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Normes identitaires et urbanisation. Des catégories discursives et des villes
Ledegen Gudrun ; Bulot Thierry
PU RENNES
12,00 €
Épuisé
EAN :9782753507746
Ce numéro des cahiers de sociolinguistique Nouvelle Série est né du double projet de considérer - via des approches et des cadrages théoriques distincts - les corrélations probables entre la production des normes sociolinguistiques et l'urbanisation d'une part, et, d'autre part. de tenter de les penser sous un angle pluridisciplinaire en y associant des contributions conçues par des sociolinguistes et des spécialistes du champ Information-Communication. Sont ainsi réunies ici, sous la direction de Gudrun Ledegen et Thierry Bulot, les contributions de Nigel Armstrong, Jeanne-Marie Barbéris, Hélène Blondeau. Philippe Hamhye, Lorène Labridy, Mylène Lebon-Evquem, Brigitte Rasoloniaina et Jacky Simonin; cela autour de trois thématiques: d'abord le lien entre les mutations sociales et le changement linguistique et/ou l'émergence de nouvelles variétés dans les contextes urbanisés, ensuite les identités urbaines en situation de contact et, enfin, la catégorisation en situation urbaine. Les études proposées concernent des sites urbains fort diversifiés morphologiquement et structurellement: le Paris de la fin du XIXe siècle-début du XXe siècle et celui d'aujourd'hui; la banlieue b dans toute sa stéréotypie circulaire; île de la Réunion dans sa globalité ou vue à l'aune d'une ville de l'ouest: la ville de Fort-de-France, autre Département d'Outre-Mer, autre situation: les sites urbains de la France et de l'Angleterre, pris dans leur généralité: la ville de Montréal, vue par sa face bilingue anglophone. Combinant ancrage théorique et problématisation relevant des rapports entre les discours sur les langues et les discours sur les espaces de ville, elles s'appuient toutes sur un corpus explicitement identifié et nous parlent non ordinairement des langues et des villes, mais des catégories discursives sur les villes, des catégories issues et constitutives de l'urbanité langagière.
Les articles publiés dans ce second volume dévoilent la variation du français sous l'angle de la phonétique, de la phonologie et du lexique. Des chercheurs de renom international, qui participent au projet international "Phonologie du français contemporain" présentent leurs études portant sur les zones créolophones en général, sur les terrains de la Guyane, de la Guadeloupe et de file Maurice, et sur les français d'Afrique à travers l'étude de l'Algérie et du Mali. Dans le dernier volet de ce volume, est exposé le réseau "Etude du français en francophonie" de l'Agence universitaire de la francophonie et plus particulièrement l'intégration des données phonétiques et phonologiques dans la banque de données lexicographiques panfrancophones. Ainsi, divers champs de la phonétique, de la phonologie et du lexique du français, ainsi que les problématiques du contact de langues sont explorés par des spécialistes de diverses régions de la planète, animés par une même passion pour les aires francophones et créolophones.
Les textes réunis ici s'inscrivent dans un cycle de conférences autour des mauvaises langues (Malelingue), dont la première s'est tenue en avril 2013 à l'Université de Macerata en Italie : le colloque international Malelingue 2 s'est tenu en juin 2015 à l'Université de Rennes 2, organisé par le laboratoire PREFics - EA 4246 (T. Bulot, G. Ledegen) et Aline Gohard (Domaine plurilinguisme et didactique des langues étrangères Université de Fribourg /Suisse). Il portait centralement sur les migrations et mobilités au coeur des politiques, des institutions et des discours. L'ouvrage qui en résulte est organisé autour de trois volets. Le premier volet, Glottopolitique, plurilinguisme et migrantes, nous mène centralement sur le thème de la migrance, sur différents terrains. Le second volet, Discours et émergence de langues dans les institutions, nous emmène à travers les discours sur le plurilinguisme et les représentations sociolinguistiques au sein des institutions (scolaire, universitaire, politique, médical, ...). Enfin, le troisième volet, Interaction et difficultés à dire /à se dire, zoome sur les interactions médiatiques, didactiques et ordinaires.
L'actuel numéro Varia réunit des travaux d'étudiantes du master Francophonie, plurilinguisme, médiation interculturelle (FPMI) et des doctorantes de la promotion 2019. Leurs travaux attestent de la diversité des sujets traités au sein du master FPMI : discours insécuritaire au Rwanda, expatriés, formations linguistiques, migrations et représentations médiatiques, mobilités étudiantes, pratiques langagières plurilingues, situation de soin et interprétariat, rapports franco-allemands... analysés à l'aide de l'approche socio-didactique, sociolinguistique et de l'analyse du discours, sur des terrains et corpus fort variés (presse, observations ethnographiques, entretiens...). Leurs travaux attestent aussi et surtout de leur excellence : plusieurs des mastérantes réunies ici continuent actuellement leurs recherches en doctorat au sein de l'équipe Centre de recherches sociolinguistiques sur les Francophonies (CERESIF) du Pôle de recherche francophonie, interculturel, communication, sociolinguistique (PREFICS - EA 7469).
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.