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Les lobbies à l'assaut de l'Europe
Lecherbonnier Bernard
ALBIN MICHEL
17,04 €
Épuisé
EAN :9782226175953
Il n'est plus guère de secteurs de notre vie quotidienne qui ne soient, au moins en partie, régis par les directives de la bureaucratie bruxelloise. Mais comment sont prises ces décisions? Bernard Lecherbonnier dresse un portrait accablant des pratiques fort peu démocratiques qui ont cours dans les couloirs de la Commission et du Parlement européens. Au modèle administratif français des origines de la construction européenne sont venues s'ajouter les méthodes manipulatrices du lobbying à l'anglo-saxonne tel qu'il est pratiqué à Washington. Les grands groupes économiques et industriels ont désormais pignon sur rue dans la capitale de l'Union Européenne. A l'heure où, dans plusieurs des pays fondateurs de l'Union, les opinions marquent de plus en plus leur méfiance à l'égard des institutions communautaires, cette plongée indiscrète et informée au sein du microcosme bruxellois éclaire demanière décapante les impasses et les dérives d'un système qui semble échapper à tout contrôle démocratique.
Résumé : Pour nombre de téléspectateurs, nos écrans sont envahis de séries américaines. Les chaînes françaises ont-elles définitivement perdu le savoir-faire qui leur avait permis autrefois de produire de grands téléfilms, comme Les Rois maudits ? La " dictature de l'Audimat " a-t-elle définitivement ruiné toute possibilité d'une création télévisée de qualité ? Ces inquiétudes sont en fait largement infondées. C'est ce que démontre Bernard Lecherbonnier dans ce livre, au terme d'une enquête méticuleuse auprès des professionnels scénaristes, producteurs, diffuseurs...), qui constatent tous que la télévision d'aujourd'hui est certes en pleine mutation, mais ne désespèrent pas de l'avenir. Loin de s'incliner face à la puissance américaine, ils réagissent en améliorant l'écriture audiovisuelle, en gérant mieux le casting, en produisant des séries de " format " international, en accordant une écoute attentive aux résultats d'audience. Un diagnostic que confirment les autres professionnels européens rencontrés par l'auteur, qui observent eux aussi l'émergence progressive, malgré les difficultés, d'une offre de téléfilms de qualité destinés aux publics du Vieux Continent Grâce à cette exploration culturelle et économique des milieux de la télévision, le lecteur découvrira les " secrets de fabrication " des nouvelles séries apparues depuis quelques années, comme Highlander, Julie Lescaut, Navarro, L'Instit et bien d'autres. Une lecture roborative, qui démontre que le concurrent américain n'a pas encore gagné. En revanche, il a obligé les télévisions européennes, et d'abord française, à engager leur révolution culturelle. L'heure de la résistance à l'Europe américaine a sonné.
Dans le cadre des manifestations qu'il a orchestrées à l'occasion du Centenaire d'Aragon, le Conseil Général de la Seine-Saint-Denis a proposé au service culturel de l'Université de Paris 13 de s'impliquer dans l'organisation du colloque portant sur l'itinéraire de l'écrivain. Quoi de plus naturel qu'un historien et qu'un spécialiste de littérature conjuguent leurs efforts pour s'inscrire sur le terrain strictement universitaire et offrir une réflexion croisée entre spécialistes ! Il leur sembla qu'il fallait éviter le style commémoratif pour proposer un ancrage dans la recherche savante. L'organisation chronologique parut susceptible de fournir la trame d'un ensemble logique. Qu'on en juge ! Pour répondre à ces objectifs, ont été mises en place quatre tables-rondes successives traitant des grands thèmes que peut soulever la question générale des "engagements d'Aragon" : "L'heure de la révolte", "L'engagement", "La militance", "Le fou". Furent invités à traiter des différents aspects des chercheurs confirmés soit par la qualité de leurs travaux sur Aragon, soit par l'originalité de leurs démarches. Furent aussi invités de jeunes chercheurs, nouveaux docteurs ou doctorants. Un tel brassage des expériences a donné un esprit créatif à ce colloque peu académique, novateur dans la forme et dans le fond. Ainsi fut réalisé un bilan des recherches sur Aragon et le monde qui l'entoure. L'objectif en un mot fut atteint : mieux comprendre cet immense écrivain grâce à des approches associant diverses disciplines, plusieurs sciences humaines, notamment l'histoire, au service de la connaissance littéraire.
