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Agora Débats/Jeunesse N° 48
Lebon Francis ; Pinto Vanessa ; Camus Jérôme ; Far
L'HARMATTAN
14,00 €
Épuisé
EAN :9782296060388
Agora débats jeunesses est une revue trimestrielle de recherche publiée à l'initiative de l'Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire, animée par un comité de rédaction ouvert à plusieurs disciplines et composé de chercheurs, d'universitaires et d'experts. La revue, au travers d'articles de recherche, entend approfondir la connaissance sur les jeunes, leurs situations, leurs modes de vie, leur environnement, les relations qu'ils entretiennent avec les autres générations. L'analyse des modalités de socialisation et d'entrée des jeunes dans la vie adulte, l'observation des politiques publiques, des évolutions, dans les domaines de l'éducation, de l'animation, de la vie associative, permettent de mieux comprendre la place qui leur est réservée. Par ailleurs, des entretiens avec des chercheurs, ou des acteurs de terrain, des reportages éclairent le processus d'élaboration de la recherche et incitent à des lectures et des approches diversifiées. Des comptes rendus réguliers d'ouvrages invitent les lecteurs à découvrir des travaux récents sélectionnés parmi les plus intéressants dans les domaines couverts par Agora débats jeunesses. La revue s'ouvre à l'international en publiant des articles venus de l'étranger, notamment comparatifs, susceptibles d'éclairer les spécificités françaises, mais aussi d'apporter une connaissance indispensable sur les questions de jeunesse et de vie associative dans d'autres pays. Agora débats jeunesses assure également une veille informative sur les questions de jeunesse et de vie associative, l'actualité éditoriale, les événements ou manifestations à l'agenda, les rapports officiels, les sites Internet pertinents... Revue de recherche, Agora débats jeunesses a l'ambition, en s'adressant tant aux chercheurs et universitaires qu'aux professionnels de jeunesse, aux élus, aux responsables et militants associatifs, de valoriser auprès de tous ces acteurs les travaux les plus récents sur ces domaines, pour soutenir la vitalité de la recherche, étayer la réflexion collective, le dialogue entre chercheurs et praticiens, et contribuer à animer le débat social.
Comment comprendre les transformations que connait aujourd'hui l'animation ? Quels en sont les enjeux pour les structures, pour celles et ceux qui sont, au quotidien, au contact des publics ? En mettant à disposition des travaux d'historiens, de sociologues, de chercheurs en sciences de l'éducation et en sciences politiques, ce livre éclaire le rôle social de l'animation moderne et l'inscrit dans les débats de société actuels. Sont ainsi abordés les différentes formes d'éducation et d'engagement, l'articulation entre militantisme et professionnalisme, ou encore le rôle que joue la socialisation par les loisirs, notamment sur la construction du genre. Ce livre s'adresse aux animateurs, aux travailleurs sociaux, aux professeurs des écoles, aux élus, aux chercheurs et à tous ceux qui s'intéressent à l'action éducative et sociale. Il a pour ambition d'apporter des clés de compréhension aux professionnel(le)s de l'animation qui affrontent, au quotidien, des questions aussi sensibles que méconnues.
