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Laïcité, radicalité, intégrisme
Kintzler Catherine
PRIVAT
9,81 €
Épuisé
EAN :9782708976191
Aujourd'hui, en France, plus de la moitié des enseignants avouent ne pas oser aborder la question de la laïcité à l'école. En parallèle, une proportion tout aussi importante de collégiens et lycéens affirment se sentir opprimés par ce principe pourtant fondamental de la République française. C'est dans ce contexte que Catherine Kintzler se propose de définir le concept de régime de laïcité, d'en faire ressortir les principes, de défaire les amalgames afin d'apaiser la crainte de la radicalité et de l'intégrisme, sans toutefois tomber dans une forme de "religion civile". Cette réflexion, menée lors d'une conférence organisée par le Conseil départemental de la Haute-Garonne, est par ailleurs éclairée par les questions du public sur la place de la laïcité dans l'éducation et le quotidien.
Parce qu'il s'interroge sur les effets de la liberté politique, Condorcet construit le concept de l'école républicaine. Faute de lumières et de pensée réflexive, un peuple souverain est exposé à devenir son propre tyran, et le progrès n'est pour lui qu'un processus d'étouffement ; il ne peut être vraiment libre que par la rencontre avec les objets du savoir désintéressé formant l'humaine encyclopédie. Il appartient à la puissance publique d'organiser une telle rencontre afin que chacun soit capable de se soustraire à l'autorité d'autrui et de s'engager sur le chemin de sa propre perfectibilité. L'égalité prend alors sa forme la plus accomplie : l'excellence et la distinction des talents. Lire Condorcet, c'est reprendre possession d'une théorie de l'école profondément ancrée dans une philosophie de la liberté. La puissance de la pensée classique est d'une grande actualité : elle permet de mesurer combien les " réformateurs " , depuis des décennies, se sont acharnés à éloigner l'école d'une telle hauteur de vue.
La loi a-t-elle besoin d'une forme de foi? La laïcité suppose-t-elle une façon de penser l'association politique? La laïcité est-elle une valeur, une doctrine, une théorie? Pourquoi la question de l'école est-elle centrale dans la pensée laïque? La laïcité engage-t-elle un rapport à la culture?
La laïcité est une idée à la fois simple et difficile - ce n'est pas incompatible. C'est paradoxalement sa pauvreté (son minimalisme) qui en fait la puissance. Il ne sert à rien de dire qu'elle est abstraite: son efficacité concrète s'apprécie à la quantité de liberté qu'elle rend possible. C'est ce qu'on essaie de montrer en examinant les questions "de terrain" qui ont jalonné les deux dernières décennies, entre autres: qu'est-ce que l'extrémisme laïque? Comment la laïcité a-t-elle été offerte en cadeau à l'extrême droite? L'interdiction du masque intégral est-elle d'inspiration laïque? La liberté des cultes requiert-elle un soutien public? Une entreprise peut-elle revendiquer la laïcité?Y a-t-il une "spiritualité laïque"? Autant d'occasions pour l'auteur de tester une théorisation générale et d'élargir la réflexion par des échappées philosophiques - sur la nature du lien politique, les formes de la liberté, la notion de communauté, l'identité, la notion de position critique, le statut de la culture, celui de la morale et de la perfectibilité.
Jamais Rameau n'a été aussi actuel, dans son art comme dans sa science. Hautain, insolent, herculéen, admirablement obstiné, méditatif, hyperactif, magnifiquement dissonant et magnifiquement silencieux, il vous râpe les oreilles tout en vous enchantant. Il lut Descartes pour y apprendre à lire comme les bienheureux dont parle Alain, il tint tête dans sa folie spéculative aux plus grands esprits de son siècle, écrivant une musique que parfois il était le seul à entendre; il fut un de ces très grands musiciens pour qui la musique n'a pas pour fonction d'adoucir les moeurs mais de réveiller la pensée. Ce Rameau-là, c'est aussi celui que Jean-Jacques Rousseau éclaira par une aversion lumineuse qui ne peut se réduire à un mouvement d'humeur. Pour comprendre, il n'est pas nécessaire d'aimer: il faut remonter aux principes et en déceler l'organisation afin de mieux les démonter. Parce qu'il travailla son aversion pour en faire une pensée et une contre-pensée, Rousseau fut et reste ici le meilleur instituteur, malveillant et extralucide.
Le 11 novembre 1918, 11 h, signature de l?armistice? Comment ont réagi, après tant d?annonces différées d?une fin proche et d?espoirs déçus, les Français ordinaires ? Oscillant entre incrédulité, soulagement, joie intense ou volonté de fraternisation, une centaine de témoignages authentiques et inédits, issus de correspondances ou des carnets personnels, donne la parole, un siècle plus tard, aux soldats, fantassins ou artilleurs, hospitalisés ou en permission, aux civils en France ou habitant des territoires occupés par l?armée ennemie, aux prisonniers en Allemagne ou aux soldats continuant encore à se battre à Arkhangelsk et à Odessa. Un livre-hommage aux Français ordinaires qui ont vécu la fin de la Grande Guerre.
Porel Jacques ; Périer Jean-Marie ; Baudot Françoi
Réjane ou la Belle Epoque, c'est l'histoire d'un destin hors du commun : celui de Gabrielle-Charlotte Réju, dite Réjane, l'immense actrice qui fascina la France et l'Amérique à l'aube du XXe siècle. Dans un récit autobiographique puissant de tendresse et d'esprit que nous a laissé Jacques Porel, son fils, se dessine ainsi le portrait d'une femme talentueuse, insaisissable et passionnée qui dédia sa vie au théâtre, depuis sa vocation précoce jusqu'à son dernier souffle. Réjane ou la Belle Epoque. En préambule, Jean-Marie Périer, arrière-petit-fils de Réjane, rend un vibrant hommage à sa famille complété par un texte de François Baudot sur cette reine du Boulevard et son époque.
Le 29 août 2019, nous fêterons les quatre cents ans de Jean-Baptiste Colbert. Ministre de Louis XIV de 1661 jusqu'à sa mort, en 1683, Colbert fut un travailleur acharné qui cumula les fonctions de contrôleur des finances, secrétaire d'Etat de la maison du roi et de la Marine, surintendant des Bâtiments... Orchestrant à la fois les finances du royaume, son industrie, son commerce, la police, l'aménagement du territoire ou encore les travaux publics, le tout dans une vision globale du destin de la France, il n'eut cesse de lui donner une indépendance économique et financière. Encensé par les uns, décrié par les autres, car il n'était pas un humaniste, Colbert fut avant tout un administrateur, soucieux de rationaliser les rouages d'un pays déchiré par les factions et les coteries. En s'appuyant sur des sources historiques solides, Anne Cauquetoux livre le portrait d'un homme d'Etat qui a cumulé de nombreuses fonctions. Loin des stéréotypes dont a parfois été victime Colbert, ce livre montre un homme obnubilé par l'autonomie financière de la France et prêt à tous les sacrifices pour y arriver.
Depuis quelques années, le monde du rugby a défrayé la chronique après de nombreux accidents graves et médiatisés, qui ont vu la vie de joueurs basculer. Ce sport, pourtant porté par de grandes valeurs, est désormais pointé du doigt. Sport d'affrontement, le rugby n'en reste pas moins une formidable école de la vie. A partir de son propre exemple, Tony Moggio propose, grâce à de multiples témoignages de spécialistes, d'entraîneurs, de préparateurs physiques et autres acteurs du rugby, une réflexion et des solutions pour que ces accidents tendent à disparaître, tout en sachant que le risque zéro n'existe pas.