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Graffiti Art N° 46, août-septembre 2019
Lefranc Jean-Martial
GRAFFITI ART
8,70 €
Épuisé
EAN :3663322106682
Puisquil sagit de ne plus rien prendre au sérieux à partir de cette rentrée 2019, Graffiti Art revient en allant à la rencontre de quelques artistes solidement établis sur le créneau de lironie. Nous avons dabord été visiter la maison de style "Facteur Cheval" de Carrie Reichardt. La bougresse développe un art sauvage et littéral au féminisme "Datagueule" des plus réjouissants. Autre figure féminine impressionnante, lartiste conceptuelle britannique Lucy Sparrow qui entend nous montrer la consommation pour ce quelle est : un dispositif confortablement dégoûtant. Et puisquil ny a quun pas des étagères des hypermarchés jusquaux décharges publiques, nous ne quittons pas le Royaume-Uni et nous laissons Dan Rawlings nous balader dans des lieux vagues pour découvrir comment il taille des épaves au chalumeau pour en accélérer le retour à létat de nature. Ironique toujours, que ce numéro qui sort à quelques jours du Brexit ait une couleur si franchement British. Cela dit, le monochrome nest décidément pas notre truc.
Le livre quil faut avoir lu pour ce début dautomne sintitule Les Somnambules de Christopher Clark (Poche-Flammarion). Lauteur y détaille comment lEurope des années 10 sest trouvée entraînée dans la Première Guerre mondiale à la suite de subtils glissements politiques pourtant tout à fait évitables. Alors que le Brexit senlise et que lextrême droite est au pouvoir en Italie et dans un nombre grandissant de pays de lUnion, il faut sinterroger avec cette nouvelle édition de Graffiti Art : assistons-nous à lémergence dun art davant-guerre ?
Découvrez les interviews de Shepard Fairey (Obey Giant) (histoire de couverture ! ), Faith47 Ecb Hendrik Beikirch, un aperçu de la résidence Void Projects de AXEL VOID avec 50 artistes à #konventpuntzero (Paco Pill) et les portraits de Onemizer, Aec Interesni Kazki , Travis Louie, Simone Legno, et Fred Mortagne !!
Dans cette nouvelle édition de Graffiti Art, nous parvenons enfin à établir une ligne historique du mouvement de l'art urbain. En effet, nous avions comme un manque à vous raconter tous nos artistes sans être capables de les replacer dans une sorte de continuité, d'évolution, de transformation. Les trois mouvements sont finalement réunis dans ce numéro. Nous racontons le passé avec une plongée dans l'univers de Rammellzee, artiste total, chaînon décisif entre le hip-hop, le graffiti et l'art primitif. Vhils et Faile incarnent avec brillance le présent du mouvement à la confluence du pop, d'une figuration expressionniste et de l'art contemporain pur et dur. Et notre dossier consacré à l'éclosion des fondations d'art urbain illustre bien le futur "muséal" qui attend nos créateurs. Ce qui rend optimiste, c'est que la combinaison des trois temps ne fait que renforcer la cohérence de la démarche urbaine. Et puis, il y a l'espace. Difficile de bouder son plaisir, alors que nous parcourons les époques et les lieux avec une aisance un peu magique. De l'Ecosse du festival Nuart, au Crystal Ship belge en passant par la nouvelle résidence du Couvent à Marseille, et puis, et puis... New York City, Los Angeles et l'Amerique du Sud explorée en tous sens par Remed et son art aux influences chamaniques. Urbi et orbi. Béni soit l'art urbain.
Cette fois, nous avons décidé de vous offrir une notice introductive sur la curation de ce nouveau Graffiti Art. Vous allez y découvrir un art urbain en pleine recomposition. Le moteur de cette recomposition est l'explosion des media utilisés par nos artistes. Certes, notre quête démarre à New York, au point zéro de la déflagration, avec les pochoirs politiques de John Fekner au début des années 80. Mais de là, la généalogie se brouille dans une descendance foisonnante. Niels Shoe Meulman reste sur la toile mais organise la fusion entre le lettrage et de l'expressionnisme abstrait. Autre crossover hardi chez Picho Avo entre le flop et le maniérisme "Renaissance" . Et puis, plus loin, on abandonne la toile pour des compositions sur d'incertains supports. Bordalo II, en show exceptionnel à Paris, produit un bestiaire en volume à partir d'accumulation de rebus. Ce désir d'enfance est partagé par Sean Chao et UfoCinque. Pour Chao, le mode d'expression sont des suites de diorama miniature évoquant l'animation tchèque des années 50. Pour UfoCinque, l'environnement urbain se transforme grâce à des monuments en papier découpé. Mark Jenkins et Tilt complètent ce cabinet des curiosités. Le premier joue avec l'angoisse urbaine à travers ses mannequins, vecteurs de performances immobiles. Le second se réinvente avec une décomposition du graffiti sur la matière brute de nos cités, le Placoplatre. Un dossier sur les filles du Street Art vient équilibrer ce numéro passionnant à produire et, nous l'espérons, passionnant à lire.
