Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'horizon argentin. Petite histoire des voies empruntées par le pouvoir populaire (1860-2001)
Gracia Guillaume de ; Rey Pierre-Philippe
CNT - RP
22,00 €
Épuisé
EAN :9782915731217
Décembre 2001... Les médias diffusent - horrifiés - les images du peuple argentin en pleine explosion sociale et populaire lors des journées du 19 et 20 décembre 2001. El Argentinazo nous a marqué à la fois parce qu'il constitue la première des grandes crises du nouveau millénaire mais aussi parce qu'il a remis au goût du jour des pratiques qui semblaient s'être perdues face aux assauts du libéralisme : Les assemblées générales de quartier, le troc, la récupération et l'autogestion d'entreprises par leurs travailleurs, l'action directe, etc. , semblaient avoir été mis au placard définitivement. Pourtant, l'Argentine est de ces pays, à l'instar de l'Espagne, qui ont été fortement marqués par des pratiques directement issues du riche et foisonnant mouvement anarchiste des XIXe et XXe siècles même si, aujourd'hui, les anarchistes argentins ne sont toujours pas "un sur cent" ... Comment expliquer le succès de toutes les "nouvelles" pratiques post-2001 : autogestion, démocratie directe, action directe, volonté d'autonomie dans le champ populaire, etc. ? C'est ce que s'attache à prouver ce livre sur les cent quarante dernières années de l'histoire de ce pays. Parce que les historiens, anthropologues ou auteurs, qui ont pris le parti de raconter l'histoire de la classe ouvrière, des rebelles et des pirates, des idéalistes et des esclaves, n'ont pas taillé leur plume hier et s'acharnent toujours à prouver que les peuples n'ont eu de cesse de contester les Empires et d'écrire leur propre histoire. La persistance des pratiques horizontales en Argentine est, de ce point de vue, exemplaire.
A partir de documents d'archives inédits mais aussi des traces sur le terrain (meurgers, murets, pieds de vignes sauvages, toponymie...), cet ouvrage propose de partir à la découverte du passé viticole de Talant, une ville nouvelle et fortifiée fondée sur les hauteurs de Dijon en 1208 par le duc de Bourgogne Eudes III. Avec 26 hectares de vignes, le domaine de Talant constitue au Moyen Age l'un des quatre grands vignobles ducaux produisant les vins bus à la cour de Bourgogne et offerts en cadeaux diplomatiques aux grands personnages du royaume. Outre les vins rouges et les vins blancs, la production talantaise se distingue par le "galant de Madame" , un vin cuit probablement aromatisé à la gentiane particulièrement apprécié de la duchesse Marguerite de Flandres. Si Talant a connu ses plus belles heures sous la dynastie des ducs Valois (1367-1477), c'est au XIXe siècle que le vignoble talantais atteint sa plus grande extension, avec près de 190 hectares plantés en gamay en 1830 et 75 % des ménages qui se déclarent vignerons. Alors qu'ils auraient pu prétendre à devenir de grands climats - le Clos du Duc devenu Clos du Roy en 1477 avec le rattachement de la Bourgogne au royaume de France -, le Clos Meunier, le Clos Marosse ou encore le Clos Marchand ont été morcelés et délaissés pour finalement disparaître sous les habitations. Néanmoins, la redécouverte du cellier ducal dans les années 1980, la plantation d'une première parcelle sur le coteau de la Combe aux Fées à la fin des années 1990 et la remise en vignes des Epoutières en 2015 révèlent que le vignoble talantais est en plein renouveau, à l'image des nombreux autres vignobles urbains.
Issu d'un travail réflexif, cet ouvrage propose une excellente photographie de ce qu'est la condition des doctorants en sciences sociales, aujourd'hui, en France. Il donne à voir de quoi est fait leur quotidien, ainsi que les nombreuses difficultés qu'ils rencontrent, et met en lumière des réalités qui, à l'heure de la réforme des universités, ne devraient pas manquer d'alimenter les débats. Pour le diagnostic qu'il offre, ce livre interpelle. Il s'adresse aussi bien aux étudiants désirant en connaître davantage sur ce qui les attend avant de s'engager dans une thèse qu'aux différents acteurs du monde universitaire.
Le péronisme demeure une énigme. "Populisme", "fascisme de gauche", tout a été dit sur le péronisme mais en regardant trop haut, en se focalisant sur la figure providentielle du général Peron, alors qu'il fallait se pencher sur la puissance des mouvements populaires et ouvriers argentins et des guérillas pour comprendre ce phénomène historique. C'est ce défi que relève ce livre qui couvre trente années de luttes et de résistances d'un peuple dont une grande partie, pendant dix-huit ans, s'est identifiée à un individu, Juan Domingo Peron. De 1943, année de son arrivée au pouvoir grâce à un pronunciamiento, jusqu'au coup d'Etat de la junte militaire en 1976, c'est une histoire complexe, foisonnante et singulière que l'on pourra lire, qui mêle syndicalisme, expériences d'autogestion, grèves, révoltes urbaines, guérilla, répression. Récit inédit d'une période riche et conflictuelle au plus près des acteurs d'en bas, De sueur et de sang se veut une histoire du péronisme, encore incontournable en Argentine, du point de vue des mouvements qui l'ont porté et de ceux qui s'y sont opposé.
