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Qu'est-ce que l'école ?. La « forme scolaire » : de la sociologie historique aux sciences de l'éduca
Lebon Francis
BORD DE L EAU
18,00 €
PRÉCOMMANDE
Sortie prévue le 20 février 2026
EAN :9782385192266
L'éducation scolaire est devenue la modalité prédominante de la socialisation. Impulsé par Guy Vincent dans la deuxième moitié des années 1970, le concept de "â? â? °forme scolaireâ? â? °" a fédéré des sociologues (lyonnais) de la socialisation et de la scolarisation, d'une part pour penser "â? â? °le pédagogiqueâ? â? °" qui constitue l'école en tant que telle, d'autre part pour dépasser les cadres institutionnels établis (école, famille, équipements culturels) et leur traduction dans des champs académiques. Ce concept, qui a trouvé une consécration en sociologie de l'éducation à partir des années 1990, désigne une forme dominante de socialisation : d'une part un espace-temps spécifique et réglé dévolu à l'étude, d'autre part un ensemble de dispositions, de pratiques et de représentations inscrites dans des rapports de pouvoir. Depuis les années 2000, de nouveaux usages, souvent centrés sur les difficultés scolaires, permettent d'illustrer la diversité des approches au sein des "â? â? °sciences de l'éducationâ? â? °" qui regroupent désormais la plupart des recherches en sociologie, histoire, didactique et philosophie de l'éducation. Certains de ces travaux s'attachent à mettre en lumière, en contrepoint, des formes de transmission du capital culturel qui semblent échapper à l'omniprésence de la "â? â? °forme scolaireâ? â? °" . Si ce concept circule davantage, c'est parce qu'il tente de rendre compte du monde scolaire et de ses manifestations dans un contexte d'extension des scolarités et des sciences de l'éducation.
Comment, en France, l'animation des loisirs enfantins s'est fait une place à côté du service social et de l'éducation spécialisée ? Inspirée du principe selon lequel c'est dans le passé (des patronages) que l'on trouve les éléments dont est formé le présent (des centres de loisirs sans hébergement), la socialisation par les loisirs est envisagée à travers une institution polymorphe représentée par les trois termes successifs de " patronages ", " centres aérés " puis " centres de loisirs ". En présentant les organisations concernées, il s'agit de fixer les repères chronologiques essentiels pour comprendre la genèse du métier d'animateur. Avec des préoccupations liées à l'hygiène et à la surveillance, le patronage incarne l'institution qui, du XIX° siècle aux années 1970, propose des activités récréatives aux enfants tout en participant de la construction sociale de l'Ecole, de la religion et de la politique. Si la métaphore guerrière fixe les bornes des discours " laïques " et " catholiques ", un consensus pédagogique définit la nature primordiale de l'enfant par le jeu. Le développement du travail des femmes et de leur scolarisation, la tertiarisation du salariat, la légitimation du terme unificateur de " travail social ", le déclin des colonies de vacances, la quasi-disparition des patronages paroissiaux constituent la toile de fond de la naissance officielle, en 1970, du centre de loisirs. Depuis lors, le passage du vocable de " patronage " à celui de " centre de loisirs " signe une laïcisation de l'institution qui se manifeste par la normalisation juridique, la centralisation bureaucratique, la scolarisation des pratiques, l'autonomisation et la spécialisation des fonctions corrélatives de l'accroissement de la division du travail d'encadrement. La structure du champ de l'animation reste cependant extrêmement dispersée, entre un niveau central (Etat, associations nationales et départementales) et un niveau local (communes, associations) lui-même très diversifié.
L'animation socioculturelle et l'éducation populaire correspondent, en France, à un espace de socialisation et de politisation aux marges de l'école, de la famille et du champ politique. Il repose sur une diversité d'actions publiques mises en oeuvre par l'Etat, les collectivités territoriales et le monde associatif en direction des enfants et des jeunes. Les animateurs / animatrices sont les principaux professionnels qui travaillent dans cet espace généralement traversé par des questions d'engagement social et éducatif. Une partie des animateurs / animatrices travaillent à l'école, en proximité des enseignantes. La réforme des rythmes scolaires permet d'interroger la division du travail éducatif à l'école primaire. Elle témoigne d'une recomposition des formes d'encadrement et de socialisation des enfants en mobilisant différentes catégories d'intervenants qui mettent en place de nouvelles formes d'organisation des activités éducatives.
