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Histoire de l'Académie des psychologues du goût. Le premier centenaire : 1922-2022
Lastours Dominique
LAMPSAQUE
50,25 €
Épuisé
EAN :9782911825279
L'ACADEMIE DES PSYCHOLOGUES DU GOUT FETE EN CETTE ANNEE 2022 SES CENT ANS. L'Académie des psychologues du goût est l'un des plus éminents et, de nos jours, des plus discrets conservatoires vivants de la gastronomie française. Avec cet ouvrage, elle ouvre pour la première fois ses portes, ses archives et montre ses actions, ses usages mais aussi l'évolution de ses goûts. Cette académie est une des illustrations de la singularité gastronomique de notre histoire, de notre culture française. Sa création est d'abord due à la volonté pionnière de son fondateur, Maurice Sailland, alias Curnonsky, prince des gastronomes. Curnonsky fut le premier à sillonner la France pour en connaître ses ressources culinaires ; il découvrit puis fut soucieux de cette multiplicité régionale. En 1926, il fut celui qui introduisit la critique gastronomique dans le guide Michelin. Cet ouvrage remet en lumière les personnalités marquantes de notre histoire, aujourd'hui un peu oubliées. L'Académie des psychologues du goût fut créée en 1922 par Curnonsky, qui la plaça sous l'autorité morale de Brillat-Savarin, avec un triple objet d'étude : gastronomique, littéraire, artistique. Le primordial aspect s'illustre lors des séances de travail organisées par un membre de l'Académie. L'aspect littéraire est constitué des discours de réceptions, des communications diverses et de la chronique des séances de travail. Quant à l'aspect artistique, il est représenté par les menus, qui sont conçus avec un soin très attentif ; ils ont notamment été illustrés par Louis Jou, Jean Cocteau, André Dunoyer de Segonzac, André Derain, Jacqueline Richet, etc. L'auteur du présent ouvrage a eu faim en permanence durant les mois de sa rédaction, il a parfois été ému en pensant à tel ou tel ou à des temps heureux révolus et a beaucoup, beaucoup ri de l'esprit des académiciens fondateurs et de ceux d'aujourd'hui, dont les chroniques spirituelles et gastronomiques illuminent et illustrent encore notre Académie et notre culture gastronomique. J'espère partager avec le lecteur ce repas à travers les âges d'une institution aujourd'hui centenaire et sans doute indispensable à ladite culture de notre pays, la France. L'adage sans doute le plus connu - et cela est heureux - de Curnonsky est : "La cuisine, c'est quand les choses ont le goût de ce qu'elles sont". Avoir le goût de ce qu'on est, n'est-ce pas aussi illustrer la réalité de notre identité ? Qu'en est-il de notre gastronomie ? Voici donc présentées ici cent années d'une part éminente de l'historicité de notre pays. Ayons bien à l'esprit que la gastronomie se nourrit de gastronomes. Ainsi, tels les sages de la Grèce et paraphrasant Jacques de Lacretelle : Allons nous désaltérer au bord de l'Ilisos ou à la source de Castalie !
Officier d'Ancien Régime, Charles-François Dumouriez mène une carrière qui le conduit sur le champ de bataille de La Grande Guerre de Sept ans, puis en Allemagne, Corse, Pologne sous couvert de missions plus ou moins secrètes... Il sera le vainqueur de Valmy et de Jemmapes. Mais intrigues, renseignement, espionnage auront raison du parcours exceptionnel de cet homme au destin paradoxal. Sophie de Lastours, présente ici les textes de plusieurs auteurs et leur controverse sur le général Dumouriez.
Eudes Gilbert ; Legendre Jacques ; Lastours Sophie
Les frères Jean et Louis Toulouse, ainsi que René Tognard, sont des combattants de la Grande Guerre. Les deux premiers se sont engagés dans l'infanterie, avant même d'être appelés ; le dernier, mobilisé dans les chasseurs à pied, a ensuite été volontaire pour l'aviation. Jean est né en août 1894, René en mars, quand Louis est d'octobre 1895. Les deux frères meurent en 1916, à quelques mois d'intervalle ; René Tognard décède soixante ans plus tard, après une carrière riche en expériences. Issus de la grande bourgeoisie pour les premiers, d'un milieu rural pour le suivant, la guerre va rapprocher ces deux mondes différents. Le partage d'événements similaires, éprouvants et terrifiants en sera la cause. Ces souvenirs croisés nous font réfléchir sur le tragique destin vécu par toute une génération. Il y a ceux qui sont morts à la guerre et ceux qui n'ont jamais pu l'oublier.
