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Présidentiable ?
Le Bart Christian
PU RENNES
10,00 €
Épuisé
EAN :9782753599192
A quelles conditions dit-on d'une personnalité politique qu'elle est (ou non) "présidentiable" ? Convoquée quotidiennement au fi l des campagnes présidentielles, la catégorie s'est imposée sur le mode de l'évidence. Privée de consistance juridique, elle mérite pourtant examen. Pourquoi donc certains seraient-ils a priori jugés plus aptes que d'autres pour exercer cette fonction ? Leur faut-il être jupitériens ou proches ? Avoir de l'expérience politique ou venir de l'extérieur ? Et pourquoi la présidentiabilité n'est-elle pas octroyée aux femmes dans les mêmes conditions qu'elle l'est aux hommes ? Autre question, tout aussi fondamentale : qui donc pour décréter et discuter la présidentiabilité ? Les partis politiques qui choisissent leur candidat ? Les notables qui acceptent ou non de parrainer ? Les médias ? L'opinion publique ? La démocratie postule l'égalité entre électeurs et l'égalité entre candidats ; mais garantit-elle l'égalité dans l'accès à la présidentiabilité ?
A partir d'une enquête par questionnaires distribués auprès de plus de 1. 000 étudiants scolarisés dans des filières et années différentes, les auteurs ont dégagé des comportements relatifs aux espoirs scolaires et professionnels, aux habitudes de travail, aux relations avec les professeurs, aux motifs de contestation. Une autre enquête par entretiens a permis de connaître les étudiants.
La pacification relative de l'univers politique confère au discours une place centrale dans les régimes politiques contemporains. Au carrefour de la sociologie politique et des sciences du langage, cet ouvrage s'efforce d'en montrer les conditions de production et de réception ainsi que les techniques d'analyse du contenu.
La mort de Johnny Hallyday, le 6 décembre 2017, a suscité en France une émotion considérable. Les médias ont consacré le chanteur disparu comme une icône nationale, tandis que le président de la République honorait de sa présence une cérémonie que certains n'ont pas hésité à comparer aux funérailles de Victor Hugo. La presse, pourtant, n'a pas toujours été tendre avec l'ancienne "idole des jeunes", moquant volontiers son incapacité à composer lui-même ses chansons, son absence d'audience à l'étranger, ses amitiés politiques... En s'appuyant sur l'analyse de nombreux articles, l'auteur montre comment l'image du chanteur s'est retournée au fil du temps. Du mépris distingué pour un pseudo-rebelle kitsch à l'adoubement intellectuel d'un artiste désigné comme "authentique", comment "Johnny" est-il finalement devenu un symbole hexagonal ? Comment est-il parvenu, par-delà son oeuvre - et peut-être malgré elle -, à fédérer au-delà d'une génération (la jeunesse des années 1960) et d'une classe sociale (les milieux populaires) ?
Résumé : Le système politique français a longtemps fait preuve d'une redoutable stabilité : solidité des partis politiques institutionnalisés, professionnalisation des élus, sacralité des sommets de l'Etat et des activités gouvernementales... La politique, tout à la fois activité valorisée et monde à part, surplombait la société. Nous n'en sommes plus là. Les partis sont devenus des "mouvements" construits sur la seule adhésion à une personnalité ; les militants sont invités à céder leur place à l'habitant (démocratie participative) ou au sympathisant (primaire ouverte). Les professionnels de la politique font profil bas : les cumulants dénoncent le cumul, les énarques dénoncent l'ENA. Les institutions, d'une façon générale, sont malmenées au profit d'une grammaire médiatique qui privilégie les individus au détriment des rôles, l'authenticité au détriment de la loyauté. C'est ce basculement, dont la crise des Gilets jaunes a été l'un des symptômes les plus évidents, que Christian Le Bart analyse ici. Une politique à l'envers, en quelque sorte.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.