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Entre travail éducatif et citoyenneté : l'animation et l'éducation populaire
Lebon Francis
CHAMP SOCIAL
21,00 €
Épuisé
EAN :9791034605767
L'animation socioculturelle et l'éducation populaire correspondent, en France, à un espace de socialisation et de politisation aux marges de l'école, de la famille et du champ politique. Il repose sur une diversité d'actions publiques mises en oeuvre par l'Etat, les collectivités territoriales et le monde associatif en direction des enfants et des jeunes. Les animateurs / animatrices sont les principaux professionnels qui travaillent dans cet espace généralement traversé par des questions d'engagement social et éducatif. Une partie des animateurs / animatrices travaillent à l'école, en proximité des enseignantes. La réforme des rythmes scolaires permet d'interroger la division du travail éducatif à l'école primaire. Elle témoigne d'une recomposition des formes d'encadrement et de socialisation des enfants en mobilisant différentes catégories d'intervenants qui mettent en place de nouvelles formes d'organisation des activités éducatives.
L'utilisation de l'espace public comme lieu de vie et non comme simple lieu de passage concerne en particulier les jeunes les plus démunis des classes populaires, qu'ils soient des jeunes "de rue", passant tout leur temps libre dans la rue, ou des jeunes "à la rue", sans domicile. Dans les deux cas, ils ont un rapport contraint et forcé à la rue, et perpétuent un ancien usage populaire (et masculin) de L'espace public, transformant celui-ci en lieu de vie du fait même de l'absence ou de la défaillance de l'espace privé familial. Ce numéro s'intéresse aux rapports contraints à la rue, aux jeunes qui s'y installent non par choix mais par défaut d'autres possibilités. Il étudie la recherche de lieux désaffectés, qui pourraient être squattés, et analyse les stratégies des jeunes pour transformer un choix par défaut, inspirant la pitié et le misérabilisme, en choix de vie réaffirmant leur libre-arbitre.
L'éducation scolaire est devenue la modalité prédominante de la socialisation. Impulsé par Guy Vincent dans la deuxième moitié des années 1970, le concept de "â? â? °forme scolaireâ? â? °" a fédéré des sociologues (lyonnais) de la socialisation et de la scolarisation, d'une part pour penser "â? â? °le pédagogiqueâ? â? °" qui constitue l'école en tant que telle, d'autre part pour dépasser les cadres institutionnels établis (école, famille, équipements culturels) et leur traduction dans des champs académiques. Ce concept, qui a trouvé une consécration en sociologie de l'éducation à partir des années 1990, désigne une forme dominante de socialisation : d'une part un espace-temps spécifique et réglé dévolu à l'étude, d'autre part un ensemble de dispositions, de pratiques et de représentations inscrites dans des rapports de pouvoir. Depuis les années 2000, de nouveaux usages, souvent centrés sur les difficultés scolaires, permettent d'illustrer la diversité des approches au sein des "â? â? °sciences de l'éducationâ? â? °" qui regroupent désormais la plupart des recherches en sociologie, histoire, didactique et philosophie de l'éducation. Certains de ces travaux s'attachent à mettre en lumière, en contrepoint, des formes de transmission du capital culturel qui semblent échapper à l'omniprésence de la "â? â? °forme scolaireâ? â? °" . Si ce concept circule davantage, c'est parce qu'il tente de rendre compte du monde scolaire et de ses manifestations dans un contexte d'extension des scolarités et des sciences de l'éducation.
Kinshasa connaît de sérieux problèmes environnementaux consécutifs à sa croissance spatiale rapide et anarchique. Les érosions, les inondations, l'insalubrité et la pollution de l'air qui en résultent sont à l'origine de graves cas de maladies. Face à la défaillance des pouvoirs publics, les jeunes Kinois contribuent à assainir la ville. Mais ils interviennent, à l'instar de l'Etat, plutôt dans le " curatif " que dans le " préventif ". Tous ont besoin d'une formation en éducation environnementale pour un développement urbain durable fondé sur l'approche de l'urbanisme participatif.
