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Itinéraires et contacts de cultures N° 23-24/1997 : Les engagements d'Aragon
Girault Jacques ; Lecherbonnier Bernard
L'HARMATTAN
15,50 €
Épuisé
EAN :9782738464422
Dans le cadre des manifestations qu'il a orchestrées à l'occasion du Centenaire d'Aragon, le Conseil Général de la Seine-Saint-Denis a proposé au service culturel de l'Université de Paris 13 de s'impliquer dans l'organisation du colloque portant sur l'itinéraire de l'écrivain. Quoi de plus naturel qu'un historien et qu'un spécialiste de littérature conjuguent leurs efforts pour s'inscrire sur le terrain strictement universitaire et offrir une réflexion croisée entre spécialistes ! Il leur sembla qu'il fallait éviter le style commémoratif pour proposer un ancrage dans la recherche savante. L'organisation chronologique parut susceptible de fournir la trame d'un ensemble logique. Qu'on en juge ! Pour répondre à ces objectifs, ont été mises en place quatre tables-rondes successives traitant des grands thèmes que peut soulever la question générale des "engagements d'Aragon" : "L'heure de la révolte", "L'engagement", "La militance", "Le fou". Furent invités à traiter des différents aspects des chercheurs confirmés soit par la qualité de leurs travaux sur Aragon, soit par l'originalité de leurs démarches. Furent aussi invités de jeunes chercheurs, nouveaux docteurs ou doctorants. Un tel brassage des expériences a donné un esprit créatif à ce colloque peu académique, novateur dans la forme et dans le fond. Ainsi fut réalisé un bilan des recherches sur Aragon et le monde qui l'entoure. L'objectif en un mot fut atteint : mieux comprendre cet immense écrivain grâce à des approches associant diverses disciplines, plusieurs sciences humaines, notamment l'histoire, au service de la connaissance littéraire.
L'université de Paris 13 organise chaque année un colloque pluridisciplinaire sur un poète contemporain majeur dont l'œuvre entretient une étroite relation avec l'évolution de l'histoire et de la société. Le colloque 2001 a été consacré à Kateb Yacine, témoin et apôtre d'une Algérie en profonde mutation. Les intervenants, compagnons de route du poète, historiens et spécialistes de la littérature maghrébine, ont voulu comprendre à la lumière des événements, anciens et actuels, les contradictions d'une interminable genèse, les souffrances d'une identité en perpétuel devenir. Kateb Yacine n'est pas un poète enfermé dans sa tour d'ivoire. Il a participé aux luttes pour l'émancipation algérienne et son travail d'écrivain s'est nourri de la violence de son temps. Les images de l'amour et la liberté habitent néanmoins ses textes qui puisent dans le passé pour prédire l'avenir. Rebelle à toute entrave, l'auteur de Nedjma et du Polygone étoilé convoque prose et poésie pour un dialogue en constant renouvellement, en révolution permanente. A l'heure où l'Algérie n'a pas encore fermé les plaies de sa mémoire, ni apaisé les souffrances de son cœur, il importe plus que jamais de se mettre à l'écoute de ce combattant national à l'allure de poète maudit.
Senghor, poète majeur de la négritude et pilote averti de la décolonisation, symbolise un siècle de souffrances, espérances et de contradictions qui annoncent l'avènement d'une Afrique libre et indépendante. Son itinéraire politique et son œuvre poétique mobilisent autour de leur étude des littéraires et des historiens, des témoins et des acteurs, des critiques et des admirateurs. Pendant la période coloniale autour du thème de la négritude dont l'apparition remonte aux années 1930, le jeune agrégé de grammaire, Senghor, avec Césaire, anime des intellectuels noirs qui, en métropole, aux Antilles et en Afrique, appellent à un changement politique et moral. Lors de la décolonisation et de l'indépendance en Afrique Noire à partir des années 1960, devenu Président de la République du Sénégal, Senghor est alors confronté à la réalité économique et aux nécessités induites par la construction d'un Etat démocratique. Cela ne l'empêche pas de poursuivre une œuvre littéraire et philosophique notamment autour des thèmes du métissage et du dialogue des cultures. Le parcours de Senghor sollicite de multiples analyses qu'alimentent les controverses. Sur le plan politique, les auteurs s'interrogent sur l'idée qu'il se fait de la décolonisation, sur son aspiration au fédéralisme, sur sa fidélité aux idéaux socialistes. Sur le plan littéraire, ils font revivre les polémiques nées de ses thèmes favoris, la négritude, l'africanité ou le métissage.
Résumé : Que furent les relations internationales depuis 1941, moment où les puissances extra-européennes (Etats-Unis, Japon, URSS) changèrent le sens du second conflit mondial, jusqu'au moment où, après maintes crises, maintes guerres locales, les deux " géants " purent croire qu'ils avaient encore la capacité d'assurer un certain équilibre entre diverses forces contradictoires ? Après la guerre froide " chaude " (1947-1955), après le dégel, avec la coexistence pacifique, les États-Unis et l'URSS pourront-ils savourer leur triomphe au milieu des années 1960 ? Divisée par la guerre, mais refaite par la croissance économique, l'Europe relèvera-t-elle la tête ? Où en sont alors les nationalismes ? Ce livre propose une approche globale des relations internationales.
Le colloque, organisé en 2002 par l'université de Paris 13 sur l'oeuvre d'Andrée Chedid, fait suite à une série de manifestations similaires qui, les années précédentes, ont été successivement consacrées à d'autres poetes contemporains comme Aragon, Apollinaire, Tzara, Senghor ou Kateb Yacine. Il s'agit à chaque fois d'étudier le parcours des auteurs choisis sous plusieurs angles, tous ayant été, hormis la production de leur oeuvre, des témoins attentifs de leur temps, souvent des acteurs sur la scène de l'Histoire. Envisagée dans cet esprit, la personnalité d'Andrée Chedid a quelque chose d'exemplaire. Son origine égypto-libanaise l'enracine dans une terre dont elle garde profondément inscrites en elle les qualités millénaires d'approfondissement, de résistance, de création. La réalité prend naturellement la forme, l'apparence du mythe dans les multiples poèmes, romans et pièces de théâtre qui constituent son oeuvre généreuse, monument majestueux construit pierre après pierre des années 1950 à nos jours. Andrée Chedid ne s'est pourtant pas emprisonnée dans son identité originelle. Cosmopolite, elle se veut libre citoyenne du monde, fine observatrice des sociétés en mutation. Les dogmes, elle les refuse. Les idéologies, elle les fuit. Les religions, elle les évite. L'homme et son mystère, voilà ce qu'elle tente de happer dans ses musiques, puis de pétrir dans une langue longtemps façonnée à la manière des patients artisans de Méditerranée travaillant la terre ou le fer. L'amour est la perspective, l'horizon, le point de fuite de la parole chedidienne, l'amour sans quoi il ne serait plus bon de vivre, l'amour sous toutes ses formes, passion ou solidarité, lien filial ou maternel. L'amour, la vie... Rien d'autre n'a été en effet promis ni donné à l'homme pour faire face à son obstiné destin de mortel. Il n'est de parole que d'amour, de poésie que de vie, de destin que de mort.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.