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Itinéraires et contacts de cultures N° 31/2002 : Léopold Sédar Senghor : Africanité-Universalité
Lecherbonnier Bernard ; Girault Jacques
L'HARMATTAN
26,50 €
Épuisé
EAN :9782747526760
Senghor, poète majeur de la négritude et pilote averti de la décolonisation, symbolise un siècle de souffrances, espérances et de contradictions qui annoncent l'avènement d'une Afrique libre et indépendante. Son itinéraire politique et son œuvre poétique mobilisent autour de leur étude des littéraires et des historiens, des témoins et des acteurs, des critiques et des admirateurs. Pendant la période coloniale autour du thème de la négritude dont l'apparition remonte aux années 1930, le jeune agrégé de grammaire, Senghor, avec Césaire, anime des intellectuels noirs qui, en métropole, aux Antilles et en Afrique, appellent à un changement politique et moral. Lors de la décolonisation et de l'indépendance en Afrique Noire à partir des années 1960, devenu Président de la République du Sénégal, Senghor est alors confronté à la réalité économique et aux nécessités induites par la construction d'un Etat démocratique. Cela ne l'empêche pas de poursuivre une œuvre littéraire et philosophique notamment autour des thèmes du métissage et du dialogue des cultures. Le parcours de Senghor sollicite de multiples analyses qu'alimentent les controverses. Sur le plan politique, les auteurs s'interrogent sur l'idée qu'il se fait de la décolonisation, sur son aspiration au fédéralisme, sur sa fidélité aux idéaux socialistes. Sur le plan littéraire, ils font revivre les polémiques nées de ses thèmes favoris, la négritude, l'africanité ou le métissage.
Le colloque, organisé en 2002 par l'université de Paris 13 sur l'oeuvre d'Andrée Chedid, fait suite à une série de manifestations similaires qui, les années précédentes, ont été successivement consacrées à d'autres poetes contemporains comme Aragon, Apollinaire, Tzara, Senghor ou Kateb Yacine. Il s'agit à chaque fois d'étudier le parcours des auteurs choisis sous plusieurs angles, tous ayant été, hormis la production de leur oeuvre, des témoins attentifs de leur temps, souvent des acteurs sur la scène de l'Histoire. Envisagée dans cet esprit, la personnalité d'Andrée Chedid a quelque chose d'exemplaire. Son origine égypto-libanaise l'enracine dans une terre dont elle garde profondément inscrites en elle les qualités millénaires d'approfondissement, de résistance, de création. La réalité prend naturellement la forme, l'apparence du mythe dans les multiples poèmes, romans et pièces de théâtre qui constituent son oeuvre généreuse, monument majestueux construit pierre après pierre des années 1950 à nos jours. Andrée Chedid ne s'est pourtant pas emprisonnée dans son identité originelle. Cosmopolite, elle se veut libre citoyenne du monde, fine observatrice des sociétés en mutation. Les dogmes, elle les refuse. Les idéologies, elle les fuit. Les religions, elle les évite. L'homme et son mystère, voilà ce qu'elle tente de happer dans ses musiques, puis de pétrir dans une langue longtemps façonnée à la manière des patients artisans de Méditerranée travaillant la terre ou le fer. L'amour est la perspective, l'horizon, le point de fuite de la parole chedidienne, l'amour sans quoi il ne serait plus bon de vivre, l'amour sous toutes ses formes, passion ou solidarité, lien filial ou maternel. L'amour, la vie... Rien d'autre n'a été en effet promis ni donné à l'homme pour faire face à son obstiné destin de mortel. Il n'est de parole que d'amour, de poésie que de vie, de destin que de mort.
Pourquoi veulent-ils tuer le français ? Les fonctionnaires pour faire carrière, les hommes d'affaires pour gagner de l'argent, les chercheurs pour gommer leur nationalité, les politiciens par soumission aux prétendues lois du marché. Conspiration hétéroclite, cinquième colonne composée de pédagogues libertaires qui ont programmé le massacre de la grammaire et de la littérature dans l'enseignement, d'ultralibéraux prêts à sacrifier vingt siècles de civilisation sur l'autel du profit immédiat, de régionalistes qui instrumentalisent la question de la langue pour disloquer l'unité nationale, de fédéralistes rêvant d'unifier l'Europe autour du seul anglais. Le responsable d'un tel gâchis ? Le pouvoir politique qui, depuis 1995, a sacrifié la politique de la langue nationale, patiemment édifiée par ses prédécesseurs, aux impératifs économiques, aux injonctions bruxelloises, aux provocations séparatistes. Les solutions ? Elles existent : il suffit d'appliquer la loi constitutionnelle en France et les conventions internationales hors de France. Mais y a-t-il encore un pilote dans l'avion ?
Dans le cadre des manifestations qu'il a orchestrées à l'occasion du Centenaire d'Aragon, le Conseil Général de la Seine-Saint-Denis a proposé au service culturel de l'Université de Paris 13 de s'impliquer dans l'organisation du colloque portant sur l'itinéraire de l'écrivain. Quoi de plus naturel qu'un historien et qu'un spécialiste de littérature conjuguent leurs efforts pour s'inscrire sur le terrain strictement universitaire et offrir une réflexion croisée entre spécialistes ! Il leur sembla qu'il fallait éviter le style commémoratif pour proposer un ancrage dans la recherche savante. L'organisation chronologique parut susceptible de fournir la trame d'un ensemble logique. Qu'on en juge ! Pour répondre à ces objectifs, ont été mises en place quatre tables-rondes successives traitant des grands thèmes que peut soulever la question générale des "engagements d'Aragon" : "L'heure de la révolte", "L'engagement", "La militance", "Le fou". Furent invités à traiter des différents aspects des chercheurs confirmés soit par la qualité de leurs travaux sur Aragon, soit par l'originalité de leurs démarches. Furent aussi invités de jeunes chercheurs, nouveaux docteurs ou doctorants. Un tel brassage des expériences a donné un esprit créatif à ce colloque peu académique, novateur dans la forme et dans le fond. Ainsi fut réalisé un bilan des recherches sur Aragon et le monde qui l'entoure. L'objectif en un mot fut atteint : mieux comprendre cet immense écrivain grâce à des approches associant diverses disciplines, plusieurs sciences humaines, notamment l'histoire, au service de la connaissance littéraire.
Il n'est plus guère de secteurs de notre vie quotidienne qui ne soient, au moins en partie, régis par les directives de la bureaucratie bruxelloise. Mais comment sont prises ces décisions? Bernard Lecherbonnier dresse un portrait accablant des pratiques fort peu démocratiques qui ont cours dans les couloirs de la Commission et du Parlement européens. Au modèle administratif français des origines de la construction européenne sont venues s'ajouter les méthodes manipulatrices du lobbying à l'anglo-saxonne tel qu'il est pratiqué à Washington. Les grands groupes économiques et industriels ont désormais pignon sur rue dans la capitale de l'Union Européenne. A l'heure où, dans plusieurs des pays fondateurs de l'Union, les opinions marquent de plus en plus leur méfiance à l'égard des institutions communautaires, cette plongée indiscrète et informée au sein du microcosme bruxellois éclaire demanière décapante les impasses et les dérives d'un système qui semble échapper à tout contrôle démocratique.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.