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Figures de l'artifice
Gonseth Marc-Olivier ; Laville Yann ; Mayor Grégoi
MEN
18,70 €
Épuisé
EAN :9782880780319
Sous le titre Figures de l'artifice, l'équipe du MEN propose une réflexion sur le rapport que les sociétés de ce début du XXIe siècle entretiennent avec les technologies de pointe susceptibles de modifier dans un proche avenir la carte et les frontières de l'humain. Abordant tour à tour l'écart Homme-Homme, Homme-dieu, Homme-animal et Homme-machine, elle associe des figures choisies tant dans le domaine des pratiques sociales et des recherches scientifiques que dans celui des récits mythiques et populaires. Désir narcissique de remodeler les corps par une approche esthétique de moins en moins discrète, rêve démiurgique de donner vie aux objets et aux corps inanimés, pouvoir de pénétrer au coeur du codage génétique et d'en modifier la carte en mélangeant les genres, volonté obstinée de réparer et d'augmenter les ressources corporelles confrontées aux obstacles de l'infirmité et de la compétition, tentation de s'extraire du corps pour devenir pur esprit capable de pénétrer les réseaux d'information, telles sont quelques-unes des directions explorées par l'exposition et présentées dans cet ouvrage. L'exposition s'appuie pour ce faire sur le destin d'un personnage appartenant à la mythologie grecque, qui suit une trajectoire complexe dans le domaine de la recherche et de ses applications : Dédale, à la fois sculpteur, architecte, ingénieur, voire roboticien, ainsi que meurtrier impulsif et stratège roublard, sachant tirer parti mais également s'extraire de ses propres créations. Devenu nom commun, le dédale est aussi ce parcours initiatique que tout individu doit parcourir en affrontant ses peurs enfouies et ses espoirs déçus, et dont il ne croit s'évader qu'en développant de nouvelles aptitudes repoussant les contraintes de sa condition. Le coeur de l'exposition permet à cet effet de poser ouvertement la question du sens de nos parcours et de nos choix dans un contexte où l'instant présent et la navigation à vue tiennent lieu d'horizon mental et de mode d'orientation. Catalogue de l'exposition, cet ouvrage richement illustré est enrichi de schémas, de notes manuscrites, de photos et de plans conceptuels des différentes phases de conception de l'exposition.
Gonseth Marc-Olivier ; Laville Yann ; Mayor Grégoi
Catalogue de l'exposition Helvetia Park - conçue en collaboration avec la Fondation suisse pour la culture Pro Helvetia - qui interroge les points de contact et de friction entre différentes conceptions de la culture en Suisse aujourd'hui, cet ouvrage est richement illustré et agrémenté d'articles rédigés par des anthropologues, des muséologues, des historiens, des écrivains et des journalistes. Le propos s'articule autour de onze attractions d'une fête foraine conçus pour voyager et faire sens individuellement. Leur forme esthétique répond étroitement à celle des baraques foraines classiques mais développe des récits contrastés en lien avec le thème de la culture, ses multiples définitions et les enjeux de pouvoir qui la travaillent. Ainsi le jeu de massacre permet-il d'évoquer l'aspect cathartique de la culture critique, incarnée notamment par les humoristes, caricaturistes et autres bouffons modernes ; les auto-tamponneuses désignent les glissements et télescopages permanents entre divers domaines et systèmes de définition ; le tir-pipes aborde le thème du goût et de la distinction sociale ainsi que l'intérêt croissant portés aux produits dérivés par de nombreuses institutions culturelles ; le carrousel évoque le cycle des rites calendaires, l'illusion qu'ils sont immuables et la croyance qu'ils renvoient aux origines de la société; une baraque de voyante permet aux experts de dérouler leurs prophéties et de distribuer leurs conseils généralement payants ; un palais des glaces met en abîme l'individu et son rapport au paysage, donné pour naturel mais en réalité construit de A à Z ; un train fantôme dresse un bilan des crises artistiques ayant jalonné l'histoire du pays et suscité de vifs débats quant à son image internationale ; un petit cinéma juxtapose le glamour potentiel et l'austérité effective du cinéma suisse ; et un "freakshow" interroge la manière dont s'établissent les frontières entre normalité et monstruosité, ceci tant à l'égard des personnes que des objets. Le parcours d' Helvetia Park permet de se confronter à la variété des formes, des constructions et des croyances culturelles qui nous environnent, et de mieux se positionner face à elles.