Lebon Francis ; Pinto Vanessa ; Camus Jérôme ; Far
Agora débats jeunesses est une revue trimestrielle de recherche publiée à l'initiative de l'Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire, animée par un comité de rédaction ouvert à plusieurs disciplines et composé de chercheurs, d'universitaires et d'experts. La revue, au travers d'articles de recherche, entend approfondir la connaissance sur les jeunes, leurs situations, leurs modes de vie, leur environnement, les relations qu'ils entretiennent avec les autres générations. L'analyse des modalités de socialisation et d'entrée des jeunes dans la vie adulte, l'observation des politiques publiques, des évolutions, dans les domaines de l'éducation, de l'animation, de la vie associative, permettent de mieux comprendre la place qui leur est réservée. Par ailleurs, des entretiens avec des chercheurs, ou des acteurs de terrain, des reportages éclairent le processus d'élaboration de la recherche et incitent à des lectures et des approches diversifiées. Des comptes rendus réguliers d'ouvrages invitent les lecteurs à découvrir des travaux récents sélectionnés parmi les plus intéressants dans les domaines couverts par Agora débats jeunesses. La revue s'ouvre à l'international en publiant des articles venus de l'étranger, notamment comparatifs, susceptibles d'éclairer les spécificités françaises, mais aussi d'apporter une connaissance indispensable sur les questions de jeunesse et de vie associative dans d'autres pays. Agora débats jeunesses assure également une veille informative sur les questions de jeunesse et de vie associative, l'actualité éditoriale, les événements ou manifestations à l'agenda, les rapports officiels, les sites Internet pertinents... Revue de recherche, Agora débats jeunesses a l'ambition, en s'adressant tant aux chercheurs et universitaires qu'aux professionnels de jeunesse, aux élus, aux responsables et militants associatifs, de valoriser auprès de tous ces acteurs les travaux les plus récents sur ces domaines, pour soutenir la vitalité de la recherche, étayer la réflexion collective, le dialogue entre chercheurs et praticiens, et contribuer à animer le débat social.
L'utilisation de l'espace public comme lieu de vie et non comme simple lieu de passage concerne en particulier les jeunes les plus démunis des classes populaires, qu'ils soient des jeunes "de rue", passant tout leur temps libre dans la rue, ou des jeunes "à la rue", sans domicile. Dans les deux cas, ils ont un rapport contraint et forcé à la rue, et perpétuent un ancien usage populaire (et masculin) de L'espace public, transformant celui-ci en lieu de vie du fait même de l'absence ou de la défaillance de l'espace privé familial. Ce numéro s'intéresse aux rapports contraints à la rue, aux jeunes qui s'y installent non par choix mais par défaut d'autres possibilités. Il étudie la recherche de lieux désaffectés, qui pourraient être squattés, et analyse les stratégies des jeunes pour transformer un choix par défaut, inspirant la pitié et le misérabilisme, en choix de vie réaffirmant leur libre-arbitre.
Avons-nous (vraiment) bien lu Durkheim et bien saisi toute la radicalité de son geste fondateur de la discipline sociologique ? A lire Anne Rawls, et relire avec elle De la division du travail social, rien n'est moins sûr. Peut-être alors le temps est-il venu, cent ans après la mort de Durkheim, de faire revivre ce texte inaugural. Telle est l'invitation du présent ouvrage. Textes à l'appui. La contribution de la sociologue américaine peut être lue comme une nouvelle préface à l'édition originale de La division du travail social. A ce titre, Durkheim lui aussi et tout autant l'auteur du présent livre, notamment par la publication de sa longue introduction oubliée de 1893. Plus encore, tel un palimpseste, orage convoque tout un ensemble d'auteurs contemporains pour esquisser à l'ombre de l'histoire officielle, une histoire en quelque sorte clandestine de la sociologie, attentive à la créativité des pratiques sociales et à la morale propre aux interactions. Pour autant, cette invitation à découvrir un autre Durkheim, jamais lu (ou presque) - à relire cette Division du travail social revisited -, n'intéressera pas seulement les sociologues, mais aussi les philosophes. En effet, un autre texte s'enchâsse dans cette intrigue, la fameuse Théorie de la justice de John Rawls, le père de l'auteur. Car ce qui est avant tout en jeu dans cette relecture de l'ambition sociologique durkheimienne, c'est aussi et surtout sa dimension politique et toute sa pertinence aujourd'hui pour penser les formes et les conditions d'une société juste. Cette audacieuse lecture de l'oeuvre de Durkheim ne manquera pas de susciter des réactions contrastées tant elle bouscule bien des interprétations convenues de la sociologie durkheimienne. Voire de la sociologie tout court. Elle invitera par ailleurs les philosophes à nouer un dialogue renouvelé entre science sociale et philosophie morale et politique.
