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L'art c'est l'art
Gonseth Marc-Olivier ; Hainard Jacques ; Kaehr Rol
MEN
15,50 €
Épuisé
EAN :9782880780241
Des artistes, des sociologues, des historiens de l'art, des anthropologues, des directeurs de musées et des collectionneurs ont été conviés à prendre pour objet de réflexion l'art d'aujourd'hui, qu'on le dise contemporain, appliqué, populaire, classique, pompier, pauvre, transgressif ou convenu ; à relever les zones de contact et de rejet entre l'art et l'ethnographie ; à évoquer les enjeux esthétiques, économiques, idéologiques sous-jacents à l'énoncé et au travail de ces frontières ainsi qu'à la constitution de catégories problématiques comme celles de chef-d'oeuvre ou d'arts appliqués ; à repérer les stratégies culturelles visant à faire reconnaître tel ou tel aspect de cette totalité en mouvement comme le plus légitime ; à suivre des trajets d'objets dans un domaine où la valeur est souvent tributaire de la personnalité des collectionneurs et des marchands concernés ; à prendre en compte la question de l'avenir et de l'innovation dans un contexte où tout semble avoir été dit et avoir été fait, y compris son contraire. L'ouvrage qui s'est constitué à travers leurs réponses fait une large place aux notions de tautologie, d'aléatoire et de contraste, tant il est vrai que si l'art c'est l'art, ce n'est pas dans un esprit de consensus lénifiant mais bien dans celui d'un affront symbolique majeur.
Gonseth Marc-Olivier ; Hainard Jacques ; Kaehr Rol
Fascinés par les images qui tout à la fois séduisent, frappent, révèlent et asservissent, nous leur devions bien une exposition temporaire et un livre permettant de se pencher sur ce qui constitue leur sens profond. Pour ce faire nous avons convié des spécialistes d'horizons très différents, ethnologues, sociologues, sémiologues, écrivains, plasticiens et cinéastes, à s'exprimer librement sur le sens qu'ils leur prêtent, le territoire qu'ils leur accordent et les limites qu'ils leur assignent. Car après tout, une image n'est pas toujours bidimensionnelle et pas forcément matérielle. L'ouvrage qui a pris corps grâce à leurs écrits reflète bien la pertinence et la richesse du domaine concerné : malgré une grande convergence des regards, le résultat est multiforme, polysémique, multicolore, polyphonique. Il témoigne de l'impossibilité de penser les images en dehors de l'imprégnation culturelle qui permet de les reconnaître et de les analyser. Car après tout, derrière les images, il n'y a rien.
L'idée centrale développée dans l'exposition Secrets - dernier chapitre de la trilogie consacrée au Patrimoine culturel immatériel - est que le secret constitue une modalité essentielle de la communication. En ce sens, il existe au moins autant pour informer que pour taire et son parcours tend vers la révélation partielle ou totale des contenus apparemment dissimulés. Objet de méfiance lorsqu'il opacifie le fonctionnement de puissantes institutions et leurs processus décisionnels, il est en revanche considéré comme indispensable lorsqu'il protège la justice, les médias, la sphère privée ou des intérêts personnels. Véritable clé de l'exposition du même nom, le livre Secrets révèle les lieux publics qui, en ville de Neuchâtel, ont abrité les mises en scène illustrant l'importance, la place et le fonctionnement du secret dans la vie quotidienne, à travers des champs aussi variés que l'économie, la santé, la religion, l'intime, le juridique, les médias ou les sciences. Cet ouvrage richement illustré fait la lumière sur les différentes réflexions liées au secret, proposées par l'équipe du Musée d'ethnographie de Neuchâtel (MEN). Il recense par ailleurs des articles rédigés par des ethnologues, anthropologues et historiens de renom qui invitent à poursuivre la réflexion sous un angle nouveau.
Gonseth Marc-Olivier ; Laville Yann ; Mayor Grégoi
Sous le titre Figures de l'artifice, l'équipe du MEN propose une réflexion sur le rapport que les sociétés de ce début du XXIe siècle entretiennent avec les technologies de pointe susceptibles de modifier dans un proche avenir la carte et les frontières de l'humain. Abordant tour à tour l'écart Homme-Homme, Homme-dieu, Homme-animal et Homme-machine, elle associe des figures choisies tant dans le domaine des pratiques sociales et des recherches scientifiques que dans celui des récits mythiques et populaires. Désir narcissique de remodeler les corps par une approche esthétique de moins en moins discrète, rêve démiurgique de donner vie aux objets et aux corps inanimés, pouvoir de pénétrer au coeur du codage génétique et d'en modifier la carte en mélangeant les genres, volonté obstinée de réparer et d'augmenter les ressources corporelles confrontées aux obstacles de l'infirmité et de la compétition, tentation de s'extraire du corps pour devenir pur esprit capable de pénétrer les réseaux d'information, telles sont quelques-unes des directions explorées par l'exposition et présentées dans cet ouvrage. L'exposition s'appuie pour ce faire sur le destin d'un personnage appartenant à la mythologie grecque, qui suit une trajectoire complexe dans le domaine de la recherche et de ses applications : Dédale, à la fois sculpteur, architecte, ingénieur, voire roboticien, ainsi que meurtrier impulsif et stratège roublard, sachant tirer parti mais également s'extraire de ses propres créations. Devenu nom commun, le dédale est aussi ce parcours initiatique que tout individu doit parcourir en affrontant ses peurs enfouies et ses espoirs déçus, et dont il ne croit s'évader qu'en développant de nouvelles aptitudes repoussant les contraintes de sa condition. Le coeur de l'exposition permet à cet effet de poser ouvertement la question du sens de nos parcours et de nos choix dans un contexte où l'instant présent et la navigation à vue tiennent lieu d'horizon mental et de mode d'orientation. Catalogue de l'exposition, cet ouvrage richement illustré est enrichi de schémas, de notes manuscrites, de photos et de plans conceptuels des différentes phases de conception de l'exposition.
