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Les mots de la vie politique locale en France
Le Bart Christian
PU MIDI
10,00 €
Épuisé
EAN :9782810703289
Les sommets de l?Etat fascinent plus que jamais, et les médias nous entraînent toujours plus dans les péripéties qui construisent ce que Françoise Giroud avait appelé la "comédie du pouvoir" : ses éblouissements, ses éclats, mais aussi ses coulisses, ses zones d?ombres, réelles ou fantasmées... L?objectif de cet abécédaire est de faire la part entre le jeu des structures pro-fondes qui pèsent sur la vie politique locale et les évolutions sur le long terme. Il s?agit de prendre de la hauteur par rapport au feuilleton des réformes pour rappeler la relative stabilité des mécanismes qui déterminent notre rapport à la vie locale. La question des élections est évidemment centrale, car les trois scru-tins locaux (municipales, cantonales, régionales) jouent un rôle essentiel dans l?activation des identités locales et de la culture démocratique. Mais la vie politique locale est aussi très marquée par le rapport des citoyens à l?action publique : ils désirent de plus en plus en être informés et même y être associés (démocratie participative), et obligent les élus à repenser les routines décisionnelles. C?est sur ce terrain que la décentralisation, dont on a fêté les 30 ans en 2012, a produit ses effets les plus forts. Elle n?opère pas seulement un déplacement du processus décisionnel : elle réalise également un déplacement des imaginaires. Il s?agit plus que jamais pour les élus locaux de chercher à faire exister le territoire comme acteur et sa population comme communauté. Ce sont ces mutations profondes que ce petit opus souhaite mettre en lumière.
A partir d'une enquête par questionnaires distribués auprès de plus de 1. 000 étudiants scolarisés dans des filières et années différentes, les auteurs ont dégagé des comportements relatifs aux espoirs scolaires et professionnels, aux habitudes de travail, aux relations avec les professeurs, aux motifs de contestation. Une autre enquête par entretiens a permis de connaître les étudiants.
Par son intensité, par ses modes d'expression, le mouvement des Gilets jaunes a pris de court les politiques, les commentateurs, les journalistes. Pour les chercheurs en sciences sociales, il constitue également un défi : qui sont exactement les Gilets jaunes ? Comment rendre compte en termes sociologiques de cette France des "invisibles", des "petits moyens", souvent rurale et péri-urbaine ? Au-delà des motifs d'exaspération mis en avant (taxe sur le carburant dans un premier temps), comment expliquer une telle mobilisation de masse ? De quelles évolutions sociétales le mouvement des Gilets jaunes témoigne-t-il ? La lecture ici proposée privilégie une grille de lecture, celle du déclin des grammaires institutionnelles. La mobilisation des Gilets jaunes naît à l'écart des syndicats et des partis politiques, elle inscrit la défiance à l'égard des institutions au coeur de son discours. Le mouvement refuse de se doter de représentants, de porte-parole, de leaders. Il défie volontiers les médias institutionnels. Et surtout, il défie le politique en interpellant le chef d'Etat personnellement. Mais ce faisant, ne reproduit-il pas la grammaire individualisée dont Emmanuel Macron a usé tout au long de sa carrière politique ? Chacun à sa façon, le président et le mouvement des Gilets jaunes témoignent de la tendance contemporaine à récuser les grandeurs institutionnelles au profit d'une conception individualisée du social, dont les mots d'ordre sont désormais l'authenticité, la transparence, l'injonction à être soi-même.
Résumé : Le système politique français a longtemps fait preuve d'une redoutable stabilité : solidité des partis politiques institutionnalisés, professionnalisation des élus, sacralité des sommets de l'Etat et des activités gouvernementales... La politique, tout à la fois activité valorisée et monde à part, surplombait la société. Nous n'en sommes plus là. Les partis sont devenus des "mouvements" construits sur la seule adhésion à une personnalité ; les militants sont invités à céder leur place à l'habitant (démocratie participative) ou au sympathisant (primaire ouverte). Les professionnels de la politique font profil bas : les cumulants dénoncent le cumul, les énarques dénoncent l'ENA. Les institutions, d'une façon générale, sont malmenées au profit d'une grammaire médiatique qui privilégie les individus au détriment des rôles, l'authenticité au détriment de la loyauté. C'est ce basculement, dont la crise des Gilets jaunes a été l'un des symptômes les plus évidents, que Christian Le Bart analyse ici. Une politique à l'envers, en quelque sorte.