Le développement des recherches consacrées à l'information médiatique est récent, du moins en France, et reste il faut bien le dire encore très limité. La recherche française n'a pas, néanmoins, totalement déserté ces territoires scientifiques mais l'information, médiatique en particulier, reste un objet souvent ignoré sinon contourné. Cet état de fait est déconcertant car la modernisation des espaces publics place les médias dans une position nodale. D'autre part horizon des effets socio-politiques de l'information n'est rien moins que la formation des préférences du public, notion fondamentale des théories libérales de la démocratie. Le premier objectif de cet ouvrage vise, par conséquent, à contribuer à réduire cet écart préjudiciable, selon nous, si l'on veut appréhender les enjeux attachés aux transformations contemporaines de l'espace public dans toute leur étendue. Le second objectif visé consiste à déplacer le regard scientifique, en réunissant autour d'un objet commun, l'information européenne, des analyses généralement dissociées. L' ouvrage s'appuie sur le cas de la couverture de l'Union Européenne pour éclairer d'un regard synoptique les logiques organisant l'activité des médias, ainsi que leur articulation aux transformations du journalisme contemporain. Faisant converger les résultats d'études sectorielles, L'Union Européenne et les médias met en évidence que des phénomènes de cadrage relient les activités médiatiques à plusieurs niveaux : qu'il s'agisse de mobiliser des ressources symboliques dans la construction d'un cadre de référence d'activité professionnelle, qu'il s'agisse encore de s'interroger sur les cadres interprétatifs organisant le discours d'information, ou qu'il s'agisse enfin d'envisager les effets sociocognitifs du cadrage. Plus largement, derrière l'explicitation des routines journalistiques et des régularités du traitement de l'information européenne, ce qui se joue, en fait, est bel et bien la mise en acceptabilité publique de l'objet politique ici pris en charge par les médias, en l'occurrence l'Union Européenne.
Résumé : Des chemins se croisent. Un enfant va à l'école en longeant le mur. Un jeune homme, une chanson aux lèvres, part à l'aube chercher du café. Un bus transporte un vieil homme, résistant passif à l'humiliation. Un jeune prétendant emmène sa fiancée au cinéma. Un chien tourmenté par des paysans sent monter une haine envers les hommes. Un aspirant écrivain procrastine... Une balle atteint son but. A travers onze parcours de vie, les auteurs livrent sans compromis et sans pathos le quotidien de Palestiniens sous l'ombre toujours grandissante de l'occupation et de son mur.
Résumé : En 1831, trois semaines à peine avant l'insurrection des canuts à Lyon, L'Echo de la Fabrique, le premier journal ouvrier pérenne en France, est créé. Il donne la parole aux tisseurs de soie, les canuts, en cette période de revendications et de réflexions profondes sur leur métier. Chaque semaine, en dernière page, de petites phrases satiriques épinglent les puissants : les "coups de navette". Tournées de manière à contourner la censure, riches, pleines de créativité et d'humour, elles expriment l'esprit de révolte des canuts et la conscience aiguë des enjeux de leur temps : "Un prince a dit :"Les intérêts des uns doivent être les intérêts des autres." Les ouvriers sont toujours les uns, quand seront-ils donc les autres ??" Ce livre reprend plus de 200 de ces coups de navette, accompagnés d'un appareil critique établi à partir des articles de L'Echo de la Fabrique. Un livre drôle et impertinent salué notamment par Ludovic Frobert, directeur de recherche au CNRS, spécialiste des canuts, qui en a rédigé la postface.
Résumé : Ce livre explore deux aspects de l'autogestion, l'un historique, l'autre actuel, vivant, vivace, fait d'expériences, de réussites et parfois de déboires. Il s'agit d'éclairer une notion essentielle de la lutte des classes : le besoin viscéral de la classe exploitée de prendre ses affaires en main, tant dans l'entreprise que dans la société. A contre-courant des renoncements actuels, il est utile et nécessaire de revenir sur cette problématique émancipatrice. L'analyse de son itinéraire historique et politique nous permet d'en donner une définition renouvelée et pragmatique. Mais l'autogestion n'est pas, loin s'en faut, une théorie figée ou un dogme. L'aspiration à ce principe se conjugue au présent aux quatre coins de la planète. C'est ce qui distingue fondamentalement cette pratique. L'autogestion doit être un fait, ici et maintenant, ou elle ne sera rien demain. Ce livre n'est pas une profession de foi. C'est un outil permettant d'enrichir notre compréhension, nos réflexions, nos luttes pour imaginer un autre futur.
En 1936, la guerre civile éclate en Espagne et, tout en faisant face à l'agression fasciste, une partie du peuple espagnol se lance dans une révolution autogestionnaire radicale : les terres aux paysans, les usines aux ouvriers, la réappropriation de l'éducation, de la presse et de la santé. Le présent ouvrage décrit ce que fut concrètement cette expérience de communisme libertaire et l'illustre notamment par le témoignage d'un paysan de la collectivité de Calanda. Le collectif Redhic, auteur de ce livre, s'attache à recueillir la mémoire de la révolution espagnole. II est notamment partie prenante du documentaire Un autre futur.