROT
10,00 €
Épuisé
EAN :9782755808315
Des catastrophes naturelles, de terribles calamités ont frappé à plusieurs reprises le Royaume de France, ses grands fiefs et les territoires francophones de l'Empire allemand au cours du moyen âge. Les fléaux, seulement signalés ou décrits dans les sources narratives, dans les archives comptables, ont donné, dans le meilleur des cas, matière à des enquêtes détaillées (à Bourges, à Toulouse,) à des récits de témoins ou de victimes. L'archéologie, la sismologie, les travaux sur les grands brûlés et les traumatisés apportent de précieux compléments d'information. Ce livre s'articule autour de quatre thèmes de recherches : la typologie des drames, moins connus que les pestes, les guerres et les famines laissées en dehors de ce travail, leur déroulement, les bilans, l'effort de reconstruction. Des inondations, les incendies, les tremblements de terre, les tempêtes et d'autres malheurs comme les vols de sauterelles frappent à plusieurs reprises notre pays. Chaque fléau nécessite un examen des sources d'information, de son mode de propagation, en tenant compte du site, du vent, du jour ou de la nuit, une délimitation de l'aire de destruction...
Quatrième volet d'une longue étude conduite par Jean-Pierre Leguay aux Presses Universitaires de Rennes sur les éléments de la nature, l'eau, le feu, la terre dans sa dimension urbaine, l'air associé ou non au vent est par définition immatériel, invisible, insaisissable. Il se confond volontiers avec le monde divin, avec le Paradis, occupe une place privilégiée dans le surnaturel, le merveilleux d'essence cosmique ainsi que dans les plus anciennes croyances sur les cieux. Mais cet élément naturel se dégrade aisément, se transforme en du "mauvès hair" qui favorise la propagation de l'impur, de la punaisie, des pestilences. Il s'agite, tourbillonne, met en danger la vie des marins, des voyageurs et des terriens réfugiés sur les rives. Il a sa place dans l'économie à travers des inventions comme le moulin à vent, l'usage de la voile et des gréements, des nefs, la vie domestique avec la cheminée, l'industrie du métal et du verre. L'absence de l'air débouche sur l'asphyxie par accident avec la noyade, sur le suicide, sur la maladie (la phtisie) ou l'exécution par pendaison ou enfouissement. A l'issue de ce parcours aussi savant que jubilatoire dans les archives médiévales et dans la littérature classique, l'auteur nous livre une brassée d'anecdotes et de récits concrets, qui nous font voir sous un autre jour un monde plein de vie.
C'est un moyen âge surprenant, tourné vers une culture populaire, que décrit ici Jean-Pierre Leguay à partir de sources narratives, de farces, de miniatures. L'auteur fait revivre de drôles d'individus farceurs, polissons, paillards, la faune des pavés, des tripots, des étuves, de tous les lieux où le peuple aime se distraire. Le récit, très vivant, rabelaisien même, évoque la grivoiserie des individus, de toute condition, clercs, nobles et bourgeois aisés, des hommes et des femmes, célibataires ou mariés, libérés des repères de la morale chrétienne, de l'éducation familiale et des interdits du temps. Citadiens et ruraux s'adonnent tantôt à un rire multiforme qui n'est pas dénué de subtilité, tantôt à des plaisanteries d'un goût douteux que restituent, sans vergogne, les poème ou les récits d'écrivains licencieux, les blagues d'étudiants en goguette, les exploits de joyeux drilles, livrés à eux mêmes, un jour de carnaval, une nuit de charivari. Leurs victimes sont de préférences des femmes, épouses ou filles de joie, des clercs lubriques, des "folastres ou lunatiques", et d'autres qui vengent quelquefois. Tout est dit, en termes souvent crus, dans un livre où les "subtilités de language" rencontre volontiers des gaudrioles tournées vers le sexe de l'excrément. Les "péchés de langue" les gros mots, les gestes obscènes concernant autant la "maire et principale partie des borjois", leurs épouses émoustillées, que le "commun peuple", les clochards, les vauriens. L'excès conduit pourtant à la dénonciation, à la répression, à la condamnation.
Résumé : Après l'examen de l'eau et du feu à la fin du Moyen Age (parus aux PUR), ce troisième volet est consacré à la terre, dans les limites de la ville, de ses faubourgs et à son arrière-pays économique et administratif. De larges espaces, libres de toute construction, s'opposent à la vision que chacun peut avoir d'un tissu urbain densément bâti à l'intérieur et aux abords d'une enceinte. Toute localité comporte des places, des terrains " vuydes ou ruyneuls a, des clos de vigne, des champs cultivés, des prés, des carrières, des " rives a ou zones portuaires et quantité d'autres secteurs laissés à l'abandon. Une ville ne se conçoit_ pas sans des faubourgs semi-ruraux, sans cultures et sans des zones inhabitées nécessaires à l'existence des communautés d'habitants (marécages, grèves, palus, terrains d'élevage ou forêts). Les espaces libres qui peuvent dépasser lés 30 à 40 % de la superficie urbaine, confèrent à beaucoup de villes du Royaume de France et de ses grands fiefs aux XIVe et XVe siècles, un aspect rural très marqué. Ces espaces de passage sont également nécessaires à la défense, à la vie administrative dans le cadre d'une banlieue, à l'économie dans un hinterland, l'équivalent du contado des villes italienne. Enfin, ces surfaces non aedificandi, ces lieux de rassemblement et de déplacement, - sont indispensables à la vie sociale, permettent aux citadins de s'assembler, de tenir des réunions, de multiplier les activités ludiques et religieuses, les manifestations sportives comme la coule, les tournois et le jeu de paume. L'accueil des personnalités en visite, les fêtes, le charivari contribuent à donner aux lecteurs une vision bien différente de celle à laquelle nous ont habitués dans les travaux sur l'urbanisme. Cette synthèse sur un sujet peu connu repose sur l'examen d'archives multiformes, chroniques, ?uvres littéraires, textes normatifs (édits, ordonnances, bans), comptabilités seigneuriales et municipales et est complétée par apports de l'archéologie, de la toponymie, de l'onomastique.
