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HISTOIRE DE CAZILHAC
LASTOURS DOMINIQUE
LAMPSAQUE
61,70 €
Épuisé
EAN :9782911825187
Le château de Cazilhac, est situé entre Montpellier et Millau. Protégé au nord par les montagnes volcaniques de l'Escandorgue et du Méguillou, le château s'élève sur un éperon rocheux dominant la vallée de l'Orb. Cet ouvrage qui s'appuie uniquement sur des documents originaux d'archives publiques et privées, est une fresque qui permet d'inscrire Cazilhac dans une réalité multiple, plaçant ce bout de terre du Languedoc dans le contexte local et national du Ier au XXIe siècle. Cette étude nous offre donc un voyage dans le temps, sans limitation de discipline, nous permet de revivre des histoires familiales, particulières, qui appartiennent aussi à celle plus générale de l'Histoire, de l'architecture, des arts décoratifs, de la sociologie, de la viticulture et de l'industrie. Cazilhac doit sa prospérité, dès les premiers siècles de notre ère, à l'eau, au tumultueux fleuve Orb qui roule à ses pieds. Cazilhac est devenu, aux mains de ses propriétaires Peyrottes, au début du XVIe siècle, une seigneurie, une terre allodiale. Puis, le saint-simonien et économiste visionnaire Michel Chevalier y créa, notamment, un monumental aqueduc et ses héritiers Leroy-Beaulieu y effectuèrent des restaurations pertinentes. Ces pages évoquent largement leurs vies. Cette étude, avec plus de trois-cents illustrations, propose donc de traverser les siècles dès Cassius, le premier occupant connu de cette terre qui lui donna son nom, Casialacum. Cazilhac : la terre de Cassius. Puis, Cazilhac devint une partie intégrante d'un équilibre autour de l'abbaye de Joncels, de l'évêché de Lodève, au même titre que le château disparu de Roqueredonde, auquel viendra s'ajouter le château de Soubès, lui aussi autrefois en partie propriété ecclésiastique. Nous verrons Cazilhac évoluer au fil de ce temps et de ses seigneurs jusqu'au saint-simonien, brillant économiste devenu une personnalité marquante du second-Empire que fut Michel Chevalier. A sa suite, sa descendance mettra en valeur la terre de Cazilhac, depuis Paul Leroy-Beaulieu et tiendra une place importante dans la vie politique, économique et intellectuelle de la France et de l'Hérault, depuis le milieu du XIXe siècle.
Eudes Gilbert ; Legendre Jacques ; Lastours Sophie
Les frères Jean et Louis Toulouse, ainsi que René Tognard, sont des combattants de la Grande Guerre. Les deux premiers se sont engagés dans l'infanterie, avant même d'être appelés ; le dernier, mobilisé dans les chasseurs à pied, a ensuite été volontaire pour l'aviation. Jean est né en août 1894, René en mars, quand Louis est d'octobre 1895. Les deux frères meurent en 1916, à quelques mois d'intervalle ; René Tognard décède soixante ans plus tard, après une carrière riche en expériences. Issus de la grande bourgeoisie pour les premiers, d'un milieu rural pour le suivant, la guerre va rapprocher ces deux mondes différents. Le partage d'événements similaires, éprouvants et terrifiants en sera la cause. Ces souvenirs croisés nous font réfléchir sur le tragique destin vécu par toute une génération. Il y a ceux qui sont morts à la guerre et ceux qui n'ont jamais pu l'oublier.
L'ACADEMIE DES PSYCHOLOGUES DU GOUT FETE EN CETTE ANNEE 2022 SES CENT ANS. L'Académie des psychologues du goût est l'un des plus éminents et, de nos jours, des plus discrets conservatoires vivants de la gastronomie française. Avec cet ouvrage, elle ouvre pour la première fois ses portes, ses archives et montre ses actions, ses usages mais aussi l'évolution de ses goûts. Cette académie est une des illustrations de la singularité gastronomique de notre histoire, de notre culture française. Sa création est d'abord due à la volonté pionnière de son fondateur, Maurice Sailland, alias Curnonsky, prince des gastronomes. Curnonsky fut le premier à sillonner la France pour en connaître ses ressources culinaires ; il découvrit puis fut soucieux de cette multiplicité régionale. En 1926, il fut celui qui introduisit la critique gastronomique dans le guide Michelin. Cet ouvrage remet en lumière les personnalités marquantes de notre histoire, aujourd'hui un peu oubliées. L'Académie des psychologues du goût fut créée en 1922 par Curnonsky, qui la plaça sous l'autorité morale de Brillat-Savarin, avec un triple objet d'étude : gastronomique, littéraire, artistique. Le primordial aspect s'illustre lors des séances de travail organisées par un membre de l'Académie. L'aspect littéraire est constitué des discours de réceptions, des communications diverses et de la chronique des séances de travail. Quant à l'aspect artistique, il est représenté par les menus, qui sont conçus avec un soin très attentif ; ils ont notamment été illustrés par Louis Jou, Jean Cocteau, André Dunoyer de Segonzac, André Derain, Jacqueline Richet, etc. L'auteur du présent ouvrage a eu faim en permanence durant les mois de sa rédaction, il a parfois été ému en pensant à tel ou tel ou à des temps heureux révolus et a beaucoup, beaucoup ri de l'esprit des académiciens fondateurs et de ceux d'aujourd'hui, dont les chroniques spirituelles et gastronomiques illuminent et illustrent encore notre Académie et notre culture gastronomique. J'espère partager avec le lecteur ce repas à travers les âges d'une institution aujourd'hui centenaire et sans doute indispensable à ladite culture de notre pays, la France. L'adage sans doute le plus connu - et cela est heureux - de Curnonsky est : "La cuisine, c'est quand les choses ont le goût de ce qu'elles sont". Avoir le goût de ce qu'on est, n'est-ce pas aussi illustrer la réalité de notre identité ? Qu'en est-il de notre gastronomie ? Voici donc présentées ici cent années d'une part éminente de l'historicité de notre pays. Ayons bien à l'esprit que la gastronomie se nourrit de gastronomes. Ainsi, tels les sages de la Grèce et paraphrasant Jacques de Lacretelle : Allons nous désaltérer au bord de l'Ilisos ou à la source de Castalie !
