Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le feu au moyen âge
Leguay Jean-Pierre
PU RENNES
24,00 €
Épuisé
EAN :9782753506299
Second volet d'un ensemble plus vaste consacré à la perception des forces de la nature au Moyen Âge et qui compte déjà une étude sur l'eau, cette présente recherche sur le feu s'intéresse à une composante ultra-vivante de l'univers. profondément ambivalente. L'élément tend en effet vers le sublime, vers la beauté irréelle à Iran ers le ruissellement de lumière. La flamine est tout: l'utile, la douceur de vivre, la perfection artistique, le mystère. La chaleur qu'apporte à la maisonnée la cheminée est l'expression du parfait bonheur qui favorise les rencontres, les veillées, les conversations. Et pourtant ce même feu se révèle à d'autres moments source de malheur. instrument de torture ou évoque la décomposition à travers le feu Saint-Antoine ou la destruction avec le bal des Ardents. Ce travail de synthèse, difficile. repose sur un large éventail de sources législatives, administratives, comptables, religieuses. II accorde une attention particulière aux ressources de l'ethnologie, emprunte des exemples et des idées à la littérature, s'intéresse aux recherches archéologiques, trouve des expressions dans les "ymaiges" picturales et sculptées. Le développement s'inscrit dans quatre ensembles thématiques. Le feu est d'abord intime d'une cellule familiale simple ou polynucléaire et son évocation se fait dans un logis devant une cheminée, sous l'éclairage parcimonieux des flammes et des lampes à huile. Il s'intéresse au mobilier. aux objets courants, aux hôtes, à la maîtresse de maison et à ses activités quotidiennes ou à ses loisirs. Les plaisirs. les Inutilités, les amours conjugaux et extraconjugaux donnent matière à l'évocation de situations cocasses et de propos rabelaisiens. Le feu est associé au travail rural au hasard de la découverte de forgettes de hauts-fourneaux, de campements de charbonniers et de chaufourniers, d'ateliers de potiers et d'artisanat urbain transparaît à travers une analyse des métiers de bouche, (le l'orfèvrerie, de la fabrication de canons ou de l'alchimie. Le feu accompagne les manifestations de joie, les réceptions et les fêtes avec les illuminations ou les feux d'artifices. les offices d'une devotio modem avec le luminaire, les folies de la jeunesse autour des bûchers de la Saint-Jean, avec la lessive des connards de Rouen ou les farandoles. \lais la tragédie n'est jamais très éloignée du plaisir. Les lanternes des morts, les représentations de corps calcinées, (l'autres manifestations de l'ars moriendi rappellent une cruelle réalité. Les fièvres, des feux intérieurs, le mal de saint-moine consument les malades.,On exécute sur le bûcher. dans une marmite à bouillir les faussaires. après toute une cruelle et édifiante mise en scène. les incendies sont fréquents dans une civilisation où la promiscuité et l'imprudence font craindre le pire Biographie de l'auteur Jean-Pierre Leguay, ancien professeur d'Université en histoire médiévale, est l'auteur de plusieurs études sur les tilles et sur les civilisations du passé. Il a publié récemment un livre mir la rie des citadins aux XIVe et XIe siècles, plusieurs articles sur la pollution, les odeurs, la santés la conversation le rire dans la rue et dans les habitations
À partir de 751, le royaume des Francs est gouverné par une nouvelle dynastie, les Carolingiens, qui impose son autorité, depuis l'ancienne Gaule franque, aux populations de Germanie, d'Italie lombarde, de Catalogne, jusqu'à l'Autriche. L'?uvre de Pépin III, de Charlemagne et de Louis le Pieux s'accompagne de profondes réformes institutionnelles, économiques et religieuses et d'une renaissance artistique et culturelle qui ont marqué pour des siècles la majeure partie du monde occidental. Cependant, cet Occident carolingien dilaté est une construction fragile et les mesures prises pour assurer son contrôle et sa protection aux frontières, contre les Vikings, les Slaves et les Sarrasins, se révèlent vite insuffisantes. Le déclin, amorcé par les querelles familiales, est précipité par le partage de Verdun en 843. D'autres civilisations s'affirment à la périphérie : en Espagne musulmane et chrétienne, en Angleterre anglo-saxonne et dans le monde slave. Cette étude de l'Europe carolingienne, du VIIIe au Xe siècle, est nourrie par de nombreuses sources documentaires, qui en soulignent toute la richesse.
