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L'air et le vent au Moyen Age
Leguay Jean-Pierre
PU RENNES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782753513563
Quatrième volet d'une longue étude conduite par Jean-Pierre Leguay aux Presses Universitaires de Rennes sur les éléments de la nature, l'eau, le feu, la terre dans sa dimension urbaine, l'air associé ou non au vent est par définition immatériel, invisible, insaisissable. Il se confond volontiers avec le monde divin, avec le Paradis, occupe une place privilégiée dans le surnaturel, le merveilleux d'essence cosmique ainsi que dans les plus anciennes croyances sur les cieux. Mais cet élément naturel se dégrade aisément, se transforme en du "mauvès hair" qui favorise la propagation de l'impur, de la punaisie, des pestilences. Il s'agite, tourbillonne, met en danger la vie des marins, des voyageurs et des terriens réfugiés sur les rives. Il a sa place dans l'économie à travers des inventions comme le moulin à vent, l'usage de la voile et des gréements, des nefs, la vie domestique avec la cheminée, l'industrie du métal et du verre. L'absence de l'air débouche sur l'asphyxie par accident avec la noyade, sur le suicide, sur la maladie (la phtisie) ou l'exécution par pendaison ou enfouissement. A l'issue de ce parcours aussi savant que jubilatoire dans les archives médiévales et dans la littérature classique, l'auteur nous livre une brassée d'anecdotes et de récits concrets, qui nous font voir sous un autre jour un monde plein de vie.
Pauvres et marginaux, deux mots évocateurs d'un passé douloureux dans Royaume de France et dans les grands fief à l'époque de la guerre de Cent ans. Le pauvre d'autrefois végète comme clochard sur le pavé, sous les avancées des maisons, figure dernier rang des compagnons sur un chantier. C'est aussi un infirme, un vieillard, un orphelin. Il est ridiculisé par les écrivains, méprisé par les autorités et le commun, ignoré comme un moins que rien, comme un nichil des listes de contribuables. Les bas-quartiers urbains hébergent une faune de marginaux, surnommés "lescheurs de tavernes", "caymans" (quémandeurs), "larrons et larronnesses", "paillards et paillardes", une sorte de cour des miracles inquiétante qui se livre au crime, au vol, à la débauche.
C'est un moyen âge surprenant, tourné vers une culture populaire, que décrit ici Jean-Pierre Leguay à partir de sources narratives, de farces, de miniatures. L'auteur fait revivre de drôles d'individus farceurs, polissons, paillards, la faune des pavés, des tripots, des étuves, de tous les lieux où le peuple aime se distraire. Le récit, très vivant, rabelaisien même, évoque la grivoiserie des individus, de toute condition, clercs, nobles et bourgeois aisés, des hommes et des femmes, célibataires ou mariés, libérés des repères de la morale chrétienne, de l'éducation familiale et des interdits du temps. Citadiens et ruraux s'adonnent tantôt à un rire multiforme qui n'est pas dénué de subtilité, tantôt à des plaisanteries d'un goût douteux que restituent, sans vergogne, les poème ou les récits d'écrivains licencieux, les blagues d'étudiants en goguette, les exploits de joyeux drilles, livrés à eux mêmes, un jour de carnaval, une nuit de charivari. Leurs victimes sont de préférences des femmes, épouses ou filles de joie, des clercs lubriques, des "folastres ou lunatiques", et d'autres qui vengent quelquefois. Tout est dit, en termes souvent crus, dans un livre où les "subtilités de language" rencontre volontiers des gaudrioles tournées vers le sexe de l'excrément. Les "péchés de langue" les gros mots, les gestes obscènes concernant autant la "maire et principale partie des borjois", leurs épouses émoustillées, que le "commun peuple", les clochards, les vauriens. L'excès conduit pourtant à la dénonciation, à la répression, à la condamnation.
Second volet d'un ensemble plus vaste consacré à la perception des forces de la nature au Moyen Âge et qui compte déjà une étude sur l'eau, cette présente recherche sur le feu s'intéresse à une composante ultra-vivante de l'univers. profondément ambivalente. L'élément tend en effet vers le sublime, vers la beauté irréelle à Iran ers le ruissellement de lumière. La flamine est tout: l'utile, la douceur de vivre, la perfection artistique, le mystère. La chaleur qu'apporte à la maisonnée la cheminée est l'expression du parfait bonheur qui favorise les rencontres, les veillées, les conversations. Et pourtant ce même feu se révèle à d'autres moments source de malheur. instrument de torture ou évoque la décomposition à travers le feu Saint-Antoine ou la destruction avec le bal des Ardents. Ce travail de synthèse, difficile. repose sur un large éventail de sources législatives, administratives, comptables, religieuses. II accorde une attention particulière aux ressources de l'ethnologie, emprunte des exemples et des idées à la littérature, s'intéresse aux recherches archéologiques, trouve des expressions dans les "ymaiges" picturales et sculptées. Le développement s'inscrit dans quatre ensembles thématiques. Le feu est d'abord intime d'une cellule familiale simple ou polynucléaire et son évocation se fait dans un logis devant une cheminée, sous l'éclairage parcimonieux des flammes et des lampes à huile. Il s'intéresse au mobilier. aux objets courants, aux hôtes, à la maîtresse de maison et à ses activités quotidiennes ou à ses loisirs. Les plaisirs. les Inutilités, les amours conjugaux et extraconjugaux donnent matière à l'évocation de situations cocasses et de propos rabelaisiens. Le feu est associé au travail rural au hasard de la découverte de forgettes de hauts-fourneaux, de campements de charbonniers et de chaufourniers, d'ateliers de potiers et d'artisanat urbain transparaît à travers une analyse des métiers de bouche, (le l'orfèvrerie, de la fabrication de canons ou de l'alchimie. Le feu accompagne les manifestations de joie, les réceptions et les fêtes avec les illuminations ou les feux d'artifices. les offices d'une devotio modem avec le luminaire, les folies de la jeunesse autour des bûchers de la Saint-Jean, avec la lessive des connards de Rouen ou les farandoles. \lais la tragédie n'est jamais très éloignée du plaisir. Les lanternes des morts, les représentations de corps calcinées, (l'autres manifestations de l'ars moriendi rappellent une cruelle réalité. Les fièvres, des feux intérieurs, le mal de saint-moine consument les malades.,On exécute sur le bûcher. dans une marmite à bouillir les faussaires. après toute une cruelle et édifiante mise en scène. les incendies sont fréquents dans une civilisation où la promiscuité et l'imprudence font craindre le pire Biographie de l'auteur Jean-Pierre Leguay, ancien professeur d'Université en histoire médiévale, est l'auteur de plusieurs études sur les tilles et sur les civilisations du passé. Il a publié récemment un livre mir la rie des citadins aux XIVe et XIe siècles, plusieurs articles sur la pollution, les odeurs, la santés la conversation le rire dans la rue et dans les habitations
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.