Au sommaire de ce numéro de printemps 2015, un dossier dédié à l'abstraction dans l'art urbain, mettant en scène des artistes s'exprimant dans la rue et en atelier de façon mathématique et géométrique ou encore de façon libre et jetée, tous à la recherche d'un langage universel, à l'instar de Maya Hayuk, Revok, Carl Cashman ou Jason Woodside. Partons à la découverte des artistes les plus excitants du moment, on lit une interview de Pose, artiste de Chicago à la figuration déconstruite, à mi-chemin entre Warhol et Rosenquist ; Levalet, jeune artiste parisien réalisant dans les rues de la capitale des collages à l'encre de chine, empreints d'humour et de contextualité ; et Cleon Peterson, artiste et graphiste réputé du milieu du skateboard de Los Angeles, comparse de Shepard Fairey, peignant un obscur Eldorado où désordre et pulsions inavouables se donnent libre cours dans des danses mortuaires dénuées de morale et de justice. Enfin, on se plonge dans les portraits de deux jeunes artistes montants sur la scène de l'art contemporain urbain : Ekundayo, basé à Hawaï, qui consacre son temps à une peinture semi-expressionniste et hypersensible, et Taku Obata, qui tel un samouraï du break dance, rend hommage à la culture du hip-hop, avec les techniques traditionnelles de la sculpture japonaise.
U sommaire de ce numéro d'été 2016, un dossier sur l'art du réel dans la peinture, du classicisme de la peinture à l'huile à un nouvel hyperréalisme à tendance surréaliste. Pour laisser votre esprit divaguer sous le parasol à la découverte de nouveaux talents artistiques, vous pourrez vous plonger dans l'interview de notre artiste de couverture, l'Américain Sam Friedman, ancien assistant de Kaws et peintre semi-abstrait à mi-chemin entre Wesselman et De Kooning, dont l'oeuvre est dominée par le paysage et la nature morte. L'Allemande MadC se raconte quant à elle en nous emmenant sur le chemin de la féminité picturale et de l'abstraction acidulée, affirmant sa position d'artiste femme au sein de la scène contemporaine. Une troisième interview passionnante avec le Français Bom. K nous donne à lire son engagement artistique radical pour le dessin et la peinture, avec un travail à la sensualité étrange et morbide qui hypnotise le spectateur. On découvre au fil d'une fine analyse le portrait de l'artiste italien 2501 et sa production protéiforme allant de la peinture à l'installation, en passant par la céramique et le dessin assorti de feuilles d'or. Enfin, partons à la découverte de l'univers de Kehinde Wiley, entre peinture classique du XVIIIe siècle et icônes de la culture hip-hop, à l'occasion de sa grande rétrospective au Brooklyn Museum.
Dreyfus Emmanuelle ; Longhi Samantha ; Audibert La
Nous soutenons des festivals tels que Bien Urbain à Besançon ou encore le festival K-live à Sète pour leur humanisme et leur ouverture d'espriit qui n'existe plus vraiment dans notre société dominée par l'économie du tourisme et de l'immobilier, le muralisme jouant avant tout le jeu de la gentrification, ne nous leurons pas. L'intérêt étant également de proposer un équilibre entre grands murs et interventions à échelle humaine. Le phénomène d'expansion du muralisme permet bel et bien aujourd'hui de questionner la place de l'art dans nos villes et son statut dans notre société.
Au sommaire de ce numéro du printemps 2017, un dossier spécial consacré à l'édition 2017 de la foire parisienne devenue incontournable, Urban Art Fair, proposant une interview de son fondateur Yannick Boesso, des portraits de galeristes ainsi qu'une sélection d'oeuvres. On plonge ensuite dans un univers pictural fait de pixels avec l'artiste français Kan du groupe Da Mental Vaporz qui s'affiche avec une oeuvre engagée s'affichant en couverture de ce numéro. L'artiste espagnol Axel Void nous dévoile ensuite son univers à la fois sombre et humaniste au travers d'une longue et riche interview. L'artiste anglais Remi Rough, inscrit dans le mouvement du Graffuturism, vient ensuite raconter son parcours et ses problématiques créatives. On (re)découvre l'artiste culte Invader grâce à son exposition du Musée en Herbe qui enchante les petits comme les grands tandis que l'on rentre dans l'atelier de l'artiste parisien Arnaud Liard, un talent à suivre. Gabriel Dawe, quant à lui, tisse ses oeuvres arc en ciel à travers l'espace public comme celui des galeries et des musées avec une poésie sans pareil. Enfin, on découvre le POW ! WOW ! sous toutes ses facettes : à la fois festival d'art mural, initiateur de projets d'expositions, concerts, ateliers et rencontres à travers de nombreux sites à travers le monde. Si nous vous donnons également à voir les plus beaux murs peints du moment côté outdoor, nous nous intéressons également aux art news incontournables (Banksy, Jonathan LeVine, Mark Ryden, Dan Witz, 9e Concept, Nasty...), aux plus belles éditions limitées du moment ainsi qu'aux dernières sorties de livres.