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Prisons
Korganow Grégoire
NEUS
43,00 €
Épuisé
EAN :9791092388053
Au 1er janvier 2014, la France comptait 67 065 détenus incarcérés, répartis dans 191 prisons, pour une capacité d'hébergement d'un peu plus de 57 000 places. En 2013, la durée moyenne de détention était de 11, 5 mois. Comment photographier la prison ? Comment restituer en image l'enfermement, la contrainte, la séparation, l'arbitraire ? Au-delà des barreaux, des cellules exiguës et sombres, des couloirs interminables, des cours de promenade austères, la réalité de la prison relève de la sensation : odeurs, bruit permanent, monotonie, ennui, violence... La prison nourrit le fantasme. Parfois la réalité est plus banale qu'on ne l'imagine. L'horreur de l'incarcération se joue sur d'infimes petites choses, transformant le quotidien en cauchemar : les portes fermées des cellules en permanence, la solitude, la peur de la promenade où tout peut arriver, le temps passé à ne rien faire, des journées, des semaines, des mois vides. C'est cette réalité de l'enfermement que Grégoire Korganow photographie, loin des clichés, des images chocs. Il veux saisir l'indicible, le temps qui s'arrête, la vie qui rétrécit, qui s'efface. Grégoire Korganow a photographié les prisons françaises pour le Contrôleur Général des Lieux de Privations de Libertés de janvier 2011 à janvier 2014. Avec un accès total, il livre ici sa vision de la prison, de nos prisons.
Entre devoir de mémoire et désir de liberté, la jeunesse chilienne porte le poids des années de dictature. A Santiago du Chili plus qu'ailleurs, les classes sociales ne se mélangent pas. Si les jeunes de la "classa alta" croient en un monde ultralibéral et justifient parfois les crimes de Pinochet dont leurs parents ont pu se rendre complices, ceux de la "classa media" espèrent toujours une justice improbable pour les mêmes crimes et rêvent de liberté, dénonçant une société rétrograde. Les plus pauvres, eux, tentent de survivre et s'entassent dans des quartiers dont la violence fait chaque jour la une des journaux télévisés. Avoir 20 ans à Santiago trace donc le portrait d'une jeunesse contrastée qui se retrouve parfois, toutes origines confondues, dans un stade... le temps d'un match de foot.
Qu'est-ce qu'un père ? Qu'est-ce qu'un fils ? Quel est le lien qui les unit ? Le sang ? L'amour ? La transmission ? L'héritage ? Grégoire Korganow photographie des pères, de 30 à 80 ans, debout, torse nu, avec leur fils de quelques mois pour les plus jeunes ou entrés dans la cinquantaine pour les plus âgés. Ils sont proches, souvent peau contre peau. En regardant ces portraits, on recherche les ressemblances. On scrute les traits du visage, on compare les gestes, les attitudes. On imagine une histoire. On tente de percer le mystère de la relation. La nudité des corps jette le trouble, brouille un peu les pistes. Grégoire Korganow conçoit ses images comme une invitation à regarder les failles, les apories, les désordres contemporains. Il s'intéresse au hors champ, à l'infime. Le corps, ses stigmates et ses métamorphoses sociales occupent une place centrale dans son oeuvre. Sa forme est instable et volontairement permissive, inclusive. L'immersion et l'expérimentation déterminent le dispositif. C'est pour lui la condition d'une image précise et suggestive. Il préfère à une forme manifeste, une photographie plus ambiguë et fragile qui laisse le spectateur libre de ses opinions, de son parcours.
Pour sa première livraison, la collection Avoir 20 ans s'est arrêtée dans l'île aux rêves. Que sont-ils devenus ? Les songes d'aujourd'hui, nourris de la confiance d'hier, ressemblent-ils aux réalités d'avant-hier ? Le libéralisme a-t-il mis fin à l'isthme de la liberté, qui voulait réunir les terres de la fertilité et de la fierté ?
Proche est une étape d'un travail au long cours sur les prisons françaises et aborde cette fois la politique de l'enfermement en France par l'absence et le creux, sans jamais montrer la prison mais en mettant en regard ses réalités adjacentes, résiduelles, marginales. Proche est une tentative artistique, utopique, destinée à sortir les personnes détenues de leur isolement en s'intéressant aux zones de contact entre la Cité et la Prison, à ces corps intermédiaires, interstices ténus où se révèlent les liens fragiles entre les prisonniers et la société qui les enferme. Depuis 2016, l'auteur s'immerge dans les rêves de personnes détenues, collectés dans une correspondance épistolaire et dont les lectures par des anonymes sont filmées dans Mon rêve familier, il photographie les Périphéries carcérales, espaces attenants à une vingtaine de nouveaux lieux d'enfermement en France et fait le portrait de proches de personnes détenues à Strasbourg, photographiés à la sortie des parloirs dans la s
Le Fudbalski Klub Jugoslavija est un voyage onirique dans les décombres de la Yougoslavie à travers son football. Christophe Calais et Alban Traquet explorent les liens puissants et passionnels qui unissent ce sport à l'histoire, à la politique et aux identités dans les Balkans.
Guidés par le hasard des rencontres, un photojournaliste et son fils de 11 ans sillonnent et photographient un pays en pleine révolution économique et culturelle : la Mongolie. Ils racontent et montrent leurs échanges avec ceux qui font la Mongolie actuelle, peintres, poètes, médecins, mineurs ou nomades et nous révèlent les contrastes du pays pour en dévoiler un visage inédit. Une vision imparfaite de la Mongolie, un regard croisé, deux démarches photographiques sur un monde qui change.
Qu'est-ce qu'un père ? Qu'est-ce qu'un fils ? Quel est le lien qui les unit ? Le sang ? L'amour ? La transmission ? L'héritage ? Grégoire Korganow photographie des pères, de 30 à 80 ans, debout, torse nu, avec leur fils de quelques mois pour les plus jeunes ou entrés dans la cinquantaine pour les plus âgés. Ils sont proches, souvent peau contre peau. En regardant ces portraits, on recherche les ressemblances. On scrute les traits du visage, on compare les gestes, les attitudes. On imagine une histoire. On tente de percer le mystère de la relation. La nudité des corps jette le trouble, brouille un peu les pistes. Grégoire Korganow conçoit ses images comme une invitation à regarder les failles, les apories, les désordres contemporains. Il s'intéresse au hors champ, à l'infime. Le corps, ses stigmates et ses métamorphoses sociales occupent une place centrale dans son oeuvre. Sa forme est instable et volontairement permissive, inclusive. L'immersion et l'expérimentation déterminent le dispositif. C'est pour lui la condition d'une image précise et suggestive. Il préfère à une forme manifeste, une photographie plus ambiguë et fragile qui laisse le spectateur libre de ses opinions, de son parcours.
Pesant François ; Geneste Alexandra ; Hutchison Pa
Une étude du Pentagone révèle que sur 26 000 cas de violences sexuelles perpétuées au sein de l'armée américaine en 2012, seuls 376 de ceux portés devant les tribunaux ont mené à des inculpations. Francois Pesant et Alexandra Geneste ont parcouru les Etats-Unis à la rencontre de ces hommes et de ces femmes victimes de leurs frères d'armes. Ils posent un regard intime et pudique sur les témoignages de leurs souffrances, fruits du déni de justice et de la trahison d'une institution et d'un pays. Si le viol laisse de profondes cicatrices : Stress post-traumatique, dépression, suicide, peu osent en parler. Ce livre n'a d'autre but que de narrer leur combat et faire entendre leur voix.