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François Rouan. La découpe comme modèle
Noël Bernard ; Monod-Fontaine Isabelle ; Szymusiak
B CHAUVEAU
23,00 €
Épuisé
EAN :9782363060006
François Rouan est de ceux qui ont regardé Matisse. Les papiers découpés des années 1965-1966 en témoignent d'abord: tout a commencé avec ces travaux sur papier, colorés, découpés, entrecroisés, retournés ou tressés. Mais déjà la découpe ne sert pas seulement à quantifier la couleur. Elle devient pour Rouan, un outil ou mieux, un modèle, pour arracher le plan moderniste à la tentation du lisse, de la pureté simplificatrice et minimaliste. Des premiers papiers aux toiles tressées de plus en plus complexes des années 1969-1970, tressées dessus/dessous, dedans/dehors, à trois ou quatre trames, la peinture a fait surface, littéralement. Le champ du tableau se fend et s'ouvre pour produire une épaisseur de sillons et de plis, pour laisser passer du corps. Aujourd'hui, le travail de peinture de François Rouan reconduit ces mêmes procédures de tressage, toujours pour ouvrir le plan du tableau à plus de corporéité, pour affirmer la réalité d'une rugosité, pour faire surgir la présence de corps et de figures non immédiatement identifiables en tant que tels, mais empreints dans la substance même du tableau. Le livre La découpe comme modèle confronte ces deux séquences de travail de peinture de Rouan, distantes de quarante ans: celle des années 1966-1970, et la plus récente, celle des années 2007-2011. Une édition limitée est accompagnée d'une sérigraphie signée et numérotée.ISBN: 9782363600013
Peut-être, pour parler de ce livre qui n'a ni début ni fin, vaut-il mieux commencer par la fin. A la fin, ce livre violent, cruel, comme peu le sont, laisse l'impression d'une douceur inconnue. La douceur de celui qui a survécu. On ne sait pas à quoi précisément. A la mort d'un autre ? C'est ce qu'il semble. Mais c'est peut-être plus cruel encore : à la mort que chacun porte en soi, au sujet de laquelle c'est tout langage qui a à se prononcer. Avec laquelle c'est tout langage qui doit composer. Au prix, s'il se dérobe, s'il fuit, qu'il n'y ait plus de langage possible. C'est ce que font ici un homme, une femme, qui parlent. L'un à l'autre. Mais pour eux-mêmes, aussi bien. Ils parlent d'un mort. Ils parlent de la mort. Mais, peut-être, est-ce de la possibilité qu'a le langage de parler réellement de la mort qu'ils parlent ensemble et pour eux-mêmes. Pour, à la fin en effet, que ce soit l'autorité même de tout langage qui soit mis en cause. Est-ce de la mort qu'ils parlent ? N'est-ce pas plus plutôt la mort qui les fait parler ? Qui parle à travers eux ? Peut-être que, de tous les récits auxquels Maurice Blanchot en appelait, Les Premiers Mots est le plus impersonnel. La quatrième de couverture de la première édition disait : "Qui parle : vous, moi, ou bien des mots pressés de se reproduire ? Il n'y a peut-être au monde qu'un bruit de langue. Et qu'il dise Je, ou Tu, ou Il, c'est toujours pour faire Comme Si. La fiction, par conséquent, se développe à la fois des deux côtés de la peau. Dedans et dehors ne sont qu'une idée de bouche qui cherche sa voix. (B. N.)"
Bruneau Martin ; Blanc-Benon Laure ; Ifri Philippe
Depuis plusieurs années, la peinture de Martin Bruneau revisite celle des grands maîtres : Rembrandt, Vélasquez, Courbet, Poussin ou encore Philippe de Champaigne. À l'invitation de Chemins du Patrimoine en Finistère et en écho à la première période d'existence du Château de Kerjean (du XVIe jusqu'au XVIIIe siècle), Martin Bruneau envisage un projet construit autour de l'idée de présences avec des portraits peints et des céramiques inspirés de tableaux du XVIIe siècle. Au moment où une nouvelle présentation permanente du lieu est livrée aux visiteurs, les œuvres de Martin Bruneau sont une autre façon de l'envisager et de le voir sous un jour nouveau. " Il y a mille et une manières de produire des images. Nous en produisons tous aujourd'hui, nous qui sommes tous photographes et prenons des clichés de nos proches ou des lieux que nous fréquentons en vacances. Martin Bruneau fabrique également des images. Mais il est peintre et les images qu'il fabrique ne sont pas tout a fait ordinaires. Il peint des images que l'on peut reconnaître (ici un lièvre, la un cerf, une infante ou un crâne), mais il les recouvre de signes abstraits comme les quadrillages, les bandes horizontales, les taches et points, autant de marques qui ancrent la toile dans sa matérialité.Ni abstraite ni figurative, sa peinture utilise les motifs figuratifs eux-mêmes comme des signes abstraits qui s'organisent sur la toile en fonction de règles de composition formelle. En travaillant a partir d'un matériau déja existant - des images issues de l'histoire de l'art -, Martin Bruneau travaille en réalité sur la mémoire comme lieu authentique des images. "
Originaire de Caroline du Nord, Patrick Dougherty intervient dans le monde en construisant des sculptures végétales à partir de branches de saule, de noisetier, d'orme, etc. Issues à la fois d'un travail d'architecte, de charpentier et de sculpteur, « ses constructions organiques ont toujours un lien avec le lieu auquel elles s'intègrent de diverses manières, épousant, détournant ou agressant » des composantes stables du lieu: arbres, bâtiments, ruines, etc. Le processus de travail commence donc toujours par une connaissance approfondie du lieu pour déterminer les « qualités physiques et sociales du site » qui vont inspirer les premiers croquis. Il s'agit d'un dialogue qui s'engage avec le lieu, dont la réalisation se fait en coopération, mobilisant des personnels pour couper, tresser, lier les branchages. Le tout, entre formes géométriques du bâti et architectures débridées des branchages, instaure un nouveau rythme, diffusant une sensation de fluidité entre les espaces. L'exposition présente l'oeuvre de l'artiste dans les anciennes écuries du Domaine et, à partir du 4 juin, durant trois semaines de résidence artistique, Patrick Dougherty réalise une oeuvre pour le parc de Trévarez. Le rez-de-chaussée des écuries avec une verrière culminant à 15 mètres accueille les très grandes photographies d'une sélection d'oeuvres de Patrick Dougherty, favorisant une découverte immersive. L'exposition présente également un portrait de l'artiste, sa résidence artistique à Trévarez et propose une présentation thématique de ses oeuvres au travers de trois rubriques: abriter, dialoguer avec l'architecture, dessiner le paysage. EXPOSITION: Domaine de Trévarez, (Finistère): 2 juin au 16 octobre 2011.
Tout à la fois urbaniste, architecte, ensemblier, théoricien et enseignant, Otto Wagner (1841-1918) est l'une des principales figures de l'architecture européenne du tournant des XIXe et XXe siècles, dont l'influence a largement dépassé les frontières de l'Empire austro-hongrois. Visionnaire, Wagner comprit que l'historicisme était en concentration totale avec le dynamisme politique, économique et social de l'Autriche contemporaine. En réponse, il encouragea la création d'une architecture rationnelle et basée à la fois sur des matériaux et des modes de construction innovants. Ses prises de position ont largement contribué à la fondation de la Sécession en 1897. Le présent ouvrage réunit des articles des meilleurs spécialistes européens de l'architecte et est richement illustré des documents issus des archives de Wagner. Il accompagne et prolonge la première exposition monographique consacrée à Otto Wagner en France, organisée par la Cité de l'architecture & du patrimoine.