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Cambourg, itinéraires bretons
Lastours Dominique
LAMPSAQUE
62,70 €
Épuisé
EAN :9782911825231
Cet ouvrage est l'étude historique et sociologique d'une famille française aux destins singuliers, sur dix siècles. Par ce prisme familial, cette étude participe aussi à l'histoire de notre temps. Les destins particuliers, parfois hors du commun, de nombre des membres de cette famille dessinent une fresque qui, avec l'Histoire en filigrane, nous permet peut-être de comprendre qui nous sommes à partir de ce qu'étaient nos prédécesseurs. Cette étude est novatrice sur la forme et sur le fond. Cet ouvrage répond à l'esprit et à la conception de ceux de la collection Histoire et Histoire & hôtels particuliers. Collection dont l'ambition est de proposer une approche nouvelle incluant, sans limitation, toutes les disciplines relatives aux sujets étudiés, associée à une riche iconographie et replacer dans son contexte historique. La recherche est uniquement fondée sur des documents d'archives. Feu Jean Delay, de l'Institut, avait - en 1979 - ouvert cette voie, aux confins de plusieurs disciplines. Nous avons tenté d'en élargir le champ. La seule branche subsistante de cette famille, détachée au début du XIVe siècle, connaît une évolution singulière. Issue d'une antique famille bretonne, cadets de cadets, elle survit par les armes au cours de la guerre de Cent-Ans et au travers d'aventures - suivies parfois presque au jour le jour - que ne renierait pas un romancier. Puis, après la Normandie, elle se fixe en Poitou et en Marche limousine, où pendant trois siècles, elle suit le tempo de la noblesse locale mais sans manquer d'aller se faire tuer au service du roi, sur les champs de bataille, comme celui de Fontarabie, aux côtés de ses cousins de la branche aînée. C'est au milieu du XVIIIe siècle que les Cambourg de Genouillé s'émancipent de leur condition d'alors, grâce à une alliance avec une branche naturelle d'une Maison ducale angevine. Voilà une évolution ou un itinéraire social qui illustre que la société d'alors n'est pas figée. Les tourmentes de l'histoire, de 1789 à 1870, leur font prendre un ultime itinéraire qui les reconduit en Bretagne. Sans doute, la conception de cet ouvrage, permet-elle aussi de mieux comprendre l'histoire de France. L'ampleur des documents identifiés et analysés, après moult années de travail de recherche archivistique, permet de proposer aux lecteurs de très nombreux faits inédits pour l'histoire tant locale que nationale.
Le château de Cazilhac, est situé entre Montpellier et Millau. Protégé au nord par les montagnes volcaniques de l'Escandorgue et du Méguillou, le château s'élève sur un éperon rocheux dominant la vallée de l'Orb. Cet ouvrage qui s'appuie uniquement sur des documents originaux d'archives publiques et privées, est une fresque qui permet d'inscrire Cazilhac dans une réalité multiple, plaçant ce bout de terre du Languedoc dans le contexte local et national du Ier au XXIe siècle. Cette étude nous offre donc un voyage dans le temps, sans limitation de discipline, nous permet de revivre des histoires familiales, particulières, qui appartiennent aussi à celle plus générale de l'Histoire, de l'architecture, des arts décoratifs, de la sociologie, de la viticulture et de l'industrie. Cazilhac doit sa prospérité, dès les premiers siècles de notre ère, à l'eau, au tumultueux fleuve Orb qui roule à ses pieds. Cazilhac est devenu, aux mains de ses propriétaires Peyrottes, au début du XVIe siècle, une seigneurie, une terre allodiale. Puis, le saint-simonien et économiste visionnaire Michel Chevalier y créa, notamment, un monumental aqueduc et ses héritiers Leroy-Beaulieu y effectuèrent des restaurations pertinentes. Ces pages évoquent largement leurs vies. Cette étude, avec plus de trois-cents illustrations, propose donc de traverser les siècles dès Cassius, le premier occupant connu de cette terre qui lui donna son nom, Casialacum. Cazilhac : la terre de Cassius. Puis, Cazilhac devint une partie intégrante d'un équilibre autour de l'abbaye de Joncels, de l'évêché de Lodève, au même titre que le château disparu de Roqueredonde, auquel viendra s'ajouter le château de Soubès, lui aussi autrefois en partie propriété ecclésiastique. Nous verrons Cazilhac évoluer au fil de ce temps et de ses seigneurs jusqu'au saint-simonien, brillant économiste devenu une personnalité marquante du second-Empire que fut Michel Chevalier. A sa suite, sa descendance mettra en valeur la terre de Cazilhac, depuis Paul Leroy-Beaulieu et tiendra une place importante dans la vie politique, économique et intellectuelle de la France et de l'Hérault, depuis le milieu du XIXe siècle.