Des catastrophes naturelles, de terribles calamités ont frappé à plusieurs reprises le Royaume de France, ses grands fiefs et les territoires francophones de l'Empire allemand au cours du moyen âge. Les fléaux, seulement signalés ou décrits dans les sources narratives, dans les archives comptables, ont donné, dans le meilleur des cas, matière à des enquêtes détaillées (à Bourges, à Toulouse,) à des récits de témoins ou de victimes. L'archéologie, la sismologie, les travaux sur les grands brûlés et les traumatisés apportent de précieux compléments d'information. Ce livre s'articule autour de quatre thèmes de recherches : la typologie des drames, moins connus que les pestes, les guerres et les famines laissées en dehors de ce travail, leur déroulement, les bilans, l'effort de reconstruction. Des inondations, les incendies, les tremblements de terre, les tempêtes et d'autres malheurs comme les vols de sauterelles frappent à plusieurs reprises notre pays. Chaque fléau nécessite un examen des sources d'information, de son mode de propagation, en tenant compte du site, du vent, du jour ou de la nuit, une délimitation de l'aire de destruction...
C'est un moyen âge surprenant, tourné vers une culture populaire, que décrit ici Jean-Pierre Leguay à partir de sources narratives, de farces, de miniatures. L'auteur fait revivre de drôles d'individus farceurs, polissons, paillards, la faune des pavés, des tripots, des étuves, de tous les lieux où le peuple aime se distraire. Le récit, très vivant, rabelaisien même, évoque la grivoiserie des individus, de toute condition, clercs, nobles et bourgeois aisés, des hommes et des femmes, célibataires ou mariés, libérés des repères de la morale chrétienne, de l'éducation familiale et des interdits du temps. Citadiens et ruraux s'adonnent tantôt à un rire multiforme qui n'est pas dénué de subtilité, tantôt à des plaisanteries d'un goût douteux que restituent, sans vergogne, les poème ou les récits d'écrivains licencieux, les blagues d'étudiants en goguette, les exploits de joyeux drilles, livrés à eux mêmes, un jour de carnaval, une nuit de charivari. Leurs victimes sont de préférences des femmes, épouses ou filles de joie, des clercs lubriques, des "folastres ou lunatiques", et d'autres qui vengent quelquefois. Tout est dit, en termes souvent crus, dans un livre où les "subtilités de language" rencontre volontiers des gaudrioles tournées vers le sexe de l'excrément. Les "péchés de langue" les gros mots, les gestes obscènes concernant autant la "maire et principale partie des borjois", leurs épouses émoustillées, que le "commun peuple", les clochards, les vauriens. L'excès conduit pourtant à la dénonciation, à la répression, à la condamnation.
Pauvres et marginaux, deux mots évocateurs d'un passé douloureux dans Royaume de France et dans les grands fief à l'époque de la guerre de Cent ans. Le pauvre d'autrefois végète comme clochard sur le pavé, sous les avancées des maisons, figure dernier rang des compagnons sur un chantier. C'est aussi un infirme, un vieillard, un orphelin. Il est ridiculisé par les écrivains, méprisé par les autorités et le commun, ignoré comme un moins que rien, comme un nichil des listes de contribuables. Les bas-quartiers urbains hébergent une faune de marginaux, surnommés "lescheurs de tavernes", "caymans" (quémandeurs), "larrons et larronnesses", "paillards et paillardes", une sorte de cour des miracles inquiétante qui se livre au crime, au vol, à la débauche.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.