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La variation du français dans les espaces créolophones et francophones. Tome 2, Zones créolophones,
Ledegen Gudrun
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782336292977
Les articles publiés dans ce second volume dévoilent la variation du français sous l'angle de la phonétique, de la phonologie et du lexique. Des chercheurs de renom international, qui participent au projet international "Phonologie du français contemporain" présentent leurs études portant sur les zones créolophones en général, sur les terrains de la Guyane, de la Guadeloupe et de file Maurice, et sur les français d'Afrique à travers l'étude de l'Algérie et du Mali. Dans le dernier volet de ce volume, est exposé le réseau "Etude du français en francophonie" de l'Agence universitaire de la francophonie et plus particulièrement l'intégration des données phonétiques et phonologiques dans la banque de données lexicographiques panfrancophones. Ainsi, divers champs de la phonétique, de la phonologie et du lexique du français, ainsi que les problématiques du contact de langues sont explorés par des spécialistes de diverses régions de la planète, animés par une même passion pour les aires francophones et créolophones.
A la suite de la Journée d'hommage scientifique à Thierry Bulot, ses collègues et étudiants présentent ici différentes facettes de ses recherches en sociolinguistique urbaine et prioritaire, en éclairant les enjeux et apports de cette nouvelle école sociolinguistique, son inscription sur les terrains africain, algérien, vietnamien, guernesiais, marocain, ainsi qu'avec la méthodologie de la documentarisation. Tou.te.s viennent exemplifier cette approche fructueuse et toujours engagée.
Les textes réunis ici s'inscrivent dans un cycle de conférences autour des mauvaises langues (Malelingue), dont la première s'est tenue en avril 2013 à l'Université de Macerata en Italie : le colloque international Malelingue 2 s'est tenu en juin 2015 à l'Université de Rennes 2, organisé par le laboratoire PREFics - EA 4246 (T. Bulot, G. Ledegen) et Aline Gohard (Domaine plurilinguisme et didactique des langues étrangères Université de Fribourg /Suisse). Il portait centralement sur les migrations et mobilités au coeur des politiques, des institutions et des discours. L'ouvrage qui en résulte est organisé autour de trois volets. Le premier volet, Glottopolitique, plurilinguisme et migrantes, nous mène centralement sur le thème de la migrance, sur différents terrains. Le second volet, Discours et émergence de langues dans les institutions, nous emmène à travers les discours sur le plurilinguisme et les représentations sociolinguistiques au sein des institutions (scolaire, universitaire, politique, médical, ...). Enfin, le troisième volet, Interaction et difficultés à dire /à se dire, zoome sur les interactions médiatiques, didactiques et ordinaires.
Qui s'intéresse aux questions de langues, d'identités, de communautés, s'interroge sur le rôle des langues et des représentations épilinguistiques dans la constitution des groupes, se demande comment ces groupes gèrent, expriment, donnent à voir ou au contraire dissimulent leurs (in)cohérences, leur homo/hétérogénéité, négocient, transmettent, transforment leurs identités et leurs frontières, est forcément amené à rencontrer ces notions ambivalentes, mouvantes, de sécurité et d'insécurité linguistiques. Largement liée aux notions, fondamentales en sociolinguistique, de norme et de communauté linguistique, l'insécurité linguistique est liée à un rapport ambivalent et conflictuel à la langue, à la représentation de décalages entre ce qui est et ce qui devrait être, à la peur que l'échange verbal ne trahisse le manque, la défaillance, la dilution, à la perception d'être pour ainsi dire condamné à agir dans un entre-deux linguistique, identitaire, forcément illégitime. Pour sa 5e édition, la Table Ronde du Moufia (LCF-UMR du CNRS-Université de la Réunion), rendez-vous désormais familier pour les spécialistes de la variation et des contacts linguistiques, a convié des chercheurs en sociolinguistique, psycholinguistique, sciences de l'éducation, et didactique, à faire conjointement le point sur la question de l'insécurité linguistique. Les travaux rassemblés dans cet ouvrage témoignent de la diversité des regards que l'on peut porter sur l'objet sécurité / insécurité linguistique, des traitements que l'on peut lui réserver, ainsi que des questionnements tant théoriques que méthodologiques que le couple notionnel, objet de discussions souvent passionnées et parfois de controverses, peut encore susciter.
Ce premier volume présente les questions liées à la variation du français dans les domaines de la phonétique, de la phonologie et du lexique, sur les terrains de la France, de la Belgique et des départements d'Amérique. Réunissant les contributions d'éminents conférenciers pléniers et de chercheurs de renom international participant au projet international "Phonologie du français contemporain" et au réseau Etude du français en francophonie de l'Agence universitaire de la francophonie, cette rencontre est l'occasion de comparaisons, observations et analyses menées sur des terrains géographiquement proches dans différentes situations de contact de langues, avec une place toute particulière pour le mitchif, l'une des rares langues vraiment "mixtes".
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.