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La télévision, c'est l'art nouveau. Le téléfilm européen face au défi américain
Lecherbonnier Bernard
LA DECOUVERTE
12,96 €
Épuisé
EAN :9782707129628
Pour nombre de téléspectateurs, nos écrans sont envahis de séries américaines. Les chaînes françaises ont-elles définitivement perdu le savoir-faire qui leur avait permis autrefois de produire de grands téléfilms, comme Les Rois maudits ? La " dictature de l'Audimat " a-t-elle définitivement ruiné toute possibilité d'une création télévisée de qualité ? Ces inquiétudes sont en fait largement infondées. C'est ce que démontre Bernard Lecherbonnier dans ce livre, au terme d'une enquête méticuleuse auprès des professionnels scénaristes, producteurs, diffuseurs...), qui constatent tous que la télévision d'aujourd'hui est certes en pleine mutation, mais ne désespèrent pas de l'avenir. Loin de s'incliner face à la puissance américaine, ils réagissent en améliorant l'écriture audiovisuelle, en gérant mieux le casting, en produisant des séries de " format " international, en accordant une écoute attentive aux résultats d'audience. Un diagnostic que confirment les autres professionnels européens rencontrés par l'auteur, qui observent eux aussi l'émergence progressive, malgré les difficultés, d'une offre de téléfilms de qualité destinés aux publics du Vieux Continent Grâce à cette exploration culturelle et économique des milieux de la télévision, le lecteur découvrira les " secrets de fabrication " des nouvelles séries apparues depuis quelques années, comme Highlander, Julie Lescaut, Navarro, L'Instit et bien d'autres. Une lecture roborative, qui démontre que le concurrent américain n'a pas encore gagné. En revanche, il a obligé les télévisions européennes, et d'abord française, à engager leur révolution culturelle. L'heure de la résistance à l'Europe américaine a sonné.
Il n'est plus guère de secteurs de notre vie quotidienne qui ne soient, au moins en partie, régis par les directives de la bureaucratie bruxelloise. Mais comment sont prises ces décisions? Bernard Lecherbonnier dresse un portrait accablant des pratiques fort peu démocratiques qui ont cours dans les couloirs de la Commission et du Parlement européens. Au modèle administratif français des origines de la construction européenne sont venues s'ajouter les méthodes manipulatrices du lobbying à l'anglo-saxonne tel qu'il est pratiqué à Washington. Les grands groupes économiques et industriels ont désormais pignon sur rue dans la capitale de l'Union Européenne. A l'heure où, dans plusieurs des pays fondateurs de l'Union, les opinions marquent de plus en plus leur méfiance à l'égard des institutions communautaires, cette plongée indiscrète et informée au sein du microcosme bruxellois éclaire demanière décapante les impasses et les dérives d'un système qui semble échapper à tout contrôle démocratique.
Dans le cadre des manifestations qu'il a orchestrées à l'occasion du Centenaire d'Aragon, le Conseil Général de la Seine-Saint-Denis a proposé au service culturel de l'Université de Paris 13 de s'impliquer dans l'organisation du colloque portant sur l'itinéraire de l'écrivain. Quoi de plus naturel qu'un historien et qu'un spécialiste de littérature conjuguent leurs efforts pour s'inscrire sur le terrain strictement universitaire et offrir une réflexion croisée entre spécialistes ! Il leur sembla qu'il fallait éviter le style commémoratif pour proposer un ancrage dans la recherche savante. L'organisation chronologique parut susceptible de fournir la trame d'un ensemble logique. Qu'on en juge ! Pour répondre à ces objectifs, ont été mises en place quatre tables-rondes successives traitant des grands thèmes que peut soulever la question générale des "engagements d'Aragon" : "L'heure de la révolte", "L'engagement", "La militance", "Le fou". Furent invités à traiter des différents aspects des chercheurs confirmés soit par la qualité de leurs travaux sur Aragon, soit par l'originalité de leurs démarches. Furent aussi invités de jeunes chercheurs, nouveaux docteurs ou doctorants. Un tel brassage des expériences a donné un esprit créatif à ce colloque peu académique, novateur dans la forme et dans le fond. Ainsi fut réalisé un bilan des recherches sur Aragon et le monde qui l'entoure. L'objectif en un mot fut atteint : mieux comprendre cet immense écrivain grâce à des approches associant diverses disciplines, plusieurs sciences humaines, notamment l'histoire, au service de la connaissance littéraire.
