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Vivre dans les villes bretonnes au Moyen Age
Leguay Jean-Pierre
PU RENNES
30,00 €
Épuisé
EAN :9782753508262
C e livre reprend, en partie seulement, une thèse de doctorat d'état sur une trentaine de villes bretonnes du XVe siècle, sous la dynastie des Montforts, de Jean IV à la duchesse Anne. C'est une étude synthétique qui met l'accent sur une société composite, les institutions municipales, la vie économique, le quotidien, les joies, les dangers et les peurs que, connaissent les quelques 80000 citadins de toutes conditions, des nobles aux ecclésiastiques, des notables bourgeois aux artisans et aux "gens mécaniques", des pauvres aux différentes catégories de marginaux. C'est aussi l'occasion de découvrir de belles figures de la bourgeoisie bretonne d'antan avec Julien Thierry, Pierre Landais, les Coëtanlem de Morlaix, les Thomas, les Pares, les Bourgneuf, les Dumesnil, les de Gennes mais aussi de faire revivre des truands, des prostituées, de simples domestiques, des enfants et des femmes. Le film d'une riche histoire, reconstituée dans ses moindres détails, à partir de narrations, d'enquêtes, d'archives fiscales et judiciaires, de textes de loi se déroule intra et extra-muros, dans les rues animées de chaque centre et des faubourgs, dans les églises, sous les halles, dans les guérites des remparts. Parmi les aspects développés et revus à partir d'ouvrages et d'articles récents figurent le déroulement des premiers conseils urbains présidés par le capitaine-gouverneur et le procureur des bourgeois, ancêtre du maire, et réunissant "la maire et principale partie des bourgeois", la préparation des "états de finances" ou budgets annuels gérés par les miseurs et les contrôleurs et alimentés par des impôts ou "cloisons" sur les vins, sur les marchandises, les activités dans les ateliers du lever au coucher du soleil, la structure interne des métiers. L'ouvrage s'achève par une peinture des villes en paix, avec les fêtes, les services religieux, les écoles, l'université de Nantes puis par le rappel du drame que constitue la guerre avec le Royaume de France de 1487 à 1492 et ses conséquences pour les villes bretonnes.
C'est un moyen âge surprenant, tourné vers une culture populaire, que décrit ici Jean-Pierre Leguay à partir de sources narratives, de farces, de miniatures. L'auteur fait revivre de drôles d'individus farceurs, polissons, paillards, la faune des pavés, des tripots, des étuves, de tous les lieux où le peuple aime se distraire. Le récit, très vivant, rabelaisien même, évoque la grivoiserie des individus, de toute condition, clercs, nobles et bourgeois aisés, des hommes et des femmes, célibataires ou mariés, libérés des repères de la morale chrétienne, de l'éducation familiale et des interdits du temps. Citadiens et ruraux s'adonnent tantôt à un rire multiforme qui n'est pas dénué de subtilité, tantôt à des plaisanteries d'un goût douteux que restituent, sans vergogne, les poème ou les récits d'écrivains licencieux, les blagues d'étudiants en goguette, les exploits de joyeux drilles, livrés à eux mêmes, un jour de carnaval, une nuit de charivari. Leurs victimes sont de préférences des femmes, épouses ou filles de joie, des clercs lubriques, des "folastres ou lunatiques", et d'autres qui vengent quelquefois. Tout est dit, en termes souvent crus, dans un livre où les "subtilités de language" rencontre volontiers des gaudrioles tournées vers le sexe de l'excrément. Les "péchés de langue" les gros mots, les gestes obscènes concernant autant la "maire et principale partie des borjois", leurs épouses émoustillées, que le "commun peuple", les clochards, les vauriens. L'excès conduit pourtant à la dénonciation, à la répression, à la condamnation.
