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Un temps de rêve
Korganow Grégoire - Maynier Laurence
B CHAUVEAU
8,00 €
Épuisé
EAN :9782363062413
Photographe engagé dans le réel, Grégoire Korganow prend le parti des invisibles, s'intéresse au hors champ puis à l'infime. Le corps, ses stigmates et ses métamorphoses sociales occupent une place centrale dans son oeuvre. Il dirige régulièrement des ateliers de pratique de la photographie en France, notamment aux Rencontres d'Arles, comme à l'international. Grégoire Korganow a été accueilli en résidence à la Maison Nationale des Artistes pour une année (septembre 2015 à septembre 2016), afin de réaliser cette exposition sur le thème du rêve, un travail photographique mettant en scène des chorégraphes sur le thème du rêve. Ici ce sont les rêves des pensionnaires retraités de la maisons de artistes : anciens peintres, sculpteurs, écrivains ou poètes, qui sont mis en scènes et photographiés par G Korganow. L'exposition éponyme a pris part du 16 septembre 2016 au 27 novembre de la même année.
Qu'est-ce qu'un père ? Qu'est-ce qu'un fils ? Quel est le lien qui les unit ? Le sang ? L'amour ? La transmission ? L'héritage ? Grégoire Korganow photographie des pères, de 30 à 80 ans, debout, torse nu, avec leur fils de quelques mois pour les plus jeunes ou entrés dans la cinquantaine pour les plus âgés. Ils sont proches, souvent peau contre peau. En regardant ces portraits, on recherche les ressemblances. On scrute les traits du visage, on compare les gestes, les attitudes. On imagine une histoire. On tente de percer le mystère de la relation. La nudité des corps jette le trouble, brouille un peu les pistes. Grégoire Korganow conçoit ses images comme une invitation à regarder les failles, les apories, les désordres contemporains. Il s'intéresse au hors champ, à l'infime. Le corps, ses stigmates et ses métamorphoses sociales occupent une place centrale dans son oeuvre. Sa forme est instable et volontairement permissive, inclusive. L'immersion et l'expérimentation déterminent le dispositif. C'est pour lui la condition d'une image précise et suggestive. Il préfère à une forme manifeste, une photographie plus ambiguë et fragile qui laisse le spectateur libre de ses opinions, de son parcours.
Pour sa première livraison, la collection Avoir 20 ans s'est arrêtée dans l'île aux rêves. Que sont-ils devenus ? Les songes d'aujourd'hui, nourris de la confiance d'hier, ressemblent-ils aux réalités d'avant-hier ? Le libéralisme a-t-il mis fin à l'isthme de la liberté, qui voulait réunir les terres de la fertilité et de la fierté ?
Proche est une étape d'un travail au long cours sur les prisons françaises et aborde cette fois la politique de l'enfermement en France par l'absence et le creux, sans jamais montrer la prison mais en mettant en regard ses réalités adjacentes, résiduelles, marginales. Proche est une tentative artistique, utopique, destinée à sortir les personnes détenues de leur isolement en s'intéressant aux zones de contact entre la Cité et la Prison, à ces corps intermédiaires, interstices ténus où se révèlent les liens fragiles entre les prisonniers et la société qui les enferme. Depuis 2016, l'auteur s'immerge dans les rêves de personnes détenues, collectés dans une correspondance épistolaire et dont les lectures par des anonymes sont filmées dans Mon rêve familier, il photographie les Périphéries carcérales, espaces attenants à une vingtaine de nouveaux lieux d'enfermement en France et fait le portrait de proches de personnes détenues à Strasbourg, photographiés à la sortie des parloirs dans la s
Au 1er janvier 2014, la France comptait 67 065 détenus incarcérés, répartis dans 191 prisons, pour une capacité d'hébergement d'un peu plus de 57 000 places. En 2013, la durée moyenne de détention était de 11, 5 mois. Comment photographier la prison ? Comment restituer en image l'enfermement, la contrainte, la séparation, l'arbitraire ? Au-delà des barreaux, des cellules exiguës et sombres, des couloirs interminables, des cours de promenade austères, la réalité de la prison relève de la sensation : odeurs, bruit permanent, monotonie, ennui, violence... La prison nourrit le fantasme. Parfois la réalité est plus banale qu'on ne l'imagine. L'horreur de l'incarcération se joue sur d'infimes petites choses, transformant le quotidien en cauchemar : les portes fermées des cellules en permanence, la solitude, la peur de la promenade où tout peut arriver, le temps passé à ne rien faire, des journées, des semaines, des mois vides. C'est cette réalité de l'enfermement que Grégoire Korganow photographie, loin des clichés, des images chocs. Il veux saisir l'indicible, le temps qui s'arrête, la vie qui rétrécit, qui s'efface. Grégoire Korganow a photographié les prisons françaises pour le Contrôleur Général des Lieux de Privations de Libertés de janvier 2011 à janvier 2014. Avec un accès total, il livre ici sa vision de la prison, de nos prisons.