L'éducation populaire a pour ambition de former des jeunes et des citoyens éclairés, capables de faire vivre la démocratie et de transformer le monde. De nombreuses associations s'y sont consacrées depuis près de deux siècles. Leur reconnaissance par l'Etat est apparue comme un progrès. Mais n'est-ce pas au détriment des vertus émancipatrices de l'éducation populaire ? Les associations n'ont-elles pas été "instrumentalisées" dans ce processus, au point que leur projet originel et global aurait "disparu" au profit d'actions segmentées et professionnalisées ? Qu'en est-il aujourd'hui, dans un contexte de désengagement de l'Etat ? A partir de travaux récents de recherche en sciences sociales et de comptes rendus de pratiques militantes, les 17 chapitres de cet ouvrage invitent à approfondir l'examen et à mieux comprendre le renouveau de l'éducation populaire depuis les années 2000. Loin d'être devenue une ingénierie sociale dépolitisée, elle reste marquée par une tension constante entre engagement et professionnalisation, instrumentalisation et autonomie. Certes, tous ses projets ne sont pas politisés et contestataires, ils visent néanmoins une libération culturelle, politique ou sociale. De plus, les bénévoles, les volontaires et les salariés qui les mettent en oeuvre considèrent que leur travail, sous-tendu par des valeurs, est davantage qu'un emploi ordinaire. En examinant les rapports entre savoir, pouvoir et émancipation, cet ouvrage invite à penser autrement le peuple, les classes populaires et ta politique, à travers une action éducative qui repose sur la culture et tes loisirs. Francis Lebon est maître de conférences en sciences de l'éducation à l'université Paris Est Créteil et membre du Laboratoire Interdisciplinaire de Recherche sur les Transformations des pratiques Educatives et des pratiques Sociales (LIRTES). Emmanuel de Lescure est maître de conférences en sciences de l'éducation à l'université Paris Descartes, Sorbonne Paris Cité, et membre du Centre de Recherche sur les Liens Sociaux (CERLIS-UMR 8070).
La crise adolescente n'appelle pas une gestion sécuritaire normative. Elle convie les parents, les éducateurs et les soignants à faire preuve de répondant sur le mode dialectique de la diffraction et de la reprise, de la répétition et du changement, de la saturation et de la surprise, de la rupture et de la création. L'auteur aborde la prise en charge psycho-éducative des adolescents en souffrance par le biais d'occurrences peu étudiées : les mises en danger "silencieuses" et implosives, l'impact psychique de la monoparentalité et de la précarité, l'addiction à l'écriture, les amoureux qui peinent à " concrétiser", etc. Il articule ces manifestations cliniques avec les pratiques développées dans un Point Accueil Écoute Jeunes (PAEJ), qui accueille des adolescents excessivement engagés dans des comportements risqués et leur entourage.
Jusqu'au XIXe siècle face aux difficultés que pose l'individu dans sa famille et la société, surtout dans les grands centres urbains, celui-ci est écarté afin de protéger le groupe. L'histoire de Camille Claudel est éloquente, elle passa 30 ans dans un asile psychiatrique et ce jusqu'à sa mort. Au début du XXe siècle une alternative s'offre alors pour la résolution de ces problèmes, alternative centrée sur la personne, la psychanalyse était née. Freud dira qu'il faut garder la famille en dehors de la cure. Pourtant, il fera de la systémie sans le savoir avec la cure du petit Hans, par l'intermédiaire du père de l'enfant, alors que la psychanalyse n'envisage pas l'intervention d'une tierce personne. Une autre voie verra donc le jour en 1950 à Palo Alto en Californie avec l'apparition de la systémie. L'individu est indissociable de son groupe, de sa famille. Dans cet ouvrage, nous évoquerons l'histoire de la systémie, ses concepts, mais surtout les outils utilisés, véritables supports pour libérer la parole. Ils permettent des médiations entre les membres de la famille, les groupes d'enfants dans les structures, les groupes d'adultes... Ils peuvent être utiles aux travailleurs sociaux, aux psychologues, aux psychiatres, à tous ceux qui sont en lien avec des personnes en difficultés.