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Parades : Le Mauvais Exemple, Léandre hongre, Léandre ambassadeur
Spielmann Guy ; Polanz Dorothée
LAMPSAQUE
25,15 €
Épuisé
EAN :9782911825071
Comédie de pur divertissement, la parade se caractérise par une intrigue simple, des personnages-types, des dialogues riches en fantaisie verbale, et un humour axé sur le bas corporel. Issue des théâtres forains, la parade connut, à travers le XVIIIe siècle, une très large diffusion sur les théâtres de société et de Boulevard, méprisée par la critique, elle a néanmoins marqué les esprits d'un siècle abandonné à la théâtromanie. Cette édition envisage la parade en tant que texte performatif pour mieux concevoir comment ces pièces étaient jouées et les raisons de leur succès auprès d'un public populaire autant qu'aristocratique. Nous proposons ici trois textes tirés du Théâtre des Boulevards (1756), assortis d'une préface et de notes permettant de prendre la mesure de l'originalité et de la complexité des parades, ainsi que deux " textes de scène " joués par la compagnie SapassoussakasS en 2002-04.
Jacques Hassoun, écrivain, théoricien, était avant tout clinicien, clinicien des sujets mais aussi clinicien de l'histoire et du politique. Toute son oeuvre, même la plus théorique, est nourrie de clinique. Si la cure, lieu du vif de l'analyse, nécessite un savoir-faire, elle relève d'autre chose que d'un simple apprentissage. Savoir écouter, savoir entendre, demande une disponibilité, désir d'analyse et/ou désir du psychanalyste, qui entre en résonance avec la propre culture de l'analyste. Or les domaines religieux, historique, politique, linguistique, littéraire..., tous constitutifs de la culture, étaient familiers à Jacques Hassoun qui savait les travailler dialectiquement pour affiner son écoute. Ainsi, pour lui, la psychanalyse, considérée comme une praxis, s'enseigne certes, mais surtout se transmet. Tout aussi bien passion que nécessité éthique, ce souci de transmission ne l'a jamais lâché. Reprendre son oeuvre en y apportant un regard contemporain permet à la pensée de Jacques Hassoun de maintenir cette dynamique de transmission qui appelle toujours transformation et invention et non répétition. Les auteurs, psychanalystes, sociologues, journalistes, réunis ici, ne commentent pas son oeuvre mais interrogent sa pertinence au regard de l'actualité où la psychanalyse et, de manière générale, le lien social sont mis à mal.
Les sites sont fragiles. Les beautés sont fragiles. Depuis bien longtemps, l'homme n'y prête pas une attention suffisante. En observant que les sites ne sont pas toujours bien approchés, bien compris et en cherchant à dominer cette mauvaise compréhension, je suis arrivé graduellement à l'idée de reconnaître la résistance des sites comme un objet d'étude, comme un outil de connaissance utile pour la conception des ponts et des bâtiments, pour l'action, la construction et la création.
Pouvoirs abusifs, rapt de séduction, viols, incestes et triple mariage imposé in extremis pour étouffer le scandale. Tels sont les ingrédients de cette pièce sur l'arbitraire et les faillites de l'autorité seigneuriale. Le "droit du seigneur" symbolise cet arbitraire où la violence sexuelle, déclarée ou suggérée, est omniprésente. L'échec politique et social se double ici d'un échec de la pensée: celui de la figure régulatrice du sage, sorte de "philosophe-roi" guidé par une raison déficiente et surtout, faillible. Et ce n'est pas sans surprise que l'on découvre un Voltaire décalé. Reléguées au second plan, ironie et portée critique sont ici largement érodées par une fascination à peine voilée pour la loi du plus fort.
1866 est une chronique familiale. Celle de l'année au cours de laquelle une famille Savoyarde va s'installer en Algérie. Depuis près de dix ans, Auguste de Reydet de Vulpillières et son beau-frère Frédéric de Mouxy, qui habitent près d'Annecy et de Chambéry, ont investi dans une exploitation agricole près d'Alger, qu'ils visitent régulièrement en venant de Savoie. Mais en 1866, M. de Reydet de Vulpillières et son épouse décident de réaliser en Algérie une nouvelle acquisition dans le but d'une installation plus permanente. Les deux époux, le plus souvent séparés au cours de cette année par la réalisation de leur projet, s'écrivent. Et leurs lettres constituent la trame de ce récit très simple.
S'il est clair, de nos jours, que le costume de théâtre fait signe et pose des questions à l'observateur-spectateur, il était important de faire le point sur la manière dont, au XVIIe siècle, au moment où le théâtre moderne s'établit, cet objet théâtral se constitue. C'est à ce projet qu'Anne Verdier s'est livrée, avec un souci constant de croiser les données et les travaux historiques, littéraires et esthétiques. Grâce à cet ouvrage, nous pouvons établir, preuves et documents en main, que le costume de théâtre était déjà un enjeu, qu'il avait ses tailleurs comme il avait ses clients, qu'il était commenté, utilisé, débattu et littérarisé dans les textes de théâtre, et qu'il a évolué très nettement vers ce qu'il convient d'appeler une spécificité théâtrale. Utilisant des sources historiques et une méthode capable de croiser les disciplines, l'auteur mène son enquête et parcourt les questions posées par " l'habit de théâtre ", en allant du point de vue historique au point de vue littéraire, de la société à la scène et de la scène au texte, pour comprendre en quoi consiste l'efficacité spectaculaire de cet habit, si proche et pourtant si différente de l'efficacité du paraître quotidien dans la société d'Ancien Régime. Un va-et-vient entre l'histoire et la littérature, entre l'histoire du théâtre et l'histoire des usages, permet de saisir qu'une esthétique naît en ce siècle et qu'elle se fonde sur un jeu entre le vêtement de cour, le vêtement de ville et le vêtement de scène. L'habit de théâtre brille, fascine, captive les regards, " construit " les corps des acteurs, est infiniment visible et produit, évidemment, du sens, des sens, à l'intérieur d'une poétique spécifique. L'ouvrage d'Anne Verdier apporte un argument de plus, et non le moindre, à l'idée qu'un théâtre moderne se constitue au XVIIe siècle. Christian Biet