Tout à la fois urbaniste, architecte, ensemblier, théoricien et enseignant, Otto Wagner (1841-1918) est l'une des principales figures de l'architecture européenne du tournant des XIXe et XXe siècles, dont l'influence a largement dépassé les frontières de l'Empire austro-hongrois. Visionnaire, Wagner comprit que l'historicisme était en concentration totale avec le dynamisme politique, économique et social de l'Autriche contemporaine. En réponse, il encouragea la création d'une architecture rationnelle et basée à la fois sur des matériaux et des modes de construction innovants. Ses prises de position ont largement contribué à la fondation de la Sécession en 1897. Le présent ouvrage réunit des articles des meilleurs spécialistes européens de l'architecte et est richement illustré des documents issus des archives de Wagner. Il accompagne et prolonge la première exposition monographique consacrée à Otto Wagner en France, organisée par la Cité de l'architecture & du patrimoine.
Résumé : "S'ils ne disposent pas des moyens illimités qu'offre l'industrie du septième art, Pierre et Gilles ont loisir de vagabonder où les mène leur humeur. Un péplum, un héros de la lointaine, très lointaine galaxie, les brumes d'avant-guerre, le brouillard normand, les néons d'une métropole asiatique, les dieux de l'Olympe et celui du Golgotha, les nymphes et les saintes, l'angoisse de la guerre, l'évidence du désir, et même la beauté du quotidien." Numa Hambursin.
Depuis le XIXe siècle, le Japon fascine l'Occident. Missions scientifiques et voyages de découverte explorent sa culture complexe, nourrie par un syncrétisme et une nature impétueuse. Perpétuant cette quête de découverte et d'ouverture à tous les horizons, le musée des Confluences de Lyon propose une rencontre inédite, entre sa collection japonaise et les photographies de Charles Fréger. En dialoguant, le Japon d'hier et celui d'aujourd'hui rendent sensibles les liens entretenus entre monde des hommes et monde des esprits.
Noël Bernard ; Monod-Fontaine Isabelle ; Szymusiak
François Rouan est de ceux qui ont regardé Matisse. Les papiers découpés des années 1965-1966 en témoignent d'abord: tout a commencé avec ces travaux sur papier, colorés, découpés, entrecroisés, retournés ou tressés. Mais déjà la découpe ne sert pas seulement à quantifier la couleur. Elle devient pour Rouan, un outil ou mieux, un modèle, pour arracher le plan moderniste à la tentation du lisse, de la pureté simplificatrice et minimaliste. Des premiers papiers aux toiles tressées de plus en plus complexes des années 1969-1970, tressées dessus/dessous, dedans/dehors, à trois ou quatre trames, la peinture a fait surface, littéralement. Le champ du tableau se fend et s'ouvre pour produire une épaisseur de sillons et de plis, pour laisser passer du corps. Aujourd'hui, le travail de peinture de François Rouan reconduit ces mêmes procédures de tressage, toujours pour ouvrir le plan du tableau à plus de corporéité, pour affirmer la réalité d'une rugosité, pour faire surgir la présence de corps et de figures non immédiatement identifiables en tant que tels, mais empreints dans la substance même du tableau. Le livre La découpe comme modèle confronte ces deux séquences de travail de peinture de Rouan, distantes de quarante ans: celle des années 1966-1970, et la plus récente, celle des années 2007-2011. Une édition limitée est accompagnée d'une sérigraphie signée et numérotée.ISBN: 9782363600013