Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Mouvement ouvrier et formation. Genèses : de la fin du XIXe siècle à l'après Seconde Guerre mondiale
Brucy Guy ; Laot Françoise F. ; Lescure Emmanuel d
L'HARMATTAN
15,50 €
Épuisé
EAN :9782296102071
Depuis ses origines, le mouvement syndical français est confronté au problème de la formation sous des aspects multiformes : l'éducation ouvrière, la formation syndicale de ses militants et de ses cadres, la formation professionnelle de la main-d'oeuvre, et plus largement ce qu'il est convenu d'appeler l'éducation populaire. Or cette histoire, encore insuffisamment étudiée, recèle des gisements prometteurs, tant de sources que de questions de recherche à la croisée des problèmes du syndicalisme, des relations professionnelles, des mouvements sociaux et de l'Etat social. Sept contributions s'attachent à explorer les liens entre formation et mouvement ouvrier et contribuent à renouveler les problématiques sur la période qui court de la fin du XIXe siècle à l'après Seconde Guerre mondiale. Un second ouvrage à paraître à la suite, Former les militants, prolonge les mêmes questions sur la période suivante. Ce livre s'adresse aux étudiants, aux enseignants, aux professionnels de la formation et aux syndicalistes intéressés par l'histoire du mouvement ouvrier, soucieux de conduire, avec les chercheurs, une réflexion inédite sur la mémoire et l'histoire de leurs organisations et, plus largement, aux militants concernés par l'éducation et la formation tout au long de la vie.
Pendant près d'un demi-siècle, la Fédération de l'Education nationale (FEN) a dominé le paysage du syndicalisme enseignant et donné l'exemple d'une organisation unifiée dans l'autonomie en dépit des inévitables tensions entre syndicats et entre courants de pensée antagonistes. Ce faisant, elle occupait une position singulière dans la configuration des forces syndicales. Or, son unité a volé en éclats au moment même où disparaissaient certaines des causes qui en menaçaient l'existence. Comment expliquer que le " savoir vivre ensemble " qui a pu dépasser pendant si longtemps les contradictions idéologiques, politiques et corporatives ait, à un moment donné, perdu de sa pertinence ? A contrario, comment la FEN a-t-elle pu préserver aussi longtemps son unité ? C'est à ces questions que s'efforce de répondre cet ouvrage. Mais, il va plus loin. Guerre froide, guerre d'Algérie, 13 mai 1958, mai 1968, arrivée de la gauche au pouvoir, combats pour la laïcité et la liberté la FEN a été impliquée dans les événements de la seconde moitié du XXe siècle, et son histoire rencontre celle de la France politique et sociale.
En 2011 le certificat d'aptitude professionnelle (CAP) a eu cent ans. Comparé au baccalauréat bicentenaire, c'est peu ; mais par rapport à bien d'autres diplômes, y compris le célèbre certificat d'études primaires, cette longévité est remarquable. Qui, au début du XXe siècle, aurait envisagé un tel destin pour un diplôme professionnel alors novateur, mais fortement discuté ? Certes. en cent ans, le CAP a connu maintes métamorphoses et son histoire est tout sauf linéaire et tranquille. Mais il semble encore promis un bel avenir, tant il a une capacité à passer à travers les gouttes des multiples réformes scolaires, dont certaines avaient clairement envisagé sa disparition. Diplôme à vocation professionnelle, créé pour certifier la qualification ouvrière et employée, le CAP a toujours fait l'objet de polémiques. Trop scolaire pour certains employeurs ou secteurs d'activité, trop professionnel aux yeux des enseignants du secondaire, ou encore trop spécialisé ou trop généraliste, il a subi des critiques incessantes, moins liées à son contenu, ses objectifs ou ses publics, qu'à la définition même de ce que doit être un diplôme professionnel sous tutelle de l'Education nationale. Les questions posées au moment de la création de ce diplôme en 1911, puis celles qui ont émaillé le cours de son histoire, sont en effet semblables aux interrogations que suscite de nos jours l'avenir du baccalauréat professionnel, du brevet de technicien supérieur (BTS), de la licence ou encore du master. Quand tous les diplômes ou presque sont supposés être "professionnels" et préparer spécifiquement à l'emploi, leur curriculum, l'organisation de la formation, l'équilibre entre école et entreprise, et leur reconnaissance sur le marché du travail, etc., posent inévitablement questions. A ce litre, le CAP est emblématique des conflits et compromis que génèrent la mise en place et le devenir d'un diplôme professionnel quel qu'il soit. C'est l'ensemble de cette actualité dont rend compte cet ouvrage pluridisciplinaire, le premier consacré au CAP, un diplôme toujours vivace, à la fois "lieu de mémoire" de la formation des ouvriers et des employés et enjeu d'avenir, pour mieux comprendre les rapports entre apprentissages professionnels, certifications et société.
Brucy Guy ; Caillaud Pascal ; Quenson Emmanuel ; T
La formation tout au long de la vie est devenue un mot d'ordre mobilisateur de la politique économique et sociale européenne. En France, elle fait l'objet d'une loi qui la consacre comme un droit individuel des salariés. Elle est présentée comme une conquête sociale et un bien universel, dont seuls l'accès et les modes de réalisation feraient problème. Cet ouvrage s'attache à déconstruire ce mythe. A partir de perspectives historiques, juridiques et sociologiques, ses auteurs montrent comment elle fut promue, dès les années 1950, par des élites réformatrices oeuvrant dans différents lieux de la société, comme un instrument de modernisation de la France pour accroître la productivité, pacifier les relations de travail au sein des entreprises, et favoriser l'intégration politique. Conçue à l'origine comme une obligation nationale relevant de l'autorité de l'État, la formation professionnelle continue est progressivement entrée dans le champ des relations professionnelles et a transformé les syndicats en partenaires sociaux . Les représentations dont la formation continue est l'objet ont occulté la pérennité de faits inhérents à sa construction originelle : elle n'est pas la voie de la seconde chance , susceptible de réparer les inégalités scolaires, ni celle de la promotion sociale . Initialement pensée par Jacques Delors comme la clef de voûte d'une politique contractuelle , la formation tout au long de la vie est aujourd'hui associée à l'institutionnalisation du dialogue social dans la loi de 2004, laissant voir la continuité des réformes impulsées trois décennies plus tôt.Guy Brun est historien, professeur en sciences de l'éducation, laboratoire CURAPP (CNRS-université Jules-Verne, Amiens). Pascal Caillaud est chargé de recherche CNRS, juriste, laboratoire Droit et changement social, liaison des sciences de l'homme Ange-Guépin de Nantes. Emmanuel Quenson est sociologue, maître de conférences, université d'Evry-Val-d'Essonne, Centre Pierre-Naville. Lucie Tanguy sociologue, est directrice de recherche émérite au CNRS, laboratoire Genre, travail et mobilités (CNRS-université Paris-X-Nanterre).
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.