A quelles conditions dit-on d'une personnalité politique qu'elle est (ou non) "présidentiable" ? Convoquée quotidiennement au fi l des campagnes présidentielles, la catégorie s'est imposée sur le mode de l'évidence. Privée de consistance juridique, elle mérite pourtant examen. Pourquoi donc certains seraient-ils a priori jugés plus aptes que d'autres pour exercer cette fonction ? Leur faut-il être jupitériens ou proches ? Avoir de l'expérience politique ou venir de l'extérieur ? Et pourquoi la présidentiabilité n'est-elle pas octroyée aux femmes dans les mêmes conditions qu'elle l'est aux hommes ? Autre question, tout aussi fondamentale : qui donc pour décréter et discuter la présidentiabilité ? Les partis politiques qui choisissent leur candidat ? Les notables qui acceptent ou non de parrainer ? Les médias ? L'opinion publique ? La démocratie postule l'égalité entre électeurs et l'égalité entre candidats ; mais garantit-elle l'égalité dans l'accès à la présidentiabilité ?
Condamné pour meurtre, Jacob est innocenté après plusieurs années de détention. Il retrouve la liberté, mais le monde extérieur lui paraît aussi fermé et hostile. Il s'interroge sur les causes de sa condamnation et sur l'existence d'une main mystérieuse qui régit l'ordre du monde "au-dessus" des lois morales écrites par les hommes. La réflexion sur les questions existentielles, morales et ontologiques fait de cette pièce une grande parabole sur la condition humaine.
Nés dans les années 1960, les jeux vidéo ont, en quelques décennies, accédé au rang de fait économique et culturel majeur. On est en effet bien au-delà, aujourd'hui, d'un phénomène générationnel. Smartphones, tablettes, consoles de salon et portatives ont modifié le profil du gamer type. Désormais, on joue à tout âge, filles ou garçons, ensemble ou séparément, en couple, entre amis, en famille. Les débats sur le sexisme qui ont récemment agité la communauté des pratiquante.s montrent qu'il est nécessaire, voire urgent, de considérer le fait vidéoludique sous l'angle du genre. Ce livre est le premier, en France, à aborder cette question de front en interrogeant les dispositifs de mise en scène et de narration qui construisent dans les jeux vidéo le masculin et le féminin, les modalités genrées d'expression et d'identification à l'oeuvre dans les relations joueur.se / avatar et les changements introduits par l'avènement des gameuses dans l'univers masculinisé des jeux vidéo.
Dans un non-lieu et dans un temps suspendu, sont réunies toutes les femmes victimes de la violence des hommes : femmes riches et pauvres, cultivées ou analphabètes, jeunes et âgées, rebelles et soumises. Libérées par la mort de leur condition de victimes, elles nous racontent leurs histoires. On assiste à des drames provoqués par une société machiste, des traditions cruelles, des mentalités arriérées. A travers des témoignages/ fictions de plusieurs pays du monde (Inde, Italie, France, USA, Mexique...), toutes les conditions sociales et toutes les cultures sont mises en cause par la dramaturge. Il en résulte une anthologie de récits bizarrement pleins d'humour et d'ironie, où la tragédie du quotidien demande justice et où l'universalité des histoires pousse le lecteur-spectateur à réfléchir sur la véritable condition de la femme au XXIe siècleSerena dandini est auteure et animatrice télé. Très connue de par le caractère innovant et satyrique de ses émissions, elle a travaillé avec des artistes très populaires en Italie. En 1988, elle écrit et présente La tv delle ragazze (La télé des filles), une émission qui fera connaître au grand public de nombreuses comédiennes et artistes. Entre 2012 et 2013 elle met en scène son premier texte théâtral, Blessées à mort, inspiré par des faits divers de violence sur les femmes. Cette pièce est encore aujourd'hui en tournée en Italie et dans le monde. Texte engagé, militant, dur, il se fait porte-parole d'une situation malheureusement bien présente dans notre société, toutes ces histoires étant inspirées de faits réellement advenus.