Gonseth Marc-Olivier ; Hainard Jacques ; Kaehr Rol
Des auteurs appartenant à différents domaines du savoir ont accepté de participer à l'élaboration du livre qui accompagne le volet MEN de l'exposition La grande illusion. Un espace de liberté total leur a été offert. Ils ont pu ainsi développer à leur guise une facette de la thématique leur tenant à coeur et sur laquelle ils ont accepté de poser un regard incisif et réflexif. L'ouvrage qui en résulte aborde une bonne partie des domaines explorés parallèlement par les muséologues : approche analytique et poétique, réflexion éthique et esthétique, mise en perspective anthropologique et historique.
Laranjeira Rodrigues de Areia Manuel ; Kaehr Rolan
Une part importante de toutes les collections abritées dans les musées d'ethnographie consiste en "armes indigènes" et, plus généralement, en objets utilisés par les détenteurs traditionnels du pouvoir. Un ensemble de bâtons sculptés, massues de parade, haches de commandement et de parade, épées, poignards et sièges est ici présenté. Recueilli dans les années 1930, notamment par la 2ème mission scientifique suisse en Angola, il provient entres autres des Cokwe, Kwanyama, Kwamatwi, Ngangela. Chaque pièce est décrite, illustrée, son bois analysé et le tout replacé dans son contexte d'utilisation.
Résumé : Dans cette arche de papier, ne seront sauvés ni un éléphant rose, ni une puce savante, ni un montre du loch Ness, ni un percheron invalide encore moins une vache laitière... Mais une blatte repoussante, un écureuil trop chéri, un porc réduit à sa carcasse, un ourson allaité au sein, un cochon d'Inde scientifiquement engraissé, un insecte comestible à défaut d'une pièce de boeuf à griller, une chauve-souris mystérieuse, un renard rivalisant avec son chasseur, un cheval prétexte, un scarabée à épingler et un chien familier... Et bien sûr, quelques savants, professeurs et chercheurs, ethnologues, naturalistes ou même collectionneurs ! Abordant sous plusieurs angles la relation homme-animal, les contributions des différents auteurs permettent de mieux cerner les rapports complexes qu'entretiennent ces deux mondes vivants, séparés mais étroitement solidaires. Ils dessinent une approche du droit à la différence et, en filigrane, posent la question si actuelle du spécisme.
Gonseth Marc-Olivier ; Hainard Jacques ; Kaehr Rol
L'expérience muséographique qui a donné lieu au présent ethnopoche constitue une première mondiale : un musée québécois, un musée français et un musée suisse s'associent pour assembler trois volets d'une réflexion ethnologique présentée au MEN en 1995, au Musée dauphinois de Grenoble en 1996 et au Musée de la Civilisation de Québec en 1997. L'équipe du MEN a choisi la voie pluridisciplinaire pour explorer les arcanes de la différence. Donnant carte blanche aux auteurs dont elle a sollicité la participation, elle a exploré en leur compagnie les limites du concept retenu, investissant l'écart qui sépare diversité et différence, description et jugement de valeur, science et sens commun, vie quotidienne et utopie. Dans son texte et dans ses marges, l'ouvrage ainsi constitué met à jour quelques particularités fondamentales de notre modernité, issues de la distance à la fois minimale et considérable qui sépare 0 de 1 : l'appel du vide, l'évanescence des signes, la perte des repères et l'hégémonie du virtuel.
Pourquoi "Les femmes" ? Un tel sujet d'exposition, un tel titre pour la publication qui l'accompagne, ne manquera pas d'étonner. Considérant que l'opposition homme/femme n'a de naturel que son fondement biologique, que les chercheurs de tous horizons ont abondamment traité des questions sociologiques et historiques fondamentales, et que les ethnologues sont des observateurs d'énoncés plus que des moralistes, les concepteurs de l'exposition et du livre qui l'accompagne ont opté pour la question, centrale, de la construction, de la reproduction et de l'évolution sociales des catégories de sexe. Y a-t-il effacement ou remplacement progressif de ces catégories dans une société où droit et bioéthique, génétique et technologie médicale participent d'une refonte complète de l'ancien système de balises, malgré la morale et la religion ; et si tel est le cas, quelles en seront les conséquences ? Derrière les divers points de vue adoptés par les seize auteurs participant à cet ouvrage collectif transparaît le malaise social qui s'instaure dès que les catégories se dissolvent ; le besoin d'ordre ne serait-il jamais aussi manifeste que lorsque les frontières s'estompent ?