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Itinéraires et contacts de cultures N° 28 : 1918 et Appolinaire
Lecherbonnier Bernard ; Girault Jacques
L'HARMATTAN
12,00 €
Épuisé
EAN :9782738480194
Il y a un mythe Apollinaire. Quatre-vingts ans après sa mort, l'amant de Lou qui aima la guerre à en mourir reste le plus chanté des enchanteurs. C'est autour de ce secret que se sont réunis à l'Université Paris-13, historiens et écrivains, chercheurs et enseignants, un beau jour de juin 1998. Guillaume, accoudé à un nuage, écoutait et se moquait tendrement de nous. Les historiens ont replacé le poète assassiné dans son temps, avec ses contradictions, ses passions, celles d'une Belle Epoque grosse d'une abominable tragédie. Le cadrage historique a été précisé à travers les contributions de Claude Carlier, Emmanuelle Cronier, Bernard Filippi, Christophe Prochasson, et Jean-Louis Robert. Apollinaire le Cosmopolite fut étudié par Bernard Chambaz, Maryvonne Gilles et Jean-Louis Joubert. Michel Décaudin a ouvert la voie de l'analyse poétique, suivant Ariane et son fil en compagnie de Pierre Piret. Mais de quoi nous parle donc le poète d'Alcools qui puisse autant nous émouvoir encore ? Il nous parle d'un siècle qu'il pressent, où le pire surgira du meilleur et vice versa. Il prophétise une aventure spirituelle où l'art et la littérature iront jucher leurs folies sur les branches supérieures de la déraison humaine... A la fin de ce joli jour de juin consacré à l'ardente lyre, les poètes vinrent témoigner qu'en ce crépuscule de siècle, de millénaire, on ne devait pas compter sur eux pour calmer le jeu. Tel fut le message de Georges-Emmanuel Clancier. Attention ! il ne faut pas que jeunesse passe... Si l'eau se lasse sous les ponts, cela ne signifie pas pour autant qu'elle y stagne. Vive et profonde, elle reste, par bonheur, aussi dangereuse que l'amour, aussi mystérieuse que le beau Phénix, l'oiseau qui se brûle lui-même sur un bûcher pour renaître de ses cendres.
Pourquoi veulent-ils tuer le français ? Les fonctionnaires pour faire carrière, les hommes d'affaires pour gagner de l'argent, les chercheurs pour gommer leur nationalité, les politiciens par soumission aux prétendues lois du marché. Conspiration hétéroclite, cinquième colonne composée de pédagogues libertaires qui ont programmé le massacre de la grammaire et de la littérature dans l'enseignement, d'ultralibéraux prêts à sacrifier vingt siècles de civilisation sur l'autel du profit immédiat, de régionalistes qui instrumentalisent la question de la langue pour disloquer l'unité nationale, de fédéralistes rêvant d'unifier l'Europe autour du seul anglais. Le responsable d'un tel gâchis ? Le pouvoir politique qui, depuis 1995, a sacrifié la politique de la langue nationale, patiemment édifiée par ses prédécesseurs, aux impératifs économiques, aux injonctions bruxelloises, aux provocations séparatistes. Les solutions ? Elles existent : il suffit d'appliquer la loi constitutionnelle en France et les conventions internationales hors de France. Mais y a-t-il encore un pilote dans l'avion ?
Il n'est plus guère de secteurs de notre vie quotidienne qui ne soient, au moins en partie, régis par les directives de la bureaucratie bruxelloise. Mais comment sont prises ces décisions? Bernard Lecherbonnier dresse un portrait accablant des pratiques fort peu démocratiques qui ont cours dans les couloirs de la Commission et du Parlement européens. Au modèle administratif français des origines de la construction européenne sont venues s'ajouter les méthodes manipulatrices du lobbying à l'anglo-saxonne tel qu'il est pratiqué à Washington. Les grands groupes économiques et industriels ont désormais pignon sur rue dans la capitale de l'Union Européenne. A l'heure où, dans plusieurs des pays fondateurs de l'Union, les opinions marquent de plus en plus leur méfiance à l'égard des institutions communautaires, cette plongée indiscrète et informée au sein du microcosme bruxellois éclaire demanière décapante les impasses et les dérives d'un système qui semble échapper à tout contrôle démocratique.
Résumé : Chaque siècle connaît autour de son An 15 une fracture majeure et l'effondrement de l'ordre ancien. Victoire de Bouvines en 1214 (événement fondateur de la nation française), avènement de François 1er et bataille de Marignan en 1515, mort de Louis XIV en 1715 et fin du siècle d'or, chute de Napoléon et restauration de la monarchie en 1815, Guerre mondiale à partir de 1914... Toutes ces périodes ont été précédées par les troubles que nous connaissons aujourd'hui : crise financière, débâcle économique, conflits internationaux, guerres de religion, évolutions sociétales... Nous en sommes à ce point de rupture en 2015. Que nous réserve l'année qui vient ? Risque d'un conflit majeur entre Etats-Unis et la Russie partant de la poudrière ukrainienne ? Actions terroristes en Afrique suite aux raids d'Aqmi ? Contagion des guerres civiles syrienne et irakiennes vers leurs voisins du Proche-Orient ? Partant de l'analyse des crises et ruptures de 1215 à 1915, de Bouvines à Verdun, les auteurs proposent des hypothèses pour 2015. Il nous faut remettre en cause nos traditions économiques, sociales, culturelles et inventer la civilisation numérique qui nous attend.
Jeune aristocrate sans fortune, Adélaïde de Verneuil n'a pour tout bien qu'un étalon ramené de la guerre de Crimée par son fiancé. Kiev, l'alezan de Crimée est toute sa passion. Réussira-t-elle à sauver le domaine de ses aïeux grâce à ce crack aux chevilles fragiles?. À la jalousie d'un voisinage sans merci, à la violence d'une époque où le faste impérial contraste avec la misère populaire, Adélaïde oppose une volonté de fer. Son amour pour les chevaux, son sens de l'honneur, son culte de la liberté suffiront-ils à la sauver des traquenards qui la menacent de toutes parts?. Adélaïde se veut une femme moderne dans cette période, la fin du XIXe siècle, où la vieille France bascule dans l'ère industrielle. Au fond de la Normandie paysanne, sur les champs de course de Deauville et de Longchamp, au bal des Tuileries, dans les appartements de l'impératrice ou emprisonnée à Sainte-Anne, elle ne déroge en aucune façon aux valeurs qui la meuvent. Elle ne trahit jamais le sens de l'honneur légué par son père et son désir de se réaliser pleinement, corps et âme. La restitution méticuleuse des lieux, des usages, de la mode fait pénétrer le lecteur dans la vie secrète d'un Second Empire élégant et libertin, l'invite dans l'intimité des grands hommes de ce temps, le duc de Morny ou Léon Gambetta, et de célèbres "horizontales". À lire par les amateurs de grands destins romanesques, les amoureux des chevaux, les passionnés de la grande et de la petite histoire Biographie de l'auteur Auteur de nombreux livres, Bernard Lecherbonnier a notamment publié des romans chez Bene/et des essais chez Albin Michel. Il est professeur d'université, agrégé des lettres et docteur ès lettres
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.