À partir de 751, le royaume des Francs est gouverné par une nouvelle dynastie, les Carolingiens, qui impose son autorité, depuis l'ancienne Gaule franque, aux populations de Germanie, d'Italie lombarde, de Catalogne, jusqu'à l'Autriche. L'?uvre de Pépin III, de Charlemagne et de Louis le Pieux s'accompagne de profondes réformes institutionnelles, économiques et religieuses et d'une renaissance artistique et culturelle qui ont marqué pour des siècles la majeure partie du monde occidental. Cependant, cet Occident carolingien dilaté est une construction fragile et les mesures prises pour assurer son contrôle et sa protection aux frontières, contre les Vikings, les Slaves et les Sarrasins, se révèlent vite insuffisantes. Le déclin, amorcé par les querelles familiales, est précipité par le partage de Verdun en 843. D'autres civilisations s'affirment à la périphérie : en Espagne musulmane et chrétienne, en Angleterre anglo-saxonne et dans le monde slave. Cette étude de l'Europe carolingienne, du VIIIe au Xe siècle, est nourrie par de nombreuses sources documentaires, qui en soulignent toute la richesse.
Quatrième volet d'une longue étude conduite par Jean-Pierre Leguay aux Presses Universitaires de Rennes sur les éléments de la nature, l'eau, le feu, la terre dans sa dimension urbaine, l'air associé ou non au vent est par définition immatériel, invisible, insaisissable. Il se confond volontiers avec le monde divin, avec le Paradis, occupe une place privilégiée dans le surnaturel, le merveilleux d'essence cosmique ainsi que dans les plus anciennes croyances sur les cieux. Mais cet élément naturel se dégrade aisément, se transforme en du "mauvès hair" qui favorise la propagation de l'impur, de la punaisie, des pestilences. Il s'agite, tourbillonne, met en danger la vie des marins, des voyageurs et des terriens réfugiés sur les rives. Il a sa place dans l'économie à travers des inventions comme le moulin à vent, l'usage de la voile et des gréements, des nefs, la vie domestique avec la cheminée, l'industrie du métal et du verre. L'absence de l'air débouche sur l'asphyxie par accident avec la noyade, sur le suicide, sur la maladie (la phtisie) ou l'exécution par pendaison ou enfouissement. A l'issue de ce parcours aussi savant que jubilatoire dans les archives médiévales et dans la littérature classique, l'auteur nous livre une brassée d'anecdotes et de récits concrets, qui nous font voir sous un autre jour un monde plein de vie.
Résumé : Après l'examen de l'eau et du feu à la fin du Moyen Age (parus aux PUR), ce troisième volet est consacré à la terre, dans les limites de la ville, de ses faubourgs et à son arrière-pays économique et administratif. De larges espaces, libres de toute construction, s'opposent à la vision que chacun peut avoir d'un tissu urbain densément bâti à l'intérieur et aux abords d'une enceinte. Toute localité comporte des places, des terrains " vuydes ou ruyneuls a, des clos de vigne, des champs cultivés, des prés, des carrières, des " rives a ou zones portuaires et quantité d'autres secteurs laissés à l'abandon. Une ville ne se conçoit_ pas sans des faubourgs semi-ruraux, sans cultures et sans des zones inhabitées nécessaires à l'existence des communautés d'habitants (marécages, grèves, palus, terrains d'élevage ou forêts). Les espaces libres qui peuvent dépasser lés 30 à 40 % de la superficie urbaine, confèrent à beaucoup de villes du Royaume de France et de ses grands fiefs aux XIVe et XVe siècles, un aspect rural très marqué. Ces espaces de passage sont également nécessaires à la défense, à la vie administrative dans le cadre d'une banlieue, à l'économie dans un hinterland, l'équivalent du contado des villes italienne. Enfin, ces surfaces non aedificandi, ces lieux de rassemblement et de déplacement, - sont indispensables à la vie sociale, permettent aux citadins de s'assembler, de tenir des réunions, de multiplier les activités ludiques et religieuses, les manifestations sportives comme la coule, les tournois et le jeu de paume. L'accueil des personnalités en visite, les fêtes, le charivari contribuent à donner aux lecteurs une vision bien différente de celle à laquelle nous ont habitués dans les travaux sur l'urbanisme. Cette synthèse sur un sujet peu connu repose sur l'examen d'archives multiformes, chroniques, ?uvres littéraires, textes normatifs (édits, ordonnances, bans), comptabilités seigneuriales et municipales et est complétée par apports de l'archéologie, de la toponymie, de l'onomastique.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.