Jeune aristocrate sans fortune, Adélaïde de Verneuil n'a pour tout bien qu'un étalon ramené de la guerre de Crimée par son fiancé. Kiev, l'alezan de Crimée est toute sa passion. Réussira-t-elle à sauver le domaine de ses aïeux grâce à ce crack aux chevilles fragiles?. À la jalousie d'un voisinage sans merci, à la violence d'une époque où le faste impérial contraste avec la misère populaire, Adélaïde oppose une volonté de fer. Son amour pour les chevaux, son sens de l'honneur, son culte de la liberté suffiront-ils à la sauver des traquenards qui la menacent de toutes parts?. Adélaïde se veut une femme moderne dans cette période, la fin du XIXe siècle, où la vieille France bascule dans l'ère industrielle. Au fond de la Normandie paysanne, sur les champs de course de Deauville et de Longchamp, au bal des Tuileries, dans les appartements de l'impératrice ou emprisonnée à Sainte-Anne, elle ne déroge en aucune façon aux valeurs qui la meuvent. Elle ne trahit jamais le sens de l'honneur légué par son père et son désir de se réaliser pleinement, corps et âme. La restitution méticuleuse des lieux, des usages, de la mode fait pénétrer le lecteur dans la vie secrète d'un Second Empire élégant et libertin, l'invite dans l'intimité des grands hommes de ce temps, le duc de Morny ou Léon Gambetta, et de célèbres "horizontales". À lire par les amateurs de grands destins romanesques, les amoureux des chevaux, les passionnés de la grande et de la petite histoire Biographie de l'auteur Auteur de nombreux livres, Bernard Lecherbonnier a notamment publié des romans chez Bene/et des essais chez Albin Michel. Il est professeur d'université, agrégé des lettres et docteur ès lettres
Il y a un mythe Apollinaire. Quatre-vingts ans après sa mort, l'amant de Lou qui aima la guerre à en mourir reste le plus chanté des enchanteurs. C'est autour de ce secret que se sont réunis à l'Université Paris-13, historiens et écrivains, chercheurs et enseignants, un beau jour de juin 1998. Guillaume, accoudé à un nuage, écoutait et se moquait tendrement de nous. Les historiens ont replacé le poète assassiné dans son temps, avec ses contradictions, ses passions, celles d'une Belle Epoque grosse d'une abominable tragédie. Le cadrage historique a été précisé à travers les contributions de Claude Carlier, Emmanuelle Cronier, Bernard Filippi, Christophe Prochasson, et Jean-Louis Robert. Apollinaire le Cosmopolite fut étudié par Bernard Chambaz, Maryvonne Gilles et Jean-Louis Joubert. Michel Décaudin a ouvert la voie de l'analyse poétique, suivant Ariane et son fil en compagnie de Pierre Piret. Mais de quoi nous parle donc le poète d'Alcools qui puisse autant nous émouvoir encore ? Il nous parle d'un siècle qu'il pressent, où le pire surgira du meilleur et vice versa. Il prophétise une aventure spirituelle où l'art et la littérature iront jucher leurs folies sur les branches supérieures de la déraison humaine... A la fin de ce joli jour de juin consacré à l'ardente lyre, les poètes vinrent témoigner qu'en ce crépuscule de siècle, de millénaire, on ne devait pas compter sur eux pour calmer le jeu. Tel fut le message de Georges-Emmanuel Clancier. Attention ! il ne faut pas que jeunesse passe... Si l'eau se lasse sous les ponts, cela ne signifie pas pour autant qu'elle y stagne. Vive et profonde, elle reste, par bonheur, aussi dangereuse que l'amour, aussi mystérieuse que le beau Phénix, l'oiseau qui se brûle lui-même sur un bûcher pour renaître de ses cendres.
Résumé : En dehors d'approches ethnologiques, l'intérêt pour l'étude de la divination et des arts divinatoires en général a été pendant longtemps réduit, en occident, au débat qui oppose les sciences et les " parasciences ". D'un côté, le mépris et la négation systématique ; de l'autre, une confiance aveugle qui n'est pas sans rapport avec ce qu'il est convenu d'appeler la " pensée magique ". N'est-ce pas là, d'une part et d'autre, la meilleure façon de passer à côté du sujet, en le constituant comme croyance et non comme objet d'étude ? S'il est vrai que les procédés divinatoires, de la géomancie à l'astrologie, ne relèvent pas de la science, il n'en reste pas moins qu'ils ont une réalité propre dont il faut rendre raison. C'est à ce travail profondément novateur que s'est attachée Marie-Louise von Franz. Explorant les fondements inconscients qui ont donné le jour à "c es pratiques", la disciple de Jung affirme que les arts divinatoires dont d'abord symboliques. Ils obéissent à des lois spécifiques qui peuvent nous renseigner sur ce " lieu " de l'âme où se rejoigne potentiellement l'esprit et la matière.
Poème mystique de 700 versets, inséré dans la grande épopée anonyme du Mahabharata, La Bhagavad-Gîtâ, "le chant du Seigneur", est considérée comme la "Bible de l'Inde". Le dieu Krishna, avatar de Vishnu (voir Mythes et dieux de l'Inde), prenant la forme d'un conducteur de char, expose ici, au jeune guerrier Arjuna, une doctrine portant sur l'action, la discrimination, la connaissance et la dévotion. La présente traduction est de Camille Rao et, Jean Herbert, indianiste bien connu, qui est aussi le préfacier. Le volume comprend un glossaire, un index et des "définitions psychologiques" importantes. Parmi les innombrables commentaires écrits sur ce texte, celui de Shri Aurobindo (1872-1950) offre l'intérêt du regard d'un homme qui se retira de la vie publique après une carrière politique ardente pour rechercher une religion synthétique universelle. Fondateur, en 1926, d'un ashram dont il fut le gourou très influent jusqu'à sa mort, il a su adapter la pensée indienne à la vie moderne. Formé en Occident, il rend ici accessible pour nous ce grand trésor spirituel. --Colette-Rebecca Estin
L'esprit du Zen fut introduit au Japon chez un peuple dont la guerre était l'occupation habituelle. Ce fut le génie du Zen de transformer les techniques brutales de la guerre en arts qui ne se souciaient plus seulement de l'efficacité guerrière mais de la recherche de soi-même. Le sabre, l'arc et la flèche, instruments de mort devinrent des supports de méditation. Sous cette influence naquit le Bushido, code d'honneur, discipline chevaleresque qui recommande le désintéressement et le mépris de la mort. Tant et si bien que le Zen fut cette voie d'éveil, appelé "la religion des samouraïs." En termes vifs et imagés, parfois même en s'amusant, Maître Deshimaru répond aux questions de ses disciples, sans jamais leur faire oublier que Zen et arts martiaux sont l'apprentissage de la vie et la mort.