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La République en questions
Kintzler Catherine
MINERVE
20,90 €
Épuisé
EAN :9782869310810
L'école est faite pour la société ; l'enfant est un être à part devant lequel on ne s'incline jamais assez ; la femme peut réclamer des droits spéciaux ; les opprimés ont forcément raison ; toute communauté est respectable et forme un peuple ; la prévention vaut toujours mieux que la répression ; la cohésion sociale est une valeur suprême. Autant d'évidences qui tiennent lieu aujourd'hui de pensée en matière politique et morale dans bien des démocraties. Autant de sujets de colère que l'auteur, au cours de la dernière décennie, s'est efforcée de traduire en questions. Pour montrer que ces évidences sont des préjugés, il a fallu remonter au comble de la pensée, remettre en question le statut de l'intellectuel dans son rapport à l'objet politique, remettre en question l'idée quelque peu ancienne que nous nous faisons de la forme républicaine et esquisser ce qu'on appelle ici l'idée moderne de république. Idée étrange et paradoxale qui, en produisant des êtres abstraits appelés citoyens, fait de la dissolution du lien social le fondement même de l'association politique.
Résumé : Aujourd'hui, en France, plus de la moitié des enseignants avouent ne pas oser aborder la question de la laïcité à l'école. En parallèle, une proportion tout aussi importante de collégiens et lycéens affirment se sentir opprimés par ce principe pourtant fondamental de la République française. C'est dans ce contexte que Catherine Kintzler se propose de définir le concept de régime de laïcité, d'en faire ressortir les principes, de défaire les amalgames afin d'apaiser la crainte de la radicalité et de l'intégrisme, sans toutefois tomber dans une forme de "religion civile". Cette réflexion, menée lors d'une conférence organisée par le Conseil départemental de la Haute-Garonne, est par ailleurs éclairée par les questions du public sur la place de la laïcité dans l'éducation et le quotidien.
Parce que l'opéra est un théâtre, il s'impose comme objet littéraire. Est-il raisonnable qu'une furie s'envole? À quoi ressemblent les aboiements de Cerbère? Pourquoi est-il normal qu'un personnage arrive sur un nuage, mais inadmissible qu'Achille vive cent ans? Pour que des questions aussi frivoles deviennent sérieuses, il fallait les hisser, comme le fit la France classique, à la hauteur d'objets intellectuels. C'était faire voir que l'opéra se pense comme, et selon, le théâtre classique dont il épouse la poétique et les principes philosophiques. En s'emparant du domaine du fabuleux qui l'affranchit des contraintes ordinaires, l'opéra classique ose ce que le théâtre s'interdit. Au-delà des règles, il met à nu les lois de ce monde possible que se propose toute mise en scène. Révélation et trahison de son homologue dramatique, cet hyper-théâtre construit un monde pensable, avec sa logique, sa physique et son éthique. Aussi faut-il, pour le débrouiller, recourir aux plus grands penseurs. Sans Corneille (qui ne croit pas à l'opéra français), sans Rousseau (qui n'y croit plus), Lully et Rameau sont orphelins.
La loi a-t-elle besoin d'une forme de foi? La laïcité suppose-t-elle une façon de penser l'association politique? La laïcité est-elle une valeur, une doctrine, une théorie? Pourquoi la question de l'école est-elle centrale dans la pensée laïque? La laïcité engage-t-elle un rapport à la culture?
Avec le Romantisme, la musique n'est plus une combinaison de sons à l'intérieur d'une structure rigide. C'est un langage poétique élaboré autour de grands thèmes (la nature, le voyage, l'amour et la mort). L'artiste se sent désormais libre d'adapter les formes à l'expression de ses sentiments. D'où l'élaboration de nouveaux genres (Lied, Charakterstücke, musique à programme), la refonte des formes du passé ou l'évolution de la facture instrumentale, illustrées par des créateurs aussi personnels que Schubert, Schumann, Berlioz, Lizst, Wagner ou Brahms.
Résumé : Stages de formation, stages de conversion, informatique dès l'école primaire, technologie dès le collège, rénovation des L.E.E. La crise, le chômage et l'explosion technologique ont projeté ces problèmes aux avant-scènes de l'actualité. Moderniser la formation ? Comment ? Pour quel avenir ? Pour quelle société ? Ces questions, B. CHARLOT et M. FIGEAT les posent à l'histoire de la formation des ouvriers. Histoire de l'apprentissage du métier et de la condition ouvrière, que jalonnent l'école primaire puis les diverses institutions d'enseignement technique et professionnel. Histoire des stratégies du patronat, des ouvriers, des jeunes et de l'Etat face au marché de l'emploi. Donc aussi histoire de la lutte contre le chômage, avec son cortège de racisme, de sexisme et d'attitudes anti jeunes, histoire des politiques patronales et gouvernementales, et même... histoire militaire ! Histoire sociale, politique et idéologique de la formation des ouvriers et des techniciens, où se jouent le développement industriel, l'avenir de la classe ouvrière, lés choix de société. Histoire pour les historiens, mais aussi, et tout autant, pour les parents, les enseignants, les syndicalistes, les économistes et les politiques. Sans que jamais les auteurs éludent les enjeux politiques, c'est-à-dire les questions brûlantes d'aujourd'hui. Histoire de notre présent et de notre avenir autant que de notre passé.