Il y a un mythe Apollinaire. Quatre-vingts ans après sa mort, l'amant de Lou qui aima la guerre à en mourir reste le plus chanté des enchanteurs. C'est autour de ce secret que se sont réunis à l'Université Paris-13, historiens et écrivains, chercheurs et enseignants, un beau jour de juin 1998. Guillaume, accoudé à un nuage, écoutait et se moquait tendrement de nous. Les historiens ont replacé le poète assassiné dans son temps, avec ses contradictions, ses passions, celles d'une Belle Epoque grosse d'une abominable tragédie. Le cadrage historique a été précisé à travers les contributions de Claude Carlier, Emmanuelle Cronier, Bernard Filippi, Christophe Prochasson, et Jean-Louis Robert. Apollinaire le Cosmopolite fut étudié par Bernard Chambaz, Maryvonne Gilles et Jean-Louis Joubert. Michel Décaudin a ouvert la voie de l'analyse poétique, suivant Ariane et son fil en compagnie de Pierre Piret. Mais de quoi nous parle donc le poète d'Alcools qui puisse autant nous émouvoir encore ? Il nous parle d'un siècle qu'il pressent, où le pire surgira du meilleur et vice versa. Il prophétise une aventure spirituelle où l'art et la littérature iront jucher leurs folies sur les branches supérieures de la déraison humaine... A la fin de ce joli jour de juin consacré à l'ardente lyre, les poètes vinrent témoigner qu'en ce crépuscule de siècle, de millénaire, on ne devait pas compter sur eux pour calmer le jeu. Tel fut le message de Georges-Emmanuel Clancier. Attention ! il ne faut pas que jeunesse passe... Si l'eau se lasse sous les ponts, cela ne signifie pas pour autant qu'elle y stagne. Vive et profonde, elle reste, par bonheur, aussi dangereuse que l'amour, aussi mystérieuse que le beau Phénix, l'oiseau qui se brûle lui-même sur un bûcher pour renaître de ses cendres.
Nos enfants ne savent plus lire, ni compter, ni penser. Le constat est terrible, et ses causes moins obscures qu'on ne veut bien le dire. Un enchaînement de bonnes intentions mal maîtrisées et de calculs intéressés a délité en une trentaine d'années ce qui fut l'un des meilleurs systèmes éducatifs au monde. Faut-il incriminer les politiques, les profs, les parents, les syndicats, les programmes ? En tout cas, la Nouvelle Pédagogie a fait ses «preuves» : l'école a cessé d'être le moteur d'un ascenseur social défaillant. Ceux qui sont nés dans la rue, désormais, y restent. Dès lors, que faire ?
Narcisses pathologiques mégalomanes, prêts à tout pour réussir, Narcisses vulnérables, hypersensibles à la critique, dissimulant leur désir de toute-puissance derrière une façade d'humilité, les Narcisses sont de tous les fronts et font recette. Pour s'en prémunir, il faut pouvoir les reconnaître : Marie-France Hirigoyen propose ici une grille de lecture explicite et salutaire. Dans un monde toujours plus compétitif, les Narcisse occupent des positions de pouvoir au sein des affaires ou des médias, voire à la tête des Etats. Certains observateurs, confondant narcissisme et confiance en soi, considèrent que le renforcer permettrait d'affronter les maux de l'époque. Pourtant, les " psys " dénoncent régulièrement le rôle désastreux du narcissisme ambiant sur leurs patients : solitude, souffrance au travail, désordres amoureux... Pour comprendre cette réalité paradoxale, Marie-France Hirigoyen propose une enquête détonante nourrie de sa clinique. Elle pointe la confusion entre le narcissisme sain, qui permet d'avoir suffisamment confiance en soi pour s'affirmer, et le narcissisme pathologique consistant à se mettre en avant aux dépens des autres. Elle reprend la genèse de ce concept dans la psychanalyse freudienne, puis dans la psychanalyse américaine, qui l'a transformé en mettant l'accent sur l'" estime de soi " - participant ainsi d'un glissement de sens emblématique. Emaillé de nombreuses études de cas, histoires et récits de vie, ce livre explique ainsi de manière vivante et originale les dérives du monde moderne, où de plus en plus d'individus sont centrés sur eux-mêmes, " scotchés " à leurs écrans, " accros " aux réseaux sociaux pour se valoriser et exister uniquement dans le regard de l'autre. Mais il invite aussi, grâce à un dialogue renouvelé entre psychanalyse et sociologie, à mieux comprendre les traits narcissiques pour contrer l'ascension des Narcisse tout-puissants. Un projet indispensable pour notre avenir commun.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.