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Comment se transmettent les traumas ? Traumas, contre-transferts, empathie et scénarios émergents
Lachal Christian
PENSEE SAUVAGE
24,99 €
Épuisé
EAN :9782859193003
Une abondante littérature montre, ces dernières années, l'intérêt porté par les cliniciens et les chercheurs aux réactions des soignants et, de façon plus large, à l'entourage des personnes traumatisées. L'accent est mis sur la vicariance du traumatisme et son impact sur ceux qui prennent soin de ces personnes. II s'agit de prévenir la fragilisation qui en résulte. en particulier chez les soignants, les personnels humanitaires etc. L'auteur explore ici le versant productif, parfois créatif de ces effets de transmission du trauma. Il approfondit la notion de scénario émergent qui est une production contre-transférentielle remarquable, spécifique, lors des rencontres entre patients traumatisés et thérapeutes. Les processus psychiques qui sous-tendent la transmission du trauma sont liés à des processus universels tels que le fantasme, l'empathie, la théorie de l'esprit, le partage des émotions, le "mirroring" et les pro-cédés de représentation psychique. L'auteur aborde ces différents concepts à partir de nombreux exemples cliniques. II propose de nouvelles pistes pour faciliter l'usage de ces conceptions dans la pratique des cliniciens, thérapeutes et de tous ceux qui aident les personnes traumatisées. Le traumatisme, événement puis phénomène immatériel, produit l'émergence de nouvelles conditions du fonctionnement psychique et de ses bases matérielles, cérébrales, mais aussi de nouvelles représentations du monde chez ceux qui en font l'expérience. Les patients traumatisés le ressentent comme un changement ontologique, ils en acquièrent la conviction que leur monde ne sera plus jamais comme avant. La clinique de l'expérience traumatique comme expérience de vie est un défi pour tous ceux intéressés par ces questions. Ce livre apporte une contribution clinique et pratique au travail avec les patients traumatisés.
Lachal Jean-Claude ; Meillat Bruno ; Ménard Thomas
Résumé : Ce guide de référence rassemble tous les savoirs et techniques nécessaires pour réussir le CAP Pâtissier. Il est présenté sous forme de fiches très illustrées, avec un glossaire en fin d'ouvrage. Structure de l'ouvrage Il se compose de 7 parties : 1/ Devenir pâtissier (histoire, présentation des épreuves, conseils) 2/ Identifier les matières premières et les produits à disposition du pâtissier 3/ Organiser sa production de manière optimale 4/ S'approprier les tours de main, tours de pro (gestes techniques) 5/ Maîtriser les bases de la pâtisserie 6/ Elaborer les classiques de la pâtisserie et quelques créations 7/ Valoriser et commercialiser les produits finis
Dans notre société moderne, on recense plus de 300 formes de psychothérapies. Si certaines méthodes se prévalent d'un projet scientifique et demandent mesures et évaluations, d'autres s'en éloignent délibérément et se réclament d'un néo-humanisme qui n'a plus rien à voir avec la notion de soin. Ce livre présente, les principales méthodes actuelles des psychothérapies et développe leur évolution au regard des théories auxquelles elles se réfèrent. Il précise leurs indications et contre-indications éventuelles et met en relief les éléments communs à ces différentes méthodes.
Moro Marie Rose ; Lachal Christian ; Baubet Thierr
Présentation de l'éditeur Comment se repérer dans le foisonnement des diverses psychothérapies ? Comment comprendre la relation thérapeute/ patient ? Qu'est-ce qui provoque des changements chez le patient et pourquoi ? Qu'est-ce qui permet de comprendre, qu'est-ce qui permet de soigner ? Conçu dans un esprit pragmatique, ce manuel met le lecteur à même d'opérer des comparaisons pertinentes et de cibler la réponse thérapeutique la plus adéquate, efficace et humaine. La 2e édition s'enrichit d'un chapitre consacré aux psychothérapies à l'adolescence.Marie Rose Moro est psychiatre pour enfants et adolescents, psychanalyste et professeur à l’université Paris-Descartes. Chef de service à la Maison des adolescents de Cochin (Maison de Solenn, Paris) et à l’hôpital Avicenne (Bobigny). Christian Lachal est chargé de cours à l’université Paris 13, pédopsychiatre, psychanalyste et psychothérapeute à Clermont-Ferrand.Avec la participation de Thierry Baubet, Benoît Dutray, Antoine Perier.
