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Farceurs, polissons et paillards au Moyen Age
Leguay Jean-Pierre
GISSEROT
8,90 €
Épuisé
EAN :9782755801767
C'est un moyen âge surprenant, tourné vers une culture populaire, que décrit ici Jean-Pierre Leguay à partir de sources narratives, de farces, de miniatures. L'auteur fait revivre de drôles d'individus farceurs, polissons, paillards, la faune des pavés, des tripots, des étuves, de tous les lieux où le peuple aime se distraire. Le récit, très vivant, rabelaisien même, évoque la grivoiserie des individus, de toute condition, clercs, nobles et bourgeois aisés, des hommes et des femmes, célibataires ou mariés, libérés des repères de la morale chrétienne, de l'éducation familiale et des interdits du temps. Citadiens et ruraux s'adonnent tantôt à un rire multiforme qui n'est pas dénué de subtilité, tantôt à des plaisanteries d'un goût douteux que restituent, sans vergogne, les poème ou les récits d'écrivains licencieux, les blagues d'étudiants en goguette, les exploits de joyeux drilles, livrés à eux mêmes, un jour de carnaval, une nuit de charivari. Leurs victimes sont de préférences des femmes, épouses ou filles de joie, des clercs lubriques, des "folastres ou lunatiques", et d'autres qui vengent quelquefois. Tout est dit, en termes souvent crus, dans un livre où les "subtilités de language" rencontre volontiers des gaudrioles tournées vers le sexe de l'excrément. Les "péchés de langue" les gros mots, les gestes obscènes concernant autant la "maire et principale partie des borjois", leurs épouses émoustillées, que le "commun peuple", les clochards, les vauriens. L'excès conduit pourtant à la dénonciation, à la répression, à la condamnation.
Pauvres et marginaux, deux mots évocateurs d'un passé douloureux dans Royaume de France et dans les grands fief à l'époque de la guerre de Cent ans. Le pauvre d'autrefois végète comme clochard sur le pavé, sous les avancées des maisons, figure dernier rang des compagnons sur un chantier. C'est aussi un infirme, un vieillard, un orphelin. Il est ridiculisé par les écrivains, méprisé par les autorités et le commun, ignoré comme un moins que rien, comme un nichil des listes de contribuables. Les bas-quartiers urbains hébergent une faune de marginaux, surnommés "lescheurs de tavernes", "caymans" (quémandeurs), "larrons et larronnesses", "paillards et paillardes", une sorte de cour des miracles inquiétante qui se livre au crime, au vol, à la débauche.
Second volet d'un ensemble plus vaste consacré à la perception des forces de la nature au Moyen Âge et qui compte déjà une étude sur l'eau, cette présente recherche sur le feu s'intéresse à une composante ultra-vivante de l'univers. profondément ambivalente. L'élément tend en effet vers le sublime, vers la beauté irréelle à Iran ers le ruissellement de lumière. La flamine est tout: l'utile, la douceur de vivre, la perfection artistique, le mystère. La chaleur qu'apporte à la maisonnée la cheminée est l'expression du parfait bonheur qui favorise les rencontres, les veillées, les conversations. Et pourtant ce même feu se révèle à d'autres moments source de malheur. instrument de torture ou évoque la décomposition à travers le feu Saint-Antoine ou la destruction avec le bal des Ardents. Ce travail de synthèse, difficile. repose sur un large éventail de sources législatives, administratives, comptables, religieuses. II accorde une attention particulière aux ressources de l'ethnologie, emprunte des exemples et des idées à la littérature, s'intéresse aux recherches archéologiques, trouve des expressions dans les "ymaiges" picturales et sculptées. Le développement s'inscrit dans quatre ensembles thématiques. Le feu est d'abord intime d'une cellule familiale simple ou polynucléaire et son évocation se fait dans un logis devant une cheminée, sous l'éclairage parcimonieux des flammes et des lampes à huile. Il s'intéresse au mobilier. aux objets courants, aux hôtes, à la maîtresse de maison et à ses activités quotidiennes ou à ses loisirs. Les plaisirs. les Inutilités, les amours conjugaux et extraconjugaux donnent matière à l'évocation de situations cocasses et de propos rabelaisiens. Le feu est associé au travail rural au hasard de la découverte de forgettes de hauts-fourneaux, de campements de charbonniers et de chaufourniers, d'ateliers de potiers et d'artisanat urbain transparaît à travers une analyse des métiers de bouche, (le l'orfèvrerie, de la fabrication de canons ou de l'alchimie. Le feu accompagne les manifestations de joie, les réceptions et les fêtes avec les illuminations ou les feux d'artifices. les offices d'une devotio modem avec le luminaire, les folies de la jeunesse autour des bûchers de la Saint-Jean, avec la lessive des connards de Rouen ou les farandoles. \lais la tragédie n'est jamais très éloignée du plaisir. Les lanternes des morts, les représentations de corps calcinées, (l'autres manifestations de l'ars moriendi rappellent une cruelle réalité. Les fièvres, des feux intérieurs, le mal de saint-moine consument les malades.,On exécute sur le bûcher. dans une marmite à bouillir les faussaires. après toute une cruelle et édifiante mise en scène. les incendies sont fréquents dans une civilisation où la promiscuité et l'imprudence font craindre le pire Biographie de l'auteur Jean-Pierre Leguay, ancien professeur d'Université en histoire médiévale, est l'auteur de plusieurs études sur les tilles et sur les civilisations du passé. Il a publié récemment un livre mir la rie des citadins aux XIVe et XIe siècles, plusieurs articles sur la pollution, les odeurs, la santés la conversation le rire dans la rue et dans les habitations
Jean-Pierre Leguay, Professeur émérite de l'Université de Rouen-Haute Normandie est l'auteur de nombreux ouvrages qui font autorité sur le Moyen Age, traitant en particulier de lapollution, des catastrophes (éditions Gisserot), de l'eau (P.U. Rennes), des Mérovingiens et des Carolingiens (éditions Belin), pour ne citer que les plus récents.
Ce livre nous familiarise avec les différents ordres d'insectes ; ceux que l'on croit connaître mais aussi de nombreuses familles méconnues dont le rôle est tout aussi essentiel. Alors que les activités humaines menacent une bonne partie de ces petites bêtes anonymes pourtant nécessaires à l'équilibre de la planète, des humains commencent à prendre conscience qu'il est indispensable d'apprendre à comprendre et à protéger la Nature.
Un précis pour garder en mémoire les généalogies des rois de France et les grandes dates de l'histoire de France. Richement illustré pour mieux mémoriser visuellement.
Vauban, dont il suffit de prononcer le nom". Alors qu'ils utilisent plusieurs lignes pour présenter les sept autres grands-croix originels, en mai 1693, du nouvel ordre royal et militaire de Saint-Louis, c'est par cette expression liminaire et incantatoire qu'Alexandre Mazas et Théodore Anne présentent Vauban dans leur histoire de cet ordre au milieu du XlXe siècle. Un nom ayant valeur de talisman national, 150 ans, alors, après sa mort. La figure de Vauban a été utilisée a posteriori comme celle d'un avant-gardiste proto-révolutionnaire, du modèle du serviteur et du défenseur de l'Etat. Mais fut-ce le cas et en avait-il conscience lui-même ? Cette biographie se veut une histoire sous forme de tableaux reconstituant et racontant la formation, le caractère, la personnalité, les actions et les récompenses de Vauban, qui, replacés dans leur époque, souhaitent faire comprendre en quoi il fut une figure sollicitée et respectée dès son vivant et dont la mémoire s'est perpétuée plus de trois cents ans après sa mort.