L'actualité offre le spectacle apparemment paradoxal d'un monde des religions pris en tenaille entre deux familles de formes extrêmes : les unes, si idéologiques donc exclusives qu'elles justifient la violence, même terroriste, pour imposer leurs frontières ; les autres, si utopiques, donc iréniques ou angéliques, qu'elles recherchent une spiritualité dépassant toute espèce de frontière, religieuse ou autre. L'islam contemporain pris entre djihadisme, wahhabisme et soufisme, n'est pas le seul particulièrement affecté par cette contradiction. Elle met aussi es sciences sociales au défi d'en rendre compte. Pour y parvenir, il faut repasser par les grands conflits qui ont structuré les théories du social et de la religion, comme celui de René Girard, avec le structuralisme de Lévi-Strauss. Il faut ensuite reprendre de manière méthodique et critique les concepts de base qui servent à ces sciences, comme le dit Danièle Hervieu-Léger, "à penser la religion", comme "symbolique", "sacré", "violence", "idéologie", "utopie", "sécularisation", "laïcité", "radicalisation", "sacrifice", "autosacrifice", "ascèse", "spiritualité", etc. Aussi le présent ouvrage conjoint-il, à la démarche pédagogique d'un cours d'introduction aux sciences sociales des religions, un questionnement critique de leur opérationnalité. Au final, l'analyse des phénomènes de radicalisation confirme la victoire de la sociologie wébérienne des valeurs sur leur réduction marxiste au matérialisme économique de l'intérêt. Les valeurs et leurs conflits appartiennent à l'infrastructure des sociétés humaines parce que c'est sur leur base que se construisent les identités, les mémoires collectives et leurs frontières, légitimées par les polarisations entre valeurs et antivaleurs. Pour tenter d'expliquer le fonctionnement de cette dialectique, on avance, sous deux néologismes, l'idéal-type de l'"archéoreligion" et de la "pharmac/kologie", deux notions neuves pour deux très vieilles choses, qui concernent la sociologie et la physiologie des émotions collectives. Deux notions qui permettent aussi, par comparaison, de comprendre différentiellement où travaillent les religions historiques d'Orient et d'Occident, comme les grandes idéologies séculières, dans k diversité presque infinie des courants qui les traversent et les opposent non seulement mut autres mais parfois à elles-mêmes.
Les big data sont devenus un impératif pour mener une campagne électorale. La campagne pour l'élection présidentielle française de 2017 a été marquée par le rôle majeur joué par des plateformes de gestion et d'analyses des données massives, telles que NationBuilder ou 50+1. Qu'est-ce que change le recours au big data électoral dans les manières de faire campagne ? Introduit-t-il des pratiques " innovantes " pour mobiliser les électeurs ? Voit-on apparaître de " nouvelles " formes de militantisme ? Comment sont construits les algorithmes prédictifs ? Sommes-nous réellement fichés sur Internet ? Comment protéger ses données personnelles ? L'auteure interroge l'efficacité de ces techniques, en mettant au jour les enjeux économiques, la construction de croyances autour des big data et les jeux d'influence internationaux. L'intérêt porté à la récolte des données n'est pas neuf. Il s'agit de retracer l'intégration de certaines évolutions techniques que ce soit chez nos voisins américains ou dans les campagnes françaises de 2002 à 2017, en déconstruisant les fantasmes entourant l'usage des bases de données en politique. Mais il s'agit surtout d'armer le citoyen face à la montée en puissance d'une nouvelle ère de la donnée.
Le jardin occidental prolonge l'imaginaire de la maison et de l'intimité mais ne s'y limite pas. Il entoure. Ce faisant, il est un trait d'union entre soi-même et les autres, le lieu d'expérimentations de relations au vivant et d'ordonnancement d'un bout d'univers. Cultiver son jardin. Au coeur de cette activité ordinaire s'entremêlent des problèmes techniques, esthétiques, cosmologiques, économiques, politiques. Ici, rien n'est pur. De l'antiquité grecque à nos jours, l'histoire retracée dans cet ouvrage nous l'enseigne : derrière les haies, se déploient une fantaisie active et une variété de façons d'apréhender "l'usage de la nature". Aujourd'hui, plus que jamais, bousculant l'ordre institué, s'inventent d'autres modes d'intervention humaine. Une métaphysique par les mains pour une éthique renouvelée ?