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Une politique de l'enfance. Du patronage au centre de loisirs
Lebon Francis
L'HARMATTAN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782747590020
Comment, en France, l'animation des loisirs enfantins s'est fait une place à côté du service social et de l'éducation spécialisée ? Inspirée du principe selon lequel c'est dans le passé (des patronages) que l'on trouve les éléments dont est formé le présent (des centres de loisirs sans hébergement), la socialisation par les loisirs est envisagée à travers une institution polymorphe représentée par les trois termes successifs de " patronages ", " centres aérés " puis " centres de loisirs ". En présentant les organisations concernées, il s'agit de fixer les repères chronologiques essentiels pour comprendre la genèse du métier d'animateur. Avec des préoccupations liées à l'hygiène et à la surveillance, le patronage incarne l'institution qui, du XIX° siècle aux années 1970, propose des activités récréatives aux enfants tout en participant de la construction sociale de l'Ecole, de la religion et de la politique. Si la métaphore guerrière fixe les bornes des discours " laïques " et " catholiques ", un consensus pédagogique définit la nature primordiale de l'enfant par le jeu. Le développement du travail des femmes et de leur scolarisation, la tertiarisation du salariat, la légitimation du terme unificateur de " travail social ", le déclin des colonies de vacances, la quasi-disparition des patronages paroissiaux constituent la toile de fond de la naissance officielle, en 1970, du centre de loisirs. Depuis lors, le passage du vocable de " patronage " à celui de " centre de loisirs " signe une laïcisation de l'institution qui se manifeste par la normalisation juridique, la centralisation bureaucratique, la scolarisation des pratiques, l'autonomisation et la spécialisation des fonctions corrélatives de l'accroissement de la division du travail d'encadrement. La structure du champ de l'animation reste cependant extrêmement dispersée, entre un niveau central (Etat, associations nationales et départementales) et un niveau local (communes, associations) lui-même très diversifié.
Lebon Francis ; Moulinier Pierre ; Richez Jean-Cla
Geneviève Poujol, sociologue, est l'auteur de livres de référence sur l'animation, l'éducation populaire et le militantisme associatif. Geneviève Poujol a su faire de ses engagements militants un terrain scientifique, dans l'expérimentation aussi bien que dans la théorisation. Ce livre montre comment elle fut insérée dans des réseaux politiques, culturels et protestants.
L'éducation scolaire est devenue la modalité prédominante de la socialisation. Impulsé par Guy Vincent dans la deuxième moitié des années 1970, le concept de "â? â? °forme scolaireâ? â? °" a fédéré des sociologues (lyonnais) de la socialisation et de la scolarisation, d'une part pour penser "â? â? °le pédagogiqueâ? â? °" qui constitue l'école en tant que telle, d'autre part pour dépasser les cadres institutionnels établis (école, famille, équipements culturels) et leur traduction dans des champs académiques. Ce concept, qui a trouvé une consécration en sociologie de l'éducation à partir des années 1990, désigne une forme dominante de socialisation : d'une part un espace-temps spécifique et réglé dévolu à l'étude, d'autre part un ensemble de dispositions, de pratiques et de représentations inscrites dans des rapports de pouvoir. Depuis les années 2000, de nouveaux usages, souvent centrés sur les difficultés scolaires, permettent d'illustrer la diversité des approches au sein des "â? â? °sciences de l'éducationâ? â? °" qui regroupent désormais la plupart des recherches en sociologie, histoire, didactique et philosophie de l'éducation. Certains de ces travaux s'attachent à mettre en lumière, en contrepoint, des formes de transmission du capital culturel qui semblent échapper à l'omniprésence de la "â? â? °forme scolaireâ? â? °" . Si ce concept circule davantage, c'est parce qu'il tente de rendre compte du monde scolaire et de ses manifestations dans un contexte d'extension des scolarités et des sciences de l'éducation.
L'animation socioculturelle et l'éducation populaire correspondent, en France, à un espace de socialisation et de politisation aux marges de l'école, de la famille et du champ politique. Il repose sur une diversité d'actions publiques mises en oeuvre par l'Etat, les collectivités territoriales et le monde associatif en direction des enfants et des jeunes. Les animateurs / animatrices sont les principaux professionnels qui travaillent dans cet espace généralement traversé par des questions d'engagement social et éducatif. Une partie des animateurs / animatrices travaillent à l'école, en proximité des enseignantes. La réforme des rythmes scolaires permet d'interroger la division du travail éducatif à l'école primaire. Elle témoigne d'une recomposition des formes d'encadrement et de socialisation des enfants en mobilisant différentes catégories d'intervenants qui mettent en place de nouvelles formes d'organisation des activités éducatives.
Comment comprendre les transformations que connait aujourd'hui l'animation ? Quels en sont les enjeux pour les structures, pour celles et ceux qui sont, au quotidien, au contact des publics ? En mettant à disposition des travaux d'historiens, de sociologues, de chercheurs en sciences de l'éducation et en sciences politiques, ce livre éclaire le rôle social de l'animation moderne et l'inscrit dans les débats de société actuels. Sont ainsi abordés les différentes formes d'éducation et d'engagement, l'articulation entre militantisme et professionnalisme, ou encore le rôle que joue la socialisation par les loisirs, notamment sur la construction du genre. Ce livre s'adresse aux animateurs, aux travailleurs sociaux, aux professeurs des écoles, aux élus, aux chercheurs et à tous ceux qui s'intéressent à l'action éducative et sociale. Il a pour ambition d'apporter des clés de compréhension aux professionnel(le)s de l'animation qui affrontent, au quotidien, des questions aussi sensibles que méconnues.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.