C e livre reprend, en partie seulement, une thèse de doctorat d'état sur une trentaine de villes bretonnes du XVe siècle, sous la dynastie des Montforts, de Jean IV à la duchesse Anne. C'est une étude synthétique qui met l'accent sur une société composite, les institutions municipales, la vie économique, le quotidien, les joies, les dangers et les peurs que, connaissent les quelques 80000 citadins de toutes conditions, des nobles aux ecclésiastiques, des notables bourgeois aux artisans et aux "gens mécaniques", des pauvres aux différentes catégories de marginaux. C'est aussi l'occasion de découvrir de belles figures de la bourgeoisie bretonne d'antan avec Julien Thierry, Pierre Landais, les Coëtanlem de Morlaix, les Thomas, les Pares, les Bourgneuf, les Dumesnil, les de Gennes mais aussi de faire revivre des truands, des prostituées, de simples domestiques, des enfants et des femmes. Le film d'une riche histoire, reconstituée dans ses moindres détails, à partir de narrations, d'enquêtes, d'archives fiscales et judiciaires, de textes de loi se déroule intra et extra-muros, dans les rues animées de chaque centre et des faubourgs, dans les églises, sous les halles, dans les guérites des remparts. Parmi les aspects développés et revus à partir d'ouvrages et d'articles récents figurent le déroulement des premiers conseils urbains présidés par le capitaine-gouverneur et le procureur des bourgeois, ancêtre du maire, et réunissant "la maire et principale partie des bourgeois", la préparation des "états de finances" ou budgets annuels gérés par les miseurs et les contrôleurs et alimentés par des impôts ou "cloisons" sur les vins, sur les marchandises, les activités dans les ateliers du lever au coucher du soleil, la structure interne des métiers. L'ouvrage s'achève par une peinture des villes en paix, avec les fêtes, les services religieux, les écoles, l'université de Nantes puis par le rappel du drame que constitue la guerre avec le Royaume de France de 1487 à 1492 et ses conséquences pour les villes bretonnes.
Vauban, dont il suffit de prononcer le nom". Alors qu'ils utilisent plusieurs lignes pour présenter les sept autres grands-croix originels, en mai 1693, du nouvel ordre royal et militaire de Saint-Louis, c'est par cette expression liminaire et incantatoire qu'Alexandre Mazas et Théodore Anne présentent Vauban dans leur histoire de cet ordre au milieu du XlXe siècle. Un nom ayant valeur de talisman national, 150 ans, alors, après sa mort. La figure de Vauban a été utilisée a posteriori comme celle d'un avant-gardiste proto-révolutionnaire, du modèle du serviteur et du défenseur de l'Etat. Mais fut-ce le cas et en avait-il conscience lui-même ? Cette biographie se veut une histoire sous forme de tableaux reconstituant et racontant la formation, le caractère, la personnalité, les actions et les récompenses de Vauban, qui, replacés dans leur époque, souhaitent faire comprendre en quoi il fut une figure sollicitée et respectée dès son vivant et dont la mémoire s'est perpétuée plus de trois cents ans après sa mort.
Résumé : En matière de sexualité, il existe des Moyen Ages et non un seul. Sur le fond commun d'une infériorisation de la femme plus ou moins marquée selon les milieux, les perceptions de la chair et de ses faiblesses, en un premier temps rigoureusement condamnées, évoluent, avec les comportements et les pratiques sociales. Aux moines, recteurs des moeurs, succèdent - vers 1200 des théologiens attentifs à la nature et à ses impératifs. Alors s'épanouit, dans le cadre du mariage (seul espace d'abord consenti à la " charnalité " humaine) puis bien souvent en dehors de lui, une sexualité mâle fort libre à condition qu'elle demeure naturelle. Le présent ouvrage s'efforce d'expliquer cette évolution des moeurs en ménageant leur place aux amours sodomitiques et homosexuelles progressivement rejetées dans l'ombre, mais partout discernables.
Résumé : Ce guide indispensable vous permettra de prévenir et soulager naturellement les maux les plus courants du quotidien. Des fiches détaillées décrivent les plantes les plus connues et conseillent les remèdes naturels les plus adaptés. Grâce à ces conseils clairs et précis, apprenez et découvrez : Les plantes les plus efficaces et les plus utilisées en herboristerie Comment les utiliser (dosage, formes d'emploi, durée) Les précautions d'emploi et erreurs à ne pas commettre Des remèdes naturels complémentaires (aromathérapie, gemmothérapie) Les conseils hygiéno-diététiques indispensables.
Résumé : Le monde de 2020 en une trentaine de cartes de géographie politique, physique et économiques. Pour avoir des repères à jour dans un monde changeant en permanence.