L'ACADEMIE DES PSYCHOLOGUES DU GOUT FETE EN CETTE ANNEE 2022 SES CENT ANS. L'Académie des psychologues du goût est l'un des plus éminents et, de nos jours, des plus discrets conservatoires vivants de la gastronomie française. Avec cet ouvrage, elle ouvre pour la première fois ses portes, ses archives et montre ses actions, ses usages mais aussi l'évolution de ses goûts. Cette académie est une des illustrations de la singularité gastronomique de notre histoire, de notre culture française. Sa création est d'abord due à la volonté pionnière de son fondateur, Maurice Sailland, alias Curnonsky, prince des gastronomes. Curnonsky fut le premier à sillonner la France pour en connaître ses ressources culinaires ; il découvrit puis fut soucieux de cette multiplicité régionale. En 1926, il fut celui qui introduisit la critique gastronomique dans le guide Michelin. Cet ouvrage remet en lumière les personnalités marquantes de notre histoire, aujourd'hui un peu oubliées. L'Académie des psychologues du goût fut créée en 1922 par Curnonsky, qui la plaça sous l'autorité morale de Brillat-Savarin, avec un triple objet d'étude : gastronomique, littéraire, artistique. Le primordial aspect s'illustre lors des séances de travail organisées par un membre de l'Académie. L'aspect littéraire est constitué des discours de réceptions, des communications diverses et de la chronique des séances de travail. Quant à l'aspect artistique, il est représenté par les menus, qui sont conçus avec un soin très attentif ; ils ont notamment été illustrés par Louis Jou, Jean Cocteau, André Dunoyer de Segonzac, André Derain, Jacqueline Richet, etc. L'auteur du présent ouvrage a eu faim en permanence durant les mois de sa rédaction, il a parfois été ému en pensant à tel ou tel ou à des temps heureux révolus et a beaucoup, beaucoup ri de l'esprit des académiciens fondateurs et de ceux d'aujourd'hui, dont les chroniques spirituelles et gastronomiques illuminent et illustrent encore notre Académie et notre culture gastronomique. J'espère partager avec le lecteur ce repas à travers les âges d'une institution aujourd'hui centenaire et sans doute indispensable à ladite culture de notre pays, la France. L'adage sans doute le plus connu - et cela est heureux - de Curnonsky est : "La cuisine, c'est quand les choses ont le goût de ce qu'elles sont". Avoir le goût de ce qu'on est, n'est-ce pas aussi illustrer la réalité de notre identité ? Qu'en est-il de notre gastronomie ? Voici donc présentées ici cent années d'une part éminente de l'historicité de notre pays. Ayons bien à l'esprit que la gastronomie se nourrit de gastronomes. Ainsi, tels les sages de la Grèce et paraphrasant Jacques de Lacretelle : Allons nous désaltérer au bord de l'Ilisos ou à la source de Castalie !
Comédie de pur divertissement, la parade se caractérise par une intrigue simple, des personnages-types, des dialogues riches en fantaisie verbale, et un humour axé sur le bas corporel. Issue des théâtres forains, la parade connut, à travers le XVIIIe siècle, une très large diffusion sur les théâtres de société et de Boulevard, méprisée par la critique, elle a néanmoins marqué les esprits d'un siècle abandonné à la théâtromanie. Cette édition envisage la parade en tant que texte performatif pour mieux concevoir comment ces pièces étaient jouées et les raisons de leur succès auprès d'un public populaire autant qu'aristocratique. Nous proposons ici trois textes tirés du Théâtre des Boulevards (1756), assortis d'une préface et de notes permettant de prendre la mesure de l'originalité et de la complexité des parades, ainsi que deux " textes de scène " joués par la compagnie SapassoussakasS en 2002-04.
Chamfort (1741-1794) est aujourd'hui connu comme le dernier des moralistes du siècle des Lumières. Mais on oublie que cet auteur, estimé en son temps par Voltaire et Rousseau, plus récemment par Nietzsche, Camus ou Cocteau, a également été l'un des dramaturges les plus célèbres de sa génération, offrant à la Comédie-Française trois ?uvres majeures reprises pendant la Révolution, dont il fut acteur de premier plan avant d'en être marginalisé. Du moraliste, ce théâtre a conservé l'acuité d'un regard critique sans concession et la précision d'une écriture sans fioritures, quasi aphoristique, d'une grande pénétration, tout en développant une dramaturgie à la fois représentative de son temps et très personnelle qui peut encore s'avérer d'une lecture ou d'une représentation utiles pour notre temps.
Le costume est ta condition première de toute représentation. Jouer commence par la nécessité de quitter son vêtement pour emprunter ou construire une autre forme. Objet de fiction et simultanément objet concret, élaboré dans les ateliers, taillé, cousu ou drapé, Le costume relève du rapport intime au corps réel du comédien, tout en sculptant le corps symbolique du personnage. "Lieu commun" où se rencontrent tailleurs, comédiens, spectateurs et personnages, point de contact entre le réel et la fiction, il constitue un "objet spectaculaire" peu étudié jusqu'à ce jour. Or c'est un dispositif dramaturgique essentiel qui noue les conditions de la représentation à la fiction dramatique selon des techniques de production et des conventions sociales qui varient d'une époque à l'autre. Soumis à des courants esthétiques et éthiques, il dépend aussi de l'inspiration d'artistes dont la place éminente au théâtre n'a pas toujours été reconnue. Le théâtre contemporain, ouvert sur la pluralité des techniques et des arts, ne peut faire l'économie d'une réflexion approfondie sur ce sujet. Issu du colloque international l'Habit de théâtre et son double: us et usages du costume de scène (Nancy-Metz, mars 2006), ce livre répond à cette attente et témoigne de la fécondité de l'entrée "Costume" pour L'étude critique des arts du spectacle. Fondé sur la transversalité des approches, il donne la parole à des artistes, à des praticiens, et à des spécialistes qui travaillent sur le thème de l'art et des usages du costume de scène dans des domaines aussi différents que la littérature, la philosophie, l'anthropologie ou l'histoire.