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Les sciences de l'éducation. Emergence d'un champ de recherche dans l'après-guerre
Laot Françoise F. ; Rogers Rebecca
PU RENNES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782753540583
L'éducation est au coeur des débats de l'après-Seconde Guerre mondiale. Au plan international l'Unesco et l'OCDE mobilisent les Etats membres autour de l'idée que l'éducation peut contribuer à la construction d'un monde meilleur. En France, comme dans les pays Européens voisins, les savoirs associés à l'éducation s'affichent et circulent dans le paysage universitaire. Ils se dotent d'une dimension scientifique étroitement arrimée à leur visée humaniste avec la création de laboratoires, de revues, d'associations et de réseaux nationaux et internationaux. Des recherches sur l'éducation se développent au sein d'institutions d'Etat (l'Institut pédagogique national, l'Institut national pour la formation des adultes de Nancy...) et se diffusent dans les mouvements d'éducation nouvelle et pour l'avancement de la recherche scientifique (colloque de Caen, 1956, et d'Amiens, 1968) ainsi que dans les mobilisations militantes des années 1960. En 1967, les sciences de l'éducation acquièrent le statut de discipline universitaire avec l'arrêté du 2 février qui crée une maîtrise sous cet intitulé. Des étudiants atypiques s'y inscrivent dans les universités de Bordeaux, Caen et Paris, puis dans d'autres universités. L'Association des enseignants chercheurs en sciences de l'éducation (AECSE) est créée quelques années plus tard. Ce volume retrace l'histoire de ce mouvement encore mal connu et invite à découvrir les conditions intellectuelles, politiques et institutionnelles qui ont permis l'éclosion d'une recherche en éducation dans ces années critiques de l'après-guerre.
Brucy Guy ; Laot Françoise F. ; Lescure Emmanuel d
Depuis ses origines, le mouvement syndical français est confronté au problème de la formation sous des aspects multiformes : l'éducation ouvrière, la formation syndicale de ses militants et de ses cadres, la formation professionnelle de la main-d'oeuvre, et plus largement ce qu'il est convenu d'appeler l'éducation populaire. Or cette histoire, encore insuffisamment étudiée, recèle des gisements prometteurs, tant de sources que de questions de recherche à la croisée des problèmes du syndicalisme, des relations professionnelles, des mouvements sociaux et de l'Etat social. Sept contributions s'attachent à explorer les liens entre formation et mouvement ouvrier et contribuent à renouveler les problématiques sur la période qui court de la fin du XIXe siècle à l'après Seconde Guerre mondiale. Un second ouvrage à paraître à la suite, Former les militants, prolonge les mêmes questions sur la période suivante. Ce livre s'adresse aux étudiants, aux enseignants, aux professionnels de la formation et aux syndicalistes intéressés par l'histoire du mouvement ouvrier, soucieux de conduire, avec les chercheurs, une réflexion inédite sur la mémoire et l'histoire de leurs organisations et, plus largement, aux militants concernés par l'éducation et la formation tout au long de la vie.
Les politiques de la ville représentent un enjeu fondamental pour le traitement de nombreuses questions cruciales dans la société française d'aujourd'hui : intégration des minorités, revalorisation des espaces urbains marginalisés et restauration du lien social entre les diverses composantes de leur population, lutte contre les fractures sociales en train de se former... Au bout de dix ans de fonctionnement, il convient de se poser la question de l'efficacité de ces politiques. Si leurs résultats sont difficilement quantifiables, ils peuvent toutefois faire l'objet d'une évaluation pertinente à partir d'une méthode fondée sur une analyse qualitative à la fois rigoureuse, dynamique et participative. Cet ouvrage, fruit d'un long travail d'observation sur plusieurs sites et d'un dialogue avec des acteurs de la politique de la ville, entend apporter une contribution à la nécessaire évaluation de ces politiques.
De nombreux chercheurs se sont intéressés, en France, au champ de la formation d'adultes et ont produit, au cours des quarante dernières années, une masse impressionnante de travaux. Cette production de recherche reste malheureusement très largement invisible. En effet, morcellement, dispersion, hétérogénéité, marginalité semblent les qualificatifs les plus appropriés pour la décrire. Que sait-on, qu'a-t-on appris, sur quoi peut-on s'appuyer pour aller chercher plus loin ? Ce livre présente un premier bilan des travaux effectués, d'une part à l'Institut national pour la formation des adultes (INFA) qui pose, dans les années soixante, les bases d'une recherche pluridisciplinaire dans un champ neuf ; d'autre part à travers les thèses soutenues depuis le début des années soixante-dix jusqu'à nos jours. 40 ans de recherche en formation d'adultes s'adresse aux chercheurs en éducation et, plus largement, à toute personne qui s'intéresse aux problématiques et aux évolutions de la formation en France.
Laot Françoise F. ; Solar Claudie ; Rogers Rebecca
Peu de figures féminines ont été jusqu'ici identifiées dans les écrits historiques portant sur l'éducation et la formation des adultes dans le monde francophone. Dans ce domaine, comme dans bien d'autres, le rôle qu'ont joué les femmes dans le développement des idées et la mise en oeuvre de pratiques sociales a été largement omis. Ce livre présente les portraits de onze femmes de Belgique, Etats-Unis, France, Pologne, Royaume-Uni et Suisse. Par leurs actions ou leurs idées, elles ont contribué à développer des formations dans une grande diversité de domaines ou ont fondé des institutions dont certaines existent encore aujourd'hui. Il s'agit de Marie-Jeanne Bassot, Victoire Cappe, Marguerite Champendal, Jeanne Derain, Mary Follett, Isabelle et Zoé Gatti de Gamond, Virginia Gildersleeve, Elise Luquin, Helena Radlinska et Caroline Spurgeon. Sans aucunement prétendre à l'exhaustivité, l'ouvrage entend marquer une première étape dans le chemin vers la découverte de nouvelles pionnières de l'éducation des adultes. Il s'adresse à toutes celles et tous ceux qui s'intéressent à l'histoire des femmes et à celle de l'éducation et la formation des adultes, à l'enseignement ou à la formation, ou, encore, aux parcours biographiques.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.