Gonseth Marc-Olivier ; Knodel Bernard ; Reubi Serg
Avec Retour d'Angola, l'équipe du MEN revient sur un épisode-clé de l'histoire de l'institution : la 2e Mission scientifique suisse en Angola (MSSA), qui fut menée par des chercheurs neuchâtelois de 1932 à 1933 et qui a fourni au Musée une part importante de ses collections africaines. En s'intéressant plus particulièrement à Théodore Delachaux (1879-1949), artiste, collectionneur, scientifique, membre de l'expédition et conservateur du Musée d'ethnographie de 1921 à 1945, ses "après-venants" questionnent aussi bien le propos de la Mission que les enjeux actuels liés à l'étude et à la conservation des matériaux récoltés. Du terrain aux réserves, entre objets "stars" et collections à peine déballées, s'esquissent tout à la fois les paradoxes inhérents aux pratiques ethnographique et muséale ainsi que les débats liés aux moyens nécessaires pour en assumer l'héritage. Un tel examen du passé requiert une approche critique, puisqu'il ne s'agit pas d'endosser naïvement les catégories de pensée en vigueur à l'époque, mais également une capacité de recul, puisqu'il ne s'agit pas non plus de juger les prédécesseurs à partir des postures intellectuelles contemporaines. Le dispositif choisi fait ressortir les singularités et les différences de sensibilité entre hier et aujourd'hui à partir des matériaux produits par les participants à la Mission eux-mêmes, la scénographie portant le regard critique de manière non péremptoire et le visiteur devenant le filtre à partir duquel le passé peut être à la fois compris et mis en perspective. Retour d'Angola offre par ailleurs à l'équipe du MEN l'occasion de faire découvrir un ensemble d'objets et de photographies unique au monde, dont la majeure partie n'a plus été montrée au public depuis les années 1940 et d'inaugurer une nouvelle sorte d'exposition temporaire de longue durée dédiée à la mise en valeur des collections du Musée. Dépassant le catalogue d'exposition classique, l'ouvrage Retour d'Angola ¬s'inscrit dans la lignée éditoriale ouverte avec Figures de l'artifice. Etroitement lié au déroulement narratif de l'exposition, il est construit selon la même articulation que les espaces d'exposition. Chaque chapitre comporte une documentation visuelle de l'exposition puis un catalogue des pièces exposées et enfin une ou plusieurs contributions développant ou discutant les thématiques abordées. Bien qu'il n'épuise pas l'étude et la compréhension de la 2e MSSA et de ses retombées, l'ouvrage est également l'occasion de présenter et d'exploiter des documents pour la plupart inédits.
Gonseth Marc-Olivier ; Hainard Jacques ; Kaehr Rol
Des artistes, des sociologues, des historiens de l'art, des anthropologues, des directeurs de musées et des collectionneurs ont été conviés à prendre pour objet de réflexion l'art d'aujourd'hui, qu'on le dise contemporain, appliqué, populaire, classique, pompier, pauvre, transgressif ou convenu ; à relever les zones de contact et de rejet entre l'art et l'ethnographie ; à évoquer les enjeux esthétiques, économiques, idéologiques sous-jacents à l'énoncé et au travail de ces frontières ainsi qu'à la constitution de catégories problématiques comme celles de chef-d'oeuvre ou d'arts appliqués ; à repérer les stratégies culturelles visant à faire reconnaître tel ou tel aspect de cette totalité en mouvement comme le plus légitime ; à suivre des trajets d'objets dans un domaine où la valeur est souvent tributaire de la personnalité des collectionneurs et des marchands concernés ; à prendre en compte la question de l'avenir et de l'innovation dans un contexte où tout semble avoir été dit et avoir été fait, y compris son contraire. L'ouvrage qui s'est constitué à travers leurs réponses fait une large place aux notions de tautologie, d'aléatoire et de contraste, tant il est vrai que si l'art c'est l'art, ce n'est pas dans un esprit de consensus lénifiant mais bien dans celui d'un affront symbolique majeur.
