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Terres urbaines. Places, jardins et terres incultes dans la ville au Moyen Age
Leguay Jean-Pierre
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753507777
Après l'examen de l'eau et du feu à la fin du Moyen Age (parus aux PUR), ce troisième volet est consacré à la terre, dans les limites de la ville, de ses faubourgs et à son arrière-pays économique et administratif. De larges espaces, libres de toute construction, s'opposent à la vision que chacun peut avoir d'un tissu urbain densément bâti à l'intérieur et aux abords d'une enceinte. Toute localité comporte des places, des terrains " vuydes ou ruyneuls a, des clos de vigne, des champs cultivés, des prés, des carrières, des " rives a ou zones portuaires et quantité d'autres secteurs laissés à l'abandon. Une ville ne se conçoit_ pas sans des faubourgs semi-ruraux, sans cultures et sans des zones inhabitées nécessaires à l'existence des communautés d'habitants (marécages, grèves, palus, terrains d'élevage ou forêts). Les espaces libres qui peuvent dépasser lés 30 à 40 % de la superficie urbaine, confèrent à beaucoup de villes du Royaume de France et de ses grands fiefs aux XIVe et XVe siècles, un aspect rural très marqué. Ces espaces de passage sont également nécessaires à la défense, à la vie administrative dans le cadre d'une banlieue, à l'économie dans un hinterland, l'équivalent du contado des villes italienne. Enfin, ces surfaces non aedificandi, ces lieux de rassemblement et de déplacement, - sont indispensables à la vie sociale, permettent aux citadins de s'assembler, de tenir des réunions, de multiplier les activités ludiques et religieuses, les manifestations sportives comme la coule, les tournois et le jeu de paume. L'accueil des personnalités en visite, les fêtes, le charivari contribuent à donner aux lecteurs une vision bien différente de celle à laquelle nous ont habitués dans les travaux sur l'urbanisme. Cette synthèse sur un sujet peu connu repose sur l'examen d'archives multiformes, chroniques, ?uvres littéraires, textes normatifs (édits, ordonnances, bans), comptabilités seigneuriales et municipales et est complétée par apports de l'archéologie, de la toponymie, de l'onomastique.
Biographie de l'auteur Jean-Pierre Leguay, professeur émérite de l'Université de Rouen-Haute Normandie, est l'auteur de L'Europe carolingienne, VIIIe-Xe siècles (Belin, 2002).
Jean-Pierre Leguay, Professeur émérite de l'Université de Rouen-Haute Normandie est l'auteur de nombreux ouvrages qui font autorité sur le Moyen Age, traitant en particulier de lapollution, des catastrophes (éditions Gisserot), de l'eau (P.U. Rennes), des Mérovingiens et des Carolingiens (éditions Belin), pour ne citer que les plus récents.
Quatrième volet d'une longue étude conduite par Jean-Pierre Leguay aux Presses Universitaires de Rennes sur les éléments de la nature, l'eau, le feu, la terre dans sa dimension urbaine, l'air associé ou non au vent est par définition immatériel, invisible, insaisissable. Il se confond volontiers avec le monde divin, avec le Paradis, occupe une place privilégiée dans le surnaturel, le merveilleux d'essence cosmique ainsi que dans les plus anciennes croyances sur les cieux. Mais cet élément naturel se dégrade aisément, se transforme en du "mauvès hair" qui favorise la propagation de l'impur, de la punaisie, des pestilences. Il s'agite, tourbillonne, met en danger la vie des marins, des voyageurs et des terriens réfugiés sur les rives. Il a sa place dans l'économie à travers des inventions comme le moulin à vent, l'usage de la voile et des gréements, des nefs, la vie domestique avec la cheminée, l'industrie du métal et du verre. L'absence de l'air débouche sur l'asphyxie par accident avec la noyade, sur le suicide, sur la maladie (la phtisie) ou l'exécution par pendaison ou enfouissement. A l'issue de ce parcours aussi savant que jubilatoire dans les archives médiévales et dans la littérature classique, l'auteur nous livre une brassée d'anecdotes et de récits concrets, qui nous font voir sous un autre jour un monde plein de vie.
C'est un moyen âge surprenant, tourné vers une culture populaire, que décrit ici Jean-Pierre Leguay à partir de sources narratives, de farces, de miniatures. L'auteur fait revivre de drôles d'individus farceurs, polissons, paillards, la faune des pavés, des tripots, des étuves, de tous les lieux où le peuple aime se distraire. Le récit, très vivant, rabelaisien même, évoque la grivoiserie des individus, de toute condition, clercs, nobles et bourgeois aisés, des hommes et des femmes, célibataires ou mariés, libérés des repères de la morale chrétienne, de l'éducation familiale et des interdits du temps. Citadiens et ruraux s'adonnent tantôt à un rire multiforme qui n'est pas dénué de subtilité, tantôt à des plaisanteries d'un goût douteux que restituent, sans vergogne, les poème ou les récits d'écrivains licencieux, les blagues d'étudiants en goguette, les exploits de joyeux drilles, livrés à eux mêmes, un jour de carnaval, une nuit de charivari. Leurs victimes sont de préférences des femmes, épouses ou filles de joie, des clercs lubriques, des "folastres ou lunatiques", et d'autres qui vengent quelquefois. Tout est dit, en termes souvent crus, dans un livre où les "subtilités de language" rencontre volontiers des gaudrioles tournées vers le sexe de l'excrément. Les "péchés de langue" les gros mots, les gestes obscènes concernant autant la "maire et principale partie des borjois", leurs épouses émoustillées, que le "commun peuple", les clochards, les vauriens. L'excès conduit pourtant à la dénonciation, à la répression, à la condamnation.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.