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Pour lire Jacques Lacan. Le retour à Freud
Julien Philippe
POINTS
9,30 €
Épuisé
EAN :9782757872031
Résumant ce que fut son enseignement, Lacan avouait un jour, peu avant sa mort : "Je suis un traumatisé du malentendu. Comme je ne m'y fais pas, je me fatigue à le dissoudre. Et du coup, je le nourris" (10 juin 1980). Passant son temps à l'entretenir, il fut un clinicien passionné par la paranoïa, au risque de laisser croire qu'un coup de folie vaut mieux qu'une triste névrose. Il fut un déchiffreur d'énigmes relisant le texte de Freud, au risque de laisser croire que tout est en Freud, s'il est bien lu. Il fut un magicien du verbe et un homme de la lettre, au risque de laisser croire que l'analyse est une suite de gags. Il fut un chercheur rigoureux et précis, se soumettant aux contraintes scientifiques, au risque de laisser croire que la psychanalyse est une science ou qu'elle n'est pas." Ce classique se veut une introduction précise à l'oeuvre de Jacques Lacan, visant à éclairer l'ensemble de son enseignement et son évolution.
On définit volontiers une maladie mentale selon une nomenclature d'origine psychiatrique. Ainsi on parlera de psychose, de perversion ou de névrose. Or ce qu'on a découvert à partir de l'expérience de la psychanalyse, c'est la nouveauté de l'enseignement de Jacques Lacan lisant et relisant Freud. Ces trois nominations ont pris aujourd'hui une tout autre signification avec l'homme moderne né de la civilisation scientifique et technologique. En effet, la psychose ne désigne-t-elle pas ce qui peut advenir en chacun, en chacune d'entre nous, dans la mesure où les désirs sont à proprement parler fous ? La perversion si souvent nommée pour dénoncer les effets malfaisants d'un acte prétendument juste et bon, ne définit-elle pas ce qu'est la sexualité en tant que telle ? Quant à la névrose, si elle se perpétue plus que jamais en son versant obsessionnel, peut-elle encore qualifier l'hystérie dans la mesure où celle-ci est la subversion des identifications normatives à la féminité ou à la virilité ? Enfin les témoignages des artistes, tels que James Joyce, Marguerite Duras, Camille Claudel, André Gide, Henry de Montherlant, n'ont-ils pas à enseigner la psychanalyse ? Autant de questions qui n'ont cessé d'interroger Lacan et de le mener à de nouvelles conclusions, à recueillir enfin aujourd'hui, vingt ans après sa mort.
Département rural où l'industrie est une tradition ancienne, la Somme est une vieille terre de combats politiques et sociaux. Du Cartel des gauches aux années suivant l'Union de la gauche et la signature du Programme commun, des premiers pas du socialiste Max Lejeune - onze fois ministre entre 1946 et 1959 - aux débuts et à l'ascension du jeune Maxime Gremetz au sein de l'appareil communiste, les divers courants et formations politiques se réclamant de la gauche s'associent, se décomposent et se reconstruisent sans cesse sur les questions du moment, souvent doublées d'intenses luttes locales et personnalisées. Ce demi-siècle embrasse la montée en puissance, irrégulière, et l'âge d'or du PCF, l'histoire mouvementée du socialisme et la marginalisation progressive de la mouvance radicale, malgré un sursaut sous la IVe République. La gauche samarienne, parfois en quête d'unité et cultivant toujours ses différences, fut rarement unie toute entière, mais quelques principes d'identité sont clairement identifiables. Ses valeurs, ses traditions, ses références et ses réseaux sont notamment marqués par les héritages des guerres et une culture profondément laïque. S'inscrivant dans le sillage d'une histoire politique renouvelée, ce livre, dont l'approche "par le bas" permet d'appréhender l'histoire de la gauche au plus près des acteurs, est une plongée au coeur de la société samarienne et d'une période marquante de l'histoire politique française.
Professeur de philosophie, psychanalyste et écrivain, Philippe Julien fut membre de l'École freudienne de Paris. Il est actuellement membre de "La lettre lacanienne", où il enseigne, et du Centre de recherche Psychanalyse et écritures.
Le commentaire littéral du texte freudien par Jacques Lacan lui permet de souligner l'enjeu de ce qu'il désigne par les noms imaginaire, symbolique et réel. La clinique s'en trouva renouvelée tandis que le freudisme en recevait un grand coup de balai. Mais, aujourd'hui, le commerce culturel fait revenir le freudisme sur le mode d'un freudo-lacanisme complaisant: dédain de l'imaginaire, exaltation de la parole, non-savoir du réel. Dès 1985, cet ouvrage de Philippe Julien, désormais considéré comme un classique, entamait le débat sur le retour à Freud de Jacques Lacan: un retour au texte freudien lui-même. Cette question ne pouvait privilégier telle période de l'enseignement de Lacan; aussi ce livre présente-t-il aussi un éclairage sur ce que fut l'ensemble de cet enseignement et son évolution. Il souligne notamment que la dimension imaginaire, d'abord identifiée au narcissisme et par là dévalorisée, est ensuite reprise en compte par Lacan comme étant ce qui seul permet de faire lien entre le symbolique et le réel. Serait-ce par son application au miroir que le psychanalyste se fait support de cet autre imaginaire? Ce texte clair et précis est une véritable introduction à l'oeuvre de Jacques Lacan.
L'Égypte ancienne n'est pas seulement la terre des pharaons, des pyramides et de fabuleuses richesses. C'est aussi le pays d'un peuple dont ce livre a le mérite de nous montrer, par le texte et par l'image son existence et ses préoccupations de tous les jours : travaux des champs, lutte contre la pauvreté et la disette, croyance dans un au-delà pareil à l'en-deçà, dont les dieux, semblables aux humains, sont souvent incapables de trancher contre le mal en faveur du bien. Au total, ce livre aux images évocatrices, constitue un panorama de la vie quotidienne dans ce qui fut l'un des plus grands empires du monde antique.
Mythes aztèques et mayas Issus d'une très ancienne tradition culturelle, les mythes mayas ont survécu dans les inscriptions et l'art préhispanique alors que la mythologie des Aztèques, peuple dont l'expansion impériale avait commencé près de deux siècles avant la conquête espagnole, est connue surtout grâce à des documents coloniaux du XVIe siècle. Depuis peu, le déchiffrement de l'écriture hiéroglyphique maya et l'interprétation des codex ont jeté une lumière nouvelle sur l'ensemble de la mythologie méso-américaine. Au fait des sources les plus récentes, l'auteur donne à entendre ces récits majeurs qui parlent de la création et du déluge, des origines de la vie et de la défaite des dieux de la mort. Et il montre en quoi la conception mythique de l'Etat élaborée par les Aztèques fournit comme une justification cosmique à leur fulgurante expansion politique.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.