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Penser la laïcité
Kintzler Catherine
MINERVE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782869311350
La laïcité est une idée à la fois simple et difficile - ce n'est pas incompatible. C'est paradoxalement sa pauvreté (son minimalisme) qui en fait la puissance. Il ne sert à rien de dire qu'elle est abstraite: son efficacité concrète s'apprécie à la quantité de liberté qu'elle rend possible. C'est ce qu'on essaie de montrer en examinant les questions "de terrain" qui ont jalonné les deux dernières décennies, entre autres: qu'est-ce que l'extrémisme laïque? Comment la laïcité a-t-elle été offerte en cadeau à l'extrême droite? L'interdiction du masque intégral est-elle d'inspiration laïque? La liberté des cultes requiert-elle un soutien public? Une entreprise peut-elle revendiquer la laïcité?Y a-t-il une "spiritualité laïque"? Autant d'occasions pour l'auteur de tester une théorisation générale et d'élargir la réflexion par des échappées philosophiques - sur la nature du lien politique, les formes de la liberté, la notion de communauté, l'identité, la notion de position critique, le statut de la culture, celui de la morale et de la perfectibilité.
Porté par les villes d'Enghien-les-Bains et de Montmorency dans le Val-d'Oise, ce colloque s'inscrit dans le cadre des nombreuses manifestations organisées pour le Tricentenaire de la naissance de Jean-Jacques Rousseau. En lien avec l'exposition Rousseau, passionnément présentée au Musée Jean-Jacques Rousseau de Montmorency, du 9 juin au 9 décembre 2012, ce colloque explore le thème des passions dans la vie et l'oeuvre du Citoyen de Genève. Il a été conçu par le Comité scientifique du musée. Après l'ouverture de ces deux journées exceptionnelles par François Detton, maire de Montmorency, vice-président de la Communauté d'agglomération de la Vallée de Montmorency, et Philippe Sueur, maire d'Enghien-les-Bains, vice-président du Conseil général du Val-d'Oise, carte blanche a été donnée à l'invité d'honneur Pierre Bergounioux, pour évoquer Jean-Jacques Rousseau. Sous la forme d'un exposé magistral intitulé Tous les hommes... l'écrivain a brossé une fresque historique allant de la naissance de l'écriture à l'avènement du cogito cartésien, et de l'émergence du courant libéral anglo-saxon à la passion de l'égalité portée par Rousseau jusqu'aux idéaux de la Révolution française. Des universitaires et chercheurs ont ensuite apporté leur éclairage sur les passions de Rousseau qui, loin de les congédier au nom de la raison, leur accorde une place fondamentale. Les thèmes de la vérité, la nature, la botanique, la musique, l'amour, les plaisirs et la morale sont autant de motifs qui s'inscrivent dans son système de pensée et investissent ses écrits. Cet ouvrage témoigne de la richesse des différentes interventions. Il rend compte également de l'actualité de la pensée d'un philosophe majeur du siècle des Lumières.
Résumé : Aujourd'hui, en France, plus de la moitié des enseignants avouent ne pas oser aborder la question de la laïcité à l'école. En parallèle, une proportion tout aussi importante de collégiens et lycéens affirment se sentir opprimés par ce principe pourtant fondamental de la République française. C'est dans ce contexte que Catherine Kintzler se propose de définir le concept de régime de laïcité, d'en faire ressortir les principes, de défaire les amalgames afin d'apaiser la crainte de la radicalité et de l'intégrisme, sans toutefois tomber dans une forme de "religion civile". Cette réflexion, menée lors d'une conférence organisée par le Conseil départemental de la Haute-Garonne, est par ailleurs éclairée par les questions du public sur la place de la laïcité dans l'éducation et le quotidien.
Jamais Rameau n'a été aussi actuel, dans son art comme dans sa science. Hautain, insolent, herculéen, admirablement obstiné, méditatif, hyperactif, magnifiquement dissonant et magnifiquement silencieux, il vous râpe les oreilles tout en vous enchantant. Il lut Descartes pour y apprendre à lire comme les bienheureux dont parle Alain, il tint tête dans sa folie spéculative aux plus grands esprits de son siècle, écrivant une musique que parfois il était le seul à entendre; il fut un de ces très grands musiciens pour qui la musique n'a pas pour fonction d'adoucir les moeurs mais de réveiller la pensée. Ce Rameau-là, c'est aussi celui que Jean-Jacques Rousseau éclaira par une aversion lumineuse qui ne peut se réduire à un mouvement d'humeur. Pour comprendre, il n'est pas nécessaire d'aimer: il faut remonter aux principes et en déceler l'organisation afin de mieux les démonter. Parce qu'il travailla son aversion pour en faire une pensée et une contre-pensée, Rousseau fut et reste ici le meilleur instituteur, malveillant et extralucide.
Avec le Romantisme, la musique n'est plus une combinaison de sons à l'intérieur d'une structure rigide. C'est un langage poétique élaboré autour de grands thèmes (la nature, le voyage, l'amour et la mort). L'artiste se sent désormais libre d'adapter les formes à l'expression de ses sentiments. D'où l'élaboration de nouveaux genres (Lied, Charakterstücke, musique à programme), la refonte des formes du passé ou l'évolution de la facture instrumentale, illustrées par des créateurs aussi personnels que Schubert, Schumann, Berlioz, Lizst, Wagner ou Brahms.