Pourquoi la nature est-elle fortement présente dans l'imaginaire humain ? Pourquoi s'acharne-t-on à la détruire ? Pourquoi s'acharne-t-on à la protéger ? Comment agir dans un domaine où la complexité règne en maître et où toute intervention agit sur l'ensemble du système ? Les solutions proposées ne sont-elles pas parfois pires dans leurs conséquences que les problèmes qu'elles sont censées résoudre ? Faut-il consentir à la perte d'une certaine idée de nature ? Quelle est la part de l'économie dans notre pouvoir et notre volonté d'agir en la matière ? Qu'en est-il des techniques et des coûts liés à une volonté croissante de consommer propre, sain et équitable ? A lire comme une invitation au débat, comme un appel à la réflexion critique sur un thème aujourd'hui plus que jamais central, cet ouvrage confronte les réflexions d'une vingtaine d'auteurs appartenant aux sciences naturelles, aux sciences humaines et à la littérature. Du fait de leur diversité de points de vue et de leurs différences théoriques, ces contributions démontrent, s'il le fallait encore, que la nature se pense avant de se construire et qu'elle se construit plutôt qu'elle ne tombe du ciel. Natures en tête en quelque sorte...
Résumé : Dans cette arche de papier, ne seront sauvés ni un éléphant rose, ni une puce savante, ni un montre du loch Ness, ni un percheron invalide encore moins une vache laitière... Mais une blatte repoussante, un écureuil trop chéri, un porc réduit à sa carcasse, un ourson allaité au sein, un cochon d'Inde scientifiquement engraissé, un insecte comestible à défaut d'une pièce de boeuf à griller, une chauve-souris mystérieuse, un renard rivalisant avec son chasseur, un cheval prétexte, un scarabée à épingler et un chien familier... Et bien sûr, quelques savants, professeurs et chercheurs, ethnologues, naturalistes ou même collectionneurs ! Abordant sous plusieurs angles la relation homme-animal, les contributions des différents auteurs permettent de mieux cerner les rapports complexes qu'entretiennent ces deux mondes vivants, séparés mais étroitement solidaires. Ils dessinent une approche du droit à la différence et, en filigrane, posent la question si actuelle du spécisme.
Pourquoi la nature est-elle fortement présente dans l'imaginaire humain ? Pourquoi s'acharne-t-on à la détruire ? Pourquoi s'acharne-t-on à la protéger ? Comment agir dans un domaine où la complexité règne en maître et où toute intervention agit sur l'ensemble du système ? Les solutions proposées ne sont-elles pas parfois pires dans leurs conséquences que les problèmes qu'elles sont censées résoudre ? Faut-il consentir à la perte d'une certaine idée de nature ? Quelle est la part de l'économie dans notre pouvoir et notre volonté d'agir en la matière ? Qu'en est-il des techniques et des coûts liés à une volonté croissante de consommer propre, sain et équitable ? A lire comme une invitation au débat, comme un appel à la réflexion critique sur un thème aujourd'hui plus que jamais central, cet ouvrage confronte les réflexions d'une vingtaine d'auteurs appartenant aux sciences naturelles, aux sciences humaines et à la littérature. Du fait de leur diversité de points de vue et de leurs différences théoriques, ces contributions démontrent, s'il le fallait encore, que la nature se pense avant de se construire et qu'elle se construit plutôt qu'elle ne tombe du ciel. Natures en tête en quelque sorte...
L'ancêtre est un mort qui a réussi, au terme d'une sévère élection. Vie exemplaire, "bon" trépas, funérailles conformes ne garantissent nullement l'accès au panthéon et le droit au culte. S'ils manifestent une présence particulièrement frappante dans les sociétés non occidentales, les ancêtres ne hantent pas que les espaces exotiques et peuvent prendre des formes insoupçonnées. Dans un domaine qui offre encore tant de champs de recherches, où les nations attendent d'être réellement définies, place est ainsi ouverte à l'expression la plus large et à des auteurs de divers horizons, non seulement ethnologues et sociologues, mais aussi critiques littéraires, écrivains ou philosophes : Chacun révèle sa propre approche de l'ancêtre, mais tous nous rappellent que si nous voyons peut-être un peu plus loin ce n'est pas parce que notre vue s'est améliorée mais parce que nous avons pris appui sur nos prédécesseurs.