Cet ouvrage est l'étude historique et sociologique d'une famille française aux destins singuliers, sur dix siècles. Par ce prisme familial, cette étude participe aussi à l'histoire de notre temps. Les destins particuliers, parfois hors du commun, de nombre des membres de cette famille dessinent une fresque qui, avec l'Histoire en filigrane, nous permet peut-être de comprendre qui nous sommes à partir de ce qu'étaient nos prédécesseurs. Cette étude est novatrice sur la forme et sur le fond. Cet ouvrage répond à l'esprit et à la conception de ceux de la collection Histoire et Histoire & hôtels particuliers. Collection dont l'ambition est de proposer une approche nouvelle incluant, sans limitation, toutes les disciplines relatives aux sujets étudiés, associée à une riche iconographie et replacer dans son contexte historique. La recherche est uniquement fondée sur des documents d'archives. Feu Jean Delay, de l'Institut, avait - en 1979 - ouvert cette voie, aux confins de plusieurs disciplines. Nous avons tenté d'en élargir le champ. La seule branche subsistante de cette famille, détachée au début du XIVe siècle, connaît une évolution singulière. Issue d'une antique famille bretonne, cadets de cadets, elle survit par les armes au cours de la guerre de Cent-Ans et au travers d'aventures - suivies parfois presque au jour le jour - que ne renierait pas un romancier. Puis, après la Normandie, elle se fixe en Poitou et en Marche limousine, où pendant trois siècles, elle suit le tempo de la noblesse locale mais sans manquer d'aller se faire tuer au service du roi, sur les champs de bataille, comme celui de Fontarabie, aux côtés de ses cousins de la branche aînée. C'est au milieu du XVIIIe siècle que les Cambourg de Genouillé s'émancipent de leur condition d'alors, grâce à une alliance avec une branche naturelle d'une Maison ducale angevine. Voilà une évolution ou un itinéraire social qui illustre que la société d'alors n'est pas figée. Les tourmentes de l'histoire, de 1789 à 1870, leur font prendre un ultime itinéraire qui les reconduit en Bretagne. Sans doute, la conception de cet ouvrage, permet-elle aussi de mieux comprendre l'histoire de France. L'ampleur des documents identifiés et analysés, après moult années de travail de recherche archivistique, permet de proposer aux lecteurs de très nombreux faits inédits pour l'histoire tant locale que nationale.
S'il est clair, de nos jours, que le costume de théâtre fait signe et pose des questions à l'observateur-spectateur, il était important de faire le point sur la manière dont, au XVIIe siècle, au moment où le théâtre moderne s'établit, cet objet théâtral se constitue. C'est à ce projet qu'Anne Verdier s'est livrée, avec un souci constant de croiser les données et les travaux historiques, littéraires et esthétiques. Grâce à cet ouvrage, nous pouvons établir, preuves et documents en main, que le costume de théâtre était déjà un enjeu, qu'il avait ses tailleurs comme il avait ses clients, qu'il était commenté, utilisé, débattu et littérarisé dans les textes de théâtre, et qu'il a évolué très nettement vers ce qu'il convient d'appeler une spécificité théâtrale. Utilisant des sources historiques et une méthode capable de croiser les disciplines, l'auteur mène son enquête et parcourt les questions posées par " l'habit de théâtre ", en allant du point de vue historique au point de vue littéraire, de la société à la scène et de la scène au texte, pour comprendre en quoi consiste l'efficacité spectaculaire de cet habit, si proche et pourtant si différente de l'efficacité du paraître quotidien dans la société d'Ancien Régime. Un va-et-vient entre l'histoire et la littérature, entre l'histoire du théâtre et l'histoire des usages, permet de saisir qu'une esthétique naît en ce siècle et qu'elle se fonde sur un jeu entre le vêtement de cour, le vêtement de ville et le vêtement de scène. L'habit de théâtre brille, fascine, captive les regards, " construit " les corps des acteurs, est infiniment visible et produit, évidemment, du sens, des sens, à l'intérieur d'une poétique spécifique. L'ouvrage d'Anne Verdier apporte un argument de plus, et non le moindre, à l'idée qu'un théâtre moderne se constitue au XVIIe siècle. Christian Biet
Vers 1720, le jeune comte de *** quitte sa province pour vivre quelques temps à Paris. Un marquis débauché, ami de son père, l'initie aux " petites maisons ". Il y retrouve tour à tour prostituées, dames du monde et petites maîtresses... Mais c'est quinze ans plus tard, alors qu'il est prisonnier dans la forteresse d'Innsbruck, que débute le roman... L'Abbé Prévost signe là un double testament : celui d'une œuvre et celui d'une époque. On y retrouve les intrigues érotiques de Manon Lescault et la version subversive du libertinage de Marivaux. Avec ce texte, il réinvente le roman libertin en le tirant du côté du récit de destinée tragique, ouvrant ainsi la voie à Richardson (Clarissa Harlowe, 1747) et à Laclos (Les Liaisons dangereuses, 1782).
1866 est une chronique familiale. Celle de l'année au cours de laquelle une famille Savoyarde va s'installer en Algérie. Depuis près de dix ans, Auguste de Reydet de Vulpillières et son beau-frère Frédéric de Mouxy, qui habitent près d'Annecy et de Chambéry, ont investi dans une exploitation agricole près d'Alger, qu'ils visitent régulièrement en venant de Savoie. Mais en 1866, M. de Reydet de Vulpillières et son épouse décident de réaliser en Algérie une nouvelle acquisition dans le but d'une installation plus permanente. Les deux époux, le plus souvent séparés au cours de cette année par la réalisation de leur projet, s'écrivent. Et leurs lettres constituent la trame de ce récit très simple.