Comment, en France, l'animation des loisirs enfantins s'est fait une place à côté du service social et de l'éducation spécialisée ? Inspirée du principe selon lequel c'est dans le passé (des patronages) que l'on trouve les éléments dont est formé le présent (des centres de loisirs sans hébergement), la socialisation par les loisirs est envisagée à travers une institution polymorphe représentée par les trois termes successifs de " patronages ", " centres aérés " puis " centres de loisirs ". En présentant les organisations concernées, il s'agit de fixer les repères chronologiques essentiels pour comprendre la genèse du métier d'animateur. Avec des préoccupations liées à l'hygiène et à la surveillance, le patronage incarne l'institution qui, du XIX° siècle aux années 1970, propose des activités récréatives aux enfants tout en participant de la construction sociale de l'Ecole, de la religion et de la politique. Si la métaphore guerrière fixe les bornes des discours " laïques " et " catholiques ", un consensus pédagogique définit la nature primordiale de l'enfant par le jeu. Le développement du travail des femmes et de leur scolarisation, la tertiarisation du salariat, la légitimation du terme unificateur de " travail social ", le déclin des colonies de vacances, la quasi-disparition des patronages paroissiaux constituent la toile de fond de la naissance officielle, en 1970, du centre de loisirs. Depuis lors, le passage du vocable de " patronage " à celui de " centre de loisirs " signe une laïcisation de l'institution qui se manifeste par la normalisation juridique, la centralisation bureaucratique, la scolarisation des pratiques, l'autonomisation et la spécialisation des fonctions corrélatives de l'accroissement de la division du travail d'encadrement. La structure du champ de l'animation reste cependant extrêmement dispersée, entre un niveau central (Etat, associations nationales et départementales) et un niveau local (communes, associations) lui-même très diversifié.
L'éducation populaire a pour ambition de former des jeunes et des citoyens éclairés, capables de faire vivre la démocratie et de transformer le monde. De nombreuses associations s'y sont consacrées depuis près de deux siècles. Leur reconnaissance par l'Etat est apparue comme un progrès. Mais n'est-ce pas au détriment des vertus émancipatrices de l'éducation populaire ? Les associations n'ont-elles pas été "instrumentalisées" dans ce processus, au point que leur projet originel et global aurait "disparu" au profit d'actions segmentées et professionnalisées ? Qu'en est-il aujourd'hui, dans un contexte de désengagement de l'Etat ? A partir de travaux récents de recherche en sciences sociales et de comptes rendus de pratiques militantes, les 17 chapitres de cet ouvrage invitent à approfondir l'examen et à mieux comprendre le renouveau de l'éducation populaire depuis les années 2000. Loin d'être devenue une ingénierie sociale dépolitisée, elle reste marquée par une tension constante entre engagement et professionnalisation, instrumentalisation et autonomie. Certes, tous ses projets ne sont pas politisés et contestataires, ils visent néanmoins une libération culturelle, politique ou sociale. De plus, les bénévoles, les volontaires et les salariés qui les mettent en oeuvre considèrent que leur travail, sous-tendu par des valeurs, est davantage qu'un emploi ordinaire. En examinant les rapports entre savoir, pouvoir et émancipation, cet ouvrage invite à penser autrement le peuple, les classes populaires et ta politique, à travers une action éducative qui repose sur la culture et tes loisirs. Francis Lebon est maître de conférences en sciences de l'éducation à l'université Paris Est Créteil et membre du Laboratoire Interdisciplinaire de Recherche sur les Transformations des pratiques Educatives et des pratiques Sociales (LIRTES). Emmanuel de Lescure est maître de conférences en sciences de l'éducation à l'université Paris Descartes, Sorbonne Paris Cité, et membre du Centre de Recherche sur les Liens Sociaux (CERLIS-UMR 8070).
L'animation socioculturelle et l'éducation populaire correspondent, en France, à un espace de socialisation et de politisation aux marges de l'école, de la famille et du champ politique. Il repose sur une diversité d'actions publiques mises en oeuvre par l'Etat, les collectivités territoriales et le monde associatif en direction des enfants et des jeunes. Les animateurs / animatrices sont les principaux professionnels qui travaillent dans cet espace généralement traversé par des questions d'engagement social et éducatif. Une partie des animateurs / animatrices travaillent à l'école, en proximité des enseignantes. La réforme des rythmes scolaires permet d'interroger la division du travail éducatif à l'école primaire. Elle témoigne d'une recomposition des formes d'encadrement et de socialisation des enfants en mobilisant différentes catégories d'intervenants qui mettent en place de nouvelles formes d'organisation des activités éducatives.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.