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Psychose, perversion, névrose. La lecture de Jacques Lacan
Julien Philippe
ERES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782865868636
On définit volontiers une maladie mentale selon une nomenclature d'origine psychiatrique. Ainsi on parlera de psychose, de perversion ou de névrose. Or ce qu'on a découvert à partir de l'expérience de la psychanalyse, c'est la nouveauté de l'enseignement de Jacques Lacan lisant et relisant Freud. Ces trois nominations ont pris aujourd'hui une tout autre signification avec l'homme moderne né de la civilisation scientifique et technologique. En effet, la psychose ne désigne-t-elle pas ce qui peut advenir en chacun, en chacune d'entre nous, dans la mesure où les désirs sont à proprement parler fous ? La perversion si souvent nommée pour dénoncer les effets malfaisants d'un acte prétendument juste et bon, ne définit-elle pas ce qu'est la sexualité en tant que telle ? Quant à la névrose, si elle se perpétue plus que jamais en son versant obsessionnel, peut-elle encore qualifier l'hystérie dans la mesure où celle-ci est la subversion des identifications normatives à la féminité ou à la virilité ? Enfin les témoignages des artistes, tels que James Joyce, Marguerite Duras, Camille Claudel, André Gide, Henry de Montherlant, n'ont-ils pas à enseigner la psychanalyse ? Autant de questions qui n'ont cessé d'interroger Lacan et de le mener à de nouvelles conclusions, à recueillir enfin aujourd'hui, vingt ans après sa mort.
Professeur de philosophie, psychanalyste et écrivain, Philippe Julien fut membre de l'École freudienne de Paris. Il est actuellement membre de "La lettre lacanienne", où il enseigne, et du Centre de recherche Psychanalyse et écritures.
Résumé : Au chapitre v de Malaise dans la civilisation, Freud fait part de sa surprise devant l'étrangeté du précepte: "Tu aimeras ton prochain comme toi-même." Là, Freud recule: comment est-ce possible, étant donné la méchanceté du prochain? De même, Lacan, parlant le 9 mars 1960 à l'université Saint-Louis de Bruxelles, posait la question: "Parmi ces hommes, ces voisins, bons et incommodes, qui sont jetés dans cette affaire, dont nous dirons que ce qu'elle a de boiteux est bien ce qui reste le plus avéré, comment se fait-il que ces hommes s'abandonnent les uns les autres, en proie à la capture de ces images par quoi leur vie, gaspillant l'occasion, laisse fuir son essence, par quoi leur passion est jouée, par quoi leur être, au meilleur cas, n'atteint qu'à ce peu de réalité qui ne s'affirme que de n'avoir jamais été que déçue?" Freud puis Lacan: chaque fois la même interrogation. comment ne pas reculer devant la jouissance du prochain, sa malignité, sa trahison? C'est sur ce point que la psychanalyse est questionnée le jour où se révèle l'impuissance des éthiques traditionnelles. Ainsi, au précepte de l'amour du prochain, elle répond par l'invention d'une voie qui permette de se faire "assez voisin de sa propre méchanceté pour y rencontrer son prochain" (J. Lacan). Une telle orientation implique l'enjeu suivant: une érotique régie par une éthique du bien-dire... sans crainte ni pitié!
Résumant ce que fut son enseignement, Lacan avouait un jour, peu avant sa mort : "Je suis un traumatisé du malentendu. Comme je ne m'y fais pas, je me fatigue à le dissoudre. Et du coup, je le nourris" (10 juin 1980). Passant son temps à l'entretenir, il fut un clinicien passionné par la paranoïa, au risque de laisser croire qu'un coup de folie vaut mieux qu'une triste névrose. Il fut un déchiffreur d'énigmes relisant le texte de Freud, au risque de laisser croire que tout est en Freud, s'il est bien lu. Il fut un magicien du verbe et un homme de la lettre, au risque de laisser croire que l'analyse est une suite de gags. Il fut un chercheur rigoureux et précis, se soumettant aux contraintes scientifiques, au risque de laisser croire que la psychanalyse est une science ou qu'elle n'est pas." Ce classique se veut une introduction précise à l'oeuvre de Jacques Lacan, visant à éclairer l'ensemble de son enseignement et son évolution.