Dans les sociétés traditionnelles, la frayeur est une des notions les plus communément rencontrées pour penser la maladie. En Afrique noire, les crises d'agitation sont parfois expliquées comme résultant d'une rencontre terrifiante avec un génie de la brousse. Chez les Quechua du Pérou, ce sont au contraire les états dépressifs qui sont expliqués par une frayeur (susto) ayant provoqué l'envol de l'âme du sujet. On retrouve cette étiologie au Mexique, au Maghreb, en Malaisie... La frayeur est aussi une thérapeutique traditionnelle : les guérisseurs la déclenchent délibérément pour obtenir une métamorphose du sujet. Contrairement aux premiers écrits de Freud, actuellement la psychopathologie occidentale se protège de la frayeur — du moins dans les théories qui rendent compte des prises en charge. Il s'agit là d'une notion injustement négligée. Ce numéro a donc pour objectifs de montrer l'importance de la frayeur pour comprendre nombre de pathologies de nos patients issus de cultures non-occidentales et pour les soigner. Mais aussi, de mettre en évidence la nécessité d'analyser minutieusement ce concept pour nos propres théories et nos techniques thérapeutiques. Nous publions ici, dans son intégralité, le texte de Gilles de La Tourette écrit en 1885. C'est un texte princeps remarquable. Il décrit la maladie des tics et surtout, analyse avec une méthodologie ethnopsychiatrique avant la lettre, les liens entre le jumping américain, le latah malais et le myriachit sibérien (trois maladies de la frayeur).
La démarche clinique, analyse approfondie de situations particulières, devient une méthode d'investigation privilégiée dans tous les domaines de la recherche. Telles un travelling, les méthodes d'observation sont obligées de se modifier pour saisir l'objet en mouvance. Là-bas, les cliniciens de toutes cultures formés dans nos universités se trouvent nécessairement amenés à aménager leurs techniques pour répondre aux transformations des hommes surpris dans les modifications de leur environnement. Là-bas encore, les anthropologues de toutes cultures, s'intéressant de plus en plus aux systèmes dynamiques de représentation de la maladie, s'engagent volens nolens dans des relations de type clinique. Ici enfin, les cliniciens de toutes cultures rencontrant un grand chef soninké du Mali provisoirement éboueur à la ville de Paris, se trouvent expulsés de lests certitudes et subrepticement amenés à réfléchir sur le métissage des techniques.
On peut admettre qu'un être humain soit défini par trois coordonnées : sa biologie, son psychisme et sa culture. Si les métis constituent une catégorie sociologique relativement bien définie et même, dans certaines sociétés, bénéficient d'un statut spécifique, en revanche aucune étude ne nous renseigne sur la façon dont se combinent deux univers culturels hétérogènes à l'intérieur d'un même sujet. Les patrimoines génétiques s'entremêlent, les identifications psychiques s'entrecroisent ; en va-t-il de même des systèmes culturels ? Jusqu'à quel point peuvent-ils se "métisser" tout en gardant leur cohérence interne et leur efficience ? A l'heure des déplacements massifs de populations et des émigrations généralisées, il s'agit d'une question première tant sur le plan théorique que sur celui des implications concrètes. La culture d'un sujet est partie constituante de son être-même ; du fait de sa cohérence, elle ordonne son univers du vrai et structure son fonctionnement cognitif. Y a-t-il un risque psychologique à mélanger ses références culturelles ? Pour soi-même ? Pour ses descendants ou les descendants de ses descendants ? Ou au contraire peut-on faire l'hypothèse d'une créativité délibérément choisie dans tout métissage culturel ? Au delà du métissage peut-on même aller jusqu'à penser que toute technique thérapeutique serait par essence syncrétique ?
Qu'y a-t-il de commun entre le rituel de puberté chez les Bété du Cameroun et la prostitution homosexuelle des jeunes garçons dans les faubourgs parisiens ? Peut-on comparer le fonctionnement de l'initiation dans les rituels "thérapeutiques" du Candomblé de Bahia et la modification de la personnalité de jeunes gens engagés dans les sectes charismatiques en Occident ? Dans toutes ces situations, l'on observe une modification radicale de l'identité : une métamorphose. Ces transformations mettent-elles en tenure des processus fondamentaux de nature psychique ou même biologique ? Question insolite ! Pourtant les fourmis Raptiformica réussissent à maquiller leur odeur chimique pour mener à bien, incognito, leur entreprise de colonisation des Serviformica. La Nouvelle revue d'ethnopsychiatrie propose ici une idée originale née au confluent de disciplines diverses : toute entreprise de modification de la mémoire, psychique et biologique, se construit sur une utilisation systématique d'expériences traumatiques.