Officier d'Ancien Régime, Charles-François Dumouriez mène une carrière qui le conduit sur le champ de bataille de La Grande Guerre de Sept ans, puis en Allemagne, Corse, Pologne sous couvert de missions plus ou moins secrètes... Il sera le vainqueur de Valmy et de Jemmapes. Mais intrigues, renseignement, espionnage auront raison du parcours exceptionnel de cet homme au destin paradoxal. Sophie de Lastours, présente ici les textes de plusieurs auteurs et leur controverse sur le général Dumouriez.
Iphis, déguisée en garçon depuis sa naissance, épouse la belle Iante. Les deux jeunes filles disent franchement sur scène qu'elles s'aiment et racontent leur nuit de noces avec volupté... Isaac de Benserade (1612-1691) est né en Normandie. Connu pour la "querelle des sonnets" qui enflamme aussi bien la Cour que la Ville, et par sa collaboration avec Lully, il devient rapidement l'un des beaux esprits les Plus recherchés de son époque. A sa brève carrière dramaturgique, on doit l'étonnante comédie Iphis et lante (1634) qui est l'une des toutes premières en France à évoquer ouvertement l'homosexualité féminine. Le XVII, siècle n'est Pas tout à fait ce que l'on croit... Edition présentée par Anne Verdier avec la collaboration de Christian Biet et Lise Leibacher-Ouvrard.
Comédie de pur divertissement, la parade se caractérise par une intrigue simple, des personnages-types, des dialogues riches en fantaisie verbale, et un humour axé sur le bas corporel. Issue des théâtres forains, la parade connut, à travers le XVIIIe siècle, une très large diffusion sur les théâtres de société et de Boulevard, méprisée par la critique, elle a néanmoins marqué les esprits d'un siècle abandonné à la théâtromanie. Cette édition envisage la parade en tant que texte performatif pour mieux concevoir comment ces pièces étaient jouées et les raisons de leur succès auprès d'un public populaire autant qu'aristocratique. Nous proposons ici trois textes tirés du Théâtre des Boulevards (1756), assortis d'une préface et de notes permettant de prendre la mesure de l'originalité et de la complexité des parades, ainsi que deux " textes de scène " joués par la compagnie SapassoussakasS en 2002-04.
S'il est clair, de nos jours, que le costume de théâtre fait signe et pose des questions à l'observateur-spectateur, il était important de faire le point sur la manière dont, au XVIIe siècle, au moment où le théâtre moderne s'établit, cet objet théâtral se constitue. C'est à ce projet qu'Anne Verdier s'est livrée, avec un souci constant de croiser les données et les travaux historiques, littéraires et esthétiques. Grâce à cet ouvrage, nous pouvons établir, preuves et documents en main, que le costume de théâtre était déjà un enjeu, qu'il avait ses tailleurs comme il avait ses clients, qu'il était commenté, utilisé, débattu et littérarisé dans les textes de théâtre, et qu'il a évolué très nettement vers ce qu'il convient d'appeler une spécificité théâtrale. Utilisant des sources historiques et une méthode capable de croiser les disciplines, l'auteur mène son enquête et parcourt les questions posées par " l'habit de théâtre ", en allant du point de vue historique au point de vue littéraire, de la société à la scène et de la scène au texte, pour comprendre en quoi consiste l'efficacité spectaculaire de cet habit, si proche et pourtant si différente de l'efficacité du paraître quotidien dans la société d'Ancien Régime. Un va-et-vient entre l'histoire et la littérature, entre l'histoire du théâtre et l'histoire des usages, permet de saisir qu'une esthétique naît en ce siècle et qu'elle se fonde sur un jeu entre le vêtement de cour, le vêtement de ville et le vêtement de scène. L'habit de théâtre brille, fascine, captive les regards, " construit " les corps des acteurs, est infiniment visible et produit, évidemment, du sens, des sens, à l'intérieur d'une poétique spécifique. L'ouvrage d'Anne Verdier apporte un argument de plus, et non le moindre, à l'idée qu'un théâtre moderne se constitue au XVIIe siècle. Christian Biet
Pouvoirs abusifs, rapt de séduction, viols, incestes et triple mariage imposé in extremis pour étouffer le scandale. Tels sont les ingrédients de cette pièce sur l'arbitraire et les faillites de l'autorité seigneuriale. Le "droit du seigneur" symbolise cet arbitraire où la violence sexuelle, déclarée ou suggérée, est omniprésente. L'échec politique et social se double ici d'un échec de la pensée: celui de la figure régulatrice du sage, sorte de "philosophe-roi" guidé par une raison déficiente et surtout, faillible. Et ce n'est pas sans surprise que l'on découvre un Voltaire décalé. Reléguées au second plan, ironie et portée critique sont ici largement érodées par une fascination à peine voilée pour la loi du plus fort.