Une piste au Pérou, dans la cordillera Blanca, à la recherche de Laura...La quête d un père et d un fils pour un amour de jeunesse familial...Un voyage dans le temps et l espace.Laura... Mon père nous en a parlé souvent. Oh! Juste une image qui lui laissait l oeil un peu humide... C était avant la grande guerre! Un été lumineux où ils s étaient rencontrés à Annot dans les Basses Alpes.Il y a quelques années, nous avons retrouvé un paquet de lettres signées Laura. Ce fut l occasion pour mon père, de nous en dire plus sur son amour de jeunesse et surtout sur cette interrogation sans réponse qui l avait poursuivi toute sa vie: Laura avait disparu au Pérou où elle était partie à la recherche de ses origines, en 1914...Après la mort de mon père, avec mon fils Julien nous avons voulu en savoir davantage, essayer de comprendre ce qui était arrivé il y a presque un siècle. Nous nous sommes penchés sur les lettres de Laura. Au fur et à mesure de notre lecture, nous la découvrions enthousiaste, assionnée, fantasque. C est à ce moment là que notre projet est né: partir au Pérou, la suivre dans ce long périple que ponctuaient ses lettres, essayer de déchiffrer l énigme de sa disparition...C est cette quête que raconte ce livre, mais c est aussi ce merveilleux voyage d'un père et d'un fils à la rencontre d'un pays aussi attachant que Laura: le Pérou!
L'ouvrage est une réponse à la question "à quoi ça sert d'être éducateur?" A contre-courant d'une pensée unique qui réduit le sens d'une pratique à son utilité, l'auteur affirme que la relation éducative ne sert ni à guérir, ni à ramener des individus dans la norme, ni à réparer un préjudice comme y invite l'arrêt Perruche, mais à les aider à surmonter l'injustice liée à leur différence et à trouver du sens à leur vie. C'est ce que l'auteur appelle passer du "vivre" à "l'exister". Prenant appui sur l'expérience de terrain et sur cinq histoires de vie, l'ouvrage présente une relation éducative fondée sur l'engagement de l'éducateur autant que sur son savoir-faire professionnel. Il renoue avec les valeurs fondamentales du métier et tisse le lien entre l'éthique et la pratique. Biographie de l'auteur Educateur spécialisé et docteur en sciences de l'éducation, Philippe Gaberan est aujourd'hui formateur en travail social à l'ADEA de Bourg-en-Bresse (01); ses enseignements et ses recherches le conduisent à se spécialiser en histoire et philosophie de l'éducation. Il est rédacteur au journal Lien social (Toulouse) et l'auteur de plusieurs ouvrages.
Mauvais Patrick ; Blazy Micheline ; Deligne Isabel
Des professionnels de PMI, de lieux d'accueil, de services de soins en périnatalité, de CAMSP et de pouponnières témoignent de leurs pratiques dans l'accompagnement des relations entre parents et enfants. On reconnaîtra aisément, au travers de ces expériences diverses, une référence appuyée aux travaux d'Emmi Pikler - pédiatre hongroise qui a fondé en 1946 la pouponnière de Lòczy à Budapest - sur le très jeune enfant et sa famille. On y retrouvera l'importance qu'elle accordait, jusqu'au moindre détail, aux conditions concrètes du bien-être et de la sécurité de l'enfant. Les professionnels réunis ici, attentifs et assurés de leur confiance en l'enfant, nous enseignent combien l'accompagnement du processus de parentalisation peut bénéficier de cette approche, dans le respect des familles en devenir. Biographie: Patrick Mauvais est psychologue clinicien, responsable de la formation des formateurs à l'association Pikler Lòczy de France.
Bosse-Platière Suzon ; Ben Soussan Patrick ; Desca
Si de tout temps les femmes ont travaillé tout en ayant des enfants, aujourd'hui elles sont de plus en plus nombreuses à exercer leur activité à l'extérieur de chez elles. Et les transformations de la famille conduisent la plupart d'entre elles à confier leurs enfants à des professionnels de l'accueil éducatif. Le mouvement féministe, ces dernières décennies, s'est attaché à l'émancipation de la femme et à la construction de la parité avec les hommes. Aujourd'hui, il apparaît important de repenser la maternité et la prise en charge du jeune enfant à partir de la question de la place des femmes dans la société. C'est cette interrogation qui est ici soumise à des historienne, sociologue, médecin, psychiatre, psychologues et psychanalyste.
La naissance soudaine, au sixième mois de grossesse, d'un enfant pesant souvent moins de mille grammes est toujours une épreuve pour le bébé et sa famille. Sont ici abordés en termes accessibles au plus grand nombre les problèmes médicaux, mais aussi psychologiques et éthiques qu'ils pourront rencontrer. Ce livre constitue une aide pour dialoguer avec les équipes soignantes, un outil pour mieux comprendre les difficultés, un point de repère auquel ils pourront peut-être